Audi Q4 e-tron : Android oui, Google non, ChatGPT quand même

 
Audi restyle son Q4 e-tron et glisse Android Automotive dans l’habitacle. Sauf que Google n’est pas vraiment invité à la fête.

Volvo, Renault, Polestar… mais pas Audi. L’expérience que prépare Audi pour les futurs propriétaires du Q4 e-tron 2026 sera différente des autres constructeurs.

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Nouveau Audi Q4 e-tron : quasiment 600 km d’autonomie et une grosse mise à jour technique pour le SUV électrique

Le SUV électrique d’Ingolstadt passe par la case restylage, avec une mise à jour technique sérieuse : nouveau moteur APP350, recharge bidirectionnelle, jusqu’à 595 km WLTP sur la version Sportback performance, et un système d’infodivertissement qui bascule sur Android Automotive OS.

Le tarif d’attaque France est fixé à 45 990 €, soit 2 000 € de plus pour la déclinaison Sportback. Sur le papier, on coche les cases attendues d’un facelift de mi-vie. Sauf qu’un détail a glissé sous les radars : Audi a choisi Android, mais sans les services Google.

Android sans Maps, sans Play Store, sans Assistant : le pari du groupe Volkswagen

Concrètement, Audi utilise la base open source d’Android Automotive (AOSP), mais sans les Google Automotive Services.

Pas de Google Maps en natif, pas de Play Store, pas d’Assistant. À la place, un store maison opéré par CARIAD, la branche logicielle du groupe Volkswagen, en partenariat avec Harman.

Ce n’est pas une lubie d’Audi : BMW, Porsche, Stellantis ou encore Volvo dans certains cas, font le même choix. Audi veut garder la main sur les données utilisateurs, le ciblage des apps et la relation client. C’est aussi une manière de ne pas laisser Google s’installer entre la marque et son acheteur.

Le revers, on le devine. Le catalogue d’apps disponibles dépend du bon vouloir et de la diligence du groupe Volkswagen. Spotify, TikTok, Zoom, Yelp et quelques autres sont là, mais le rythme de mise à jour ne suit jamais celui d’un Play Store classique.

Pour compenser, Audi intègre ChatGPT à son assistant vocal, histoire de cocher la case IA. Et la projection smartphone via Android Auto et Apple CarPlay reste accessible, ce qui sauve les meubles pour celles et ceux qui tiennent à Waze ou à Google Maps.

Pour le reste, le Q4 e-tron joue la partition attendue. Le moteur APP350 et un nouveau différentiel à huile fluide grappillent une dizaine de pourcents d’efficience, soit une douzaine de kilomètres d’autonomie supplémentaires rien que sur la mécanique. La batterie de 58 kWh nets démarre à 442 km WLTP, celle de 77 kWh monte à 595 km en Sportback. La recharge plafonne à 185 kW sur la grosse batterie, ce qui reste honorable, sans plus, face à des concurrents qui passent au 800 volts. La recharge bidirectionnelle, elle, se limite au V2L en France, là où l’Allemagne, la Suisse et l’Autriche débloquent le V2H, qui transforme la voiture en batterie domestique. Merci la réglementation.


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