
Je suis un grand amateur de randonnée, mais je suis, disons les termes, une quiche niveau montres connectées. Pour vous donner une idée : j’avais jusqu’à présent une Withings ScanWatch 2 que j’utilise surtout pour avoir des notifications au poignet et parce que j’aime bien son look. Je m’en sers aussi un peu pour le suivi du sommeil sans m’y fier aveuglément, mais c’est à peu près là que s’arrête mon usage des montres.
L’argument choc
Et voilà qu’un jour, mon collègue Geoffroy, responsable des wearables chez Frandroid et plus globalement du sport connecté, pose une montre de sport sur mon bureau. Il a une idée en tête : me faire porter cette Coros Nomad pendant une de mes randonnées. Ce modèle est spécialement conçu pour les activités en extérieur.
Et si Geoffroy est capable de courir des marathons et des semi-marathons pour vous partager des retours complets sur les programmes d’entraînement des montres, il voulait aussi le récit d’une personne qui se coltine des heures de marche avec dénivelés en pleine nature pour voir de beaux paysages. Cette personne, c’est moi.

Un argument choc me convainc de tenter l’expérience : je peux télécharger des fonds de carte directement sur la montre et y afficher des tracés GPX. Moi qui suis habitué à utiliser Komoot ou GPX Viewer (ou encore AllTrails dans une moindre mesure) sur mon smartphone, je me dis que je peux gagner en confort en ayant ces précieuses infos au poignet. Et si en plus ça m’aide à préserver la batterie de mon téléphone, c’est encore mieux.
Le trajet de randonnée
Alors c’est parti pour la presqu’île de Crozon sur un petit tronçon tranquille du sentier GR34 qui longe les côtes bretonnes. En trois jours, ma compagne et moi-même avons relié Camaret-sur-Mer à Telgruc-sur-Mer en passant par le cap de la Chèvre. La première et la troisième étape tournent à un peu plus de 15 km tandis que la deuxième, au cap de la Chèvre justement, fait environ 22 km.

Le GR34 est très bien balisé (et puis il n’y a pas besoin d’un immense sens de l’orientation pour longer une côte). Même les campings où nous plantions notre tente n’étaient jamais bien loin du sentier. Bref, c’est parfait pour me jeter dans le bain avec la Coros Nomad puisque, en cas de problème, je ne suis pas dépendant d’elle et c’est rassurant.
Avant de partir, je me suis assuré de télécharger les fonds de carte depuis l’application Coros sur mon téléphone afin de pouvoir y accéder directement depuis la montre, même hors ligne.
Cela est plutôt simple. Dans l’application, il faut aller dans les paramètres liés à la montre, puis dans le menu Gestionnaire de cartes. On découvre alors un planisphère quadrillé et il ne reste qu’à sélectionner la zone à télécharger (dans mon cas, je n’ai besoin que d’un seul carré qui englobe tout le Finistère et donc la presqu’île de Crozon).
Quant aux tracés GPX, ma compagne les trouve sur des sites spécialisés et me les transfère. Sans vous bassiner avec les détails, je précise juste que nous avions besoin de deux tracés pour englober l’intégralité de notre parcours et c’est une information à retenir, vous verrez.
GPS précis et carte lisible
Bon alors, pourquoi j’ai kiffé cette Coros Nomad ? La raison principale est que sa géolocalisation est d’une précision redoutable : au mètre près durant l’intégralité de ma randonnée. La boussole, en plus, est parfaitement calibrée en orientant toujours bien la flèche dans mon sens de marche. Tout cela me donne très envie d’emmener l’appareil avec moi lors d’un trek de quelques jours que nous préparons avec ma copine dans les Pyrénées cet été et où une telle précision sera ô combien précieuse.
Surtout que ça ne s’arrête pas là, puisqu’il faut aussi souligner la qualité et la pertinence des fonds de carte de Coros. En tout cas, en Bretagne, j’avais l’impression que le moindre petit sentier, même mal tracé, était indiqué sur le plan.

AUCUNE chance d’aller dans la mauvaise direction avec ce combo parfait entre position précise et carte ultra fiable.
Vous pouvez le voir dans l’image ci-dessous. Même si une erreur n’aurait pas été dramatique vu que les chemins se rejoignent quelques mètres plus loin, je vois bien l’itinéraire GPX aller sur le sentier de gauche tandis que la piste de droite est également signalée sur la carte.

À cela s’ajoute la possibilité de zoomer (et dézoomer) très facilement dans la carte avec la molette de la montre. Quel plaisir ! Je vous promets que je n’en fais pas des caisses, j’ai vraiment adoré.
Navigation : la bonne surprise
J’ai par ailleurs été agréablement surpris par la gestion des tracés GPX dans la montre, même si ce que je m’apprête à raconter est sans doute très basique.
Il faut savoir que c’est au moment de lancer l’activité Randonnée sur la Coros Nomad, que l’on peut ajouter un GPX préenregistré. C’est facile comme tout. Or, j’ai fait l’erreur de croire qu’une fois la session lancée, il n’était pas possible de changer d’itinéraire. Je ne sais pas pourquoi j’avais cette idée en tête.

Or, au moment où il a fallu quitter le tracé du premier GPX pour commencer à suivre le second, j’ai été ravi de voir que je pouvais faire tout cela en quelques secondes depuis ma montre. En effet, je peux arrêter la navigation sans quitter la carte. Ensuite, je n’ai plus qu’à lancer un nouvel itinéraire (et donc le deuxième GPX). Là aussi, j’étais tout content (et oui, il en faut pour être heureux, vraiment très peu pour être heureux, il faut se satisfaire du nécessaire…).
Et j’étais encore plus ravi quand, au moment de quitter le chemin de randonnée pour prendre la direction de notre camping du soir, il m’a suffi d’ouvrir l’application Coros sur mon téléphone, d’entrer l’adresse et de laisser ensuite la montre nous mener à bon port.

C’est tout bête, mais j’ai apprécié cette liberté et ce confort d’utilisation.
Détail sympa : la montre envoie une petite notification avant d’attaquer une descente ou une montée. Preuve encore une fois qu’elle est vraiment très précise pour déterminer la position.
Ce n’est pas infaillible non plus : j’étais parfois alerté avant une montée riquiqui qui ne méritait pas tant d’égard.
L’esprit tranquille
Je veux aussi mettre en avant le confort global de la montre et la sérénité qu’elle apporte. Déjà, elle est plutôt agréable au poignet malgré une taille imposante qui m’effrayait un peu au début.
Ensuite, j’ai beaucoup apprécié le fait de n’avoir à sortir mon téléphone que pour faire des photos (sauf cette fois où j’ai lancé le trajet depuis l’app Coros évidemment).
Un grand avantage, puisque j’avais bien plus de batterie en fin de journée que ce que j’observe d’habitude en randonnée. C’est un vrai plus.
En parlant de batterie, celle de la Coros Nomad m’a épaté. Je suis parti de Paris le 7 mai 2026 avec 95 % de batterie. Le lendemain, 8 mai, nous entamions la première étape de randonnée. En fin de journée, après cette activité, j’avais encore plus de 70 % de batterie. Les deux jours de marche qui ont suivi n’ont pas nécessité la moindre recharge.

À vrai dire, il a fallu attendre le 19 mai (sans lancer d’autres activités outdoor) pour que la montre m’avertisse qu’elle tombait à 10 % de batterie. Ça me paraît plutôt solide.
Cette endurance vient sans doute en partie de l‘écran MIP transflectif censé être peu gourmand en énergie. Bien que j’aie eu l’impression de perdre en finesse d’affichage par rapport à de l’Amoled, je n’ai pas eu à me plaindre en matière de lisibilité lorsque le soleil frappait bien fort sur nos têtes.
Et quitte à parler météo, laissez-moi vous dire aussi que j’ai, bien malgré moi, testé la Coros Nomad sous un joli déluge et qu’elle a parfaitement tenu la route.

Un poncho trempé, une dégaine malmenée, mais une montre pas le moins du monde affectée par ces intempéries bretonnes.
Les petits soucis
Ce tableau dithyrambique que je suis en train de dresser est évidemment à nuancer par quelques petits accrocs rencontrés ici et là. Rien de bien méchant, mais je vous les partage pêle-mêle.
Commençons par celui qui m’a le plus agacé. Je ne sais absolument pas ce que j’ai activé ou oublié de désactiver, mais sur chaque jour de la randonnée, la montre vibrait périodiquement pour me dire que j’avais effectué un tour. Sauf que je marchais d’un point A à un point B ; je n’étais pas en train de taper ma meilleure performance en course sur une piste d’athlétisme.

Après coup, Geoffroy me dit que ça vient sans doute du fait que la montre relève automatiquement le temps passé pour effectuer un kilomètre (1 km = un tour). Un paramètre par défaut que je vais m’empresser de désactiver sur la prochaine excursion si j’y arrive.
Autre chose : quand je suis passé sur le deuxième GPX, je l’ai fait à contresens de la personne qui a partagé cet itinéraire en ligne. Il y avait donc un sens de marche et la montre l’a bien compris. Je dois donc la saluer pour la réactivité avec laquelle elle m’a indiqué que je n’allais pas dans la bonne direction selon elle. Je valide pour confirmer que c’est bien ce que je veux…
Une fois. Deux fois. Trois fois… 29 fois ! Stop, arrête, j’ai compris ! Hélas, j’aurais aimé trouver un bouton pour dire à la montre de cesser de me prévenir. Ça existe sans doute, mais je n’ai pas réussi à trouver pendant ma randonnée.

Ah et dernier point : même après avoir trouvé plusieurs tutoriels en ligne et via Gemini également, je n’ai toujours pas réussi à faire une capture d’écran sur la Coros Nomad ! Voilà pourquoi je vous partage des photos et aucun screenshot de la montre.
Tout un monde à découvrir
Que dire pour conclure ? Si j’ai beaucoup aimé la précision, le confort et la sérénité apportés par cette montre de sport pendant ma randonnée, je me rends aussi compte que je n’ai fait qu’effleurer la surface.
Ce n’est qu’à la fin de la randonnée, par exemple, que j’ai commencé à découvrir toutes les mesures de santé relevées par la montre. Et il y en a tellement !

Ce commentaire vaut aussi pour l’application mobile. Elle est si touffue que je crois avoir vu seulement 1 % de tout ce qu’elle peut proposer. Je ne vous ai d’ailleurs même pas parlé de l’option très pratique permettant d’enregistrer un lieu pour avoir un bulletin météo, que j’ai trouvé plutôt fiable.
Le plus vertigineux dans tout cela, c’est que Geoffroy, encore lui, m’a affirmé que Coros proposait pourtant une expérience plus simplifiée que la concurrence. J’ai encore beaucoup de choses à découvrir donc, mais cette première expérience m’a pleinement séduit.
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