
Decathlon, ou tout du moins sa marque Van Rysel, a révélé le vélo électrique le plus extrême du salon Velofollies 2026. Frandroid s’est rendu au salon belge, qui s’est déroulé ce weekend à Courtrai, pour découvrir en chair et en os ce bolide unique Van Rysel FTP², et surtout échanger avec la marque.
Un Van Rysel FTP² capable de monter à 80 km/h
Le projet est né il y a plus d’un an. « Fin 2024, nous avons démarré un brainstorming en immersion avec l’équipe pendant une semaine, à lancer des idées, des esquisses, tandis que certains avançaient sur des modèles 3D » nous explique Wim Van Hoecke, responsable ebike chez Van Rysel.
« Pour le moteur central, c’était une volonté de faire un vélo puissant, afin de procurer les sensations de vitesse au plus grand nombre », explique-t-il. Le choix du moteur Mahle M40 s’est fait car le produit débarquait au même moment avec des capacités recherchées (105 Nm, 850 W), et dont la marque aime l’innovation. « On a d’ailleurs travaillé ensemble le logiciel spécifique pour débrider le M40 afin de l’utiliser à plein potentiel », ajoute le responsable.

Le moteur grimpe ainsi à plus de 450 W en nominal sur plus d’une heure, au lieu des 250 W initiaux, et ajoute jusqu’à 4 fois la puissance du cycliste (400 %). Malgré plus de 2 000 W en pointe, il serait encore loin du potentiel maximal, qui pourrait être encore plus élevé. Cela aurait été possible sur de plus courtes distances, mais à éviter pour l’échauffement et face au risque accru de panne.
Comme sur les VAE de base, on retrouve des modes dont un à 80 % et un à 150 %. Mais passé les 25 km/h réglementaires en France, la vitesse n’a plus de limite, la théorie non plus. « On peut atteindre 70 ou 80 km/h sur le plat », tandis que la vitesse maximale en descente file vers les sommets.
« On peut imaginer aller à 150 km/h en descente » lance Adrien, sans grande certitude. « En fin de compte, la limite sera celle du cycliste, car même un sportif sera incapable de maintenir un tel niveau sur de longues distances. ».
L’endurance joue également, autant dans les muscles que pour l’électrique, qu’alimente une grosse batterie de 580 Wh. L’enveloppe est presque surjouée voire bodybuildée par les ingénieurs pour imiter une moto de course MotoGP.
Pas de modèle en série, mais un roulage sur circuit prévu
L’objectif est d’abord de le faire rouler, car ce n’est pas qu’un concept de salon. L’exercice pratique n’est pas encore défini, mais ce sera obligatoirement un circuit, puisque le vélo n’est pas homologué en speedbike, et encore moins en VAE.
Nous avons entendu circuler le nom du Nürburgring afin d’y établir un record, à l’image des voitures, où la batterie pourrait couvrir 3 tours soit plus de 60 km. D’ailleurs, l’univers de la F1 a inspiré les ingénieurs. Pourquoi pas un Pierre Gasly, ambassadeur de la marque, au guidon pour filer comme sur son Alpine ?

En tous cas, le second objectif n’est pas de le commercialiser. Le Van Rysel FTP² restera un concept, et n’a jamais été pensé pour devenir réalité. « Cela aurait créé des contraintes, on voulait être déconnecté des normes », juge Wim. « Néanmoins, on a vu des points à apporter sur des prochains modèles Van Rysel ». Il émet des possibilités sur « l’intégration de la batterie, du moteur central qui pourrait aussi avoir un avenir, tout comme les boutons de cockpit et l’éclairage. »
Un équipement spécifique, dont des chaussures-pédales au laçage électrique
En marge, la marque nordiste a conçu la panoplie du cycliste pro du futur. Le casque vélo aérodynamique carbone FTP² conçu avec Swiss Side est proche des modèles vus sur les épreuves récentes en contre-la-montre. Sa particularité repose sur le fait qu’il doit être clipser sur un casque existant RCR-R, pour conserver les propriétés de protection initiale.
Doté d’un éclairage arrière, le casque est l’équipement qui semble le plus proche du présent, surtout face à la dimension concept du vélo électrique. Même chanson pour la combinaison vélo FTP², dessinée avec Jonathan & Fletcher et muni d’un textile anti-abrasion. Elle comporte des protections légères, jugées utiles au regard des vitesses de plus en plus élevées en compétition, jouant aussi un rôle aérodynamique.
Enfin, les chaussures vélo FTP² deviennent elles aussi aérodynamiques, avec un bourrelet externe imitant une aile d’avion. Pesant environ 500 g, elles font corps avec la pédale qui disparaît, car directement attachée à la manivelle, de quoi gagner des W et éliminer tout élément mécanique. De plus, le laçage est électrique via des fils se serrant dans la partie textile, et dont l’alimentation est gérée par une batterie. Le cycliste peut même serrer ou desserrer au besoin directement depuis le guidon, via la transmission sans fil SRAM.
Ces applications, et notamment celle du casque, pourraient arriver très rapidement en compétition voire sur des produits Van Rysel vendus par Decathlon.

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