On est montés à bord du Fiat Tris : nos photos de l’utilitaire insolite du salon de Bruxelles

 
On ne s’attendait pas vraiment à ça de la part de Fiat Professional. Le Tris n’est pas une voiture, c’est un outil. Pas de volant, mais un guidon. Pas de vitesse, mais 45 km/h en pointe. C’est l’anti-voiture par excellence.
Fiat Tris // Source : Jean-Baptiste Passieux – Frandroid

Au milieu des SUV électriques rutilants, Fiat Professional a garé un engin qui semble tout droit sorti d’une ruelle de Naples des années 50, mais avec une touche cyberpunk. Son nom ? Le Fiat Tris.

Source : Fiat

C’est un tricycle. Deux roues à l’arrière, une à l’avant, et une cabine posée dessus. Initialement pensé pour les marchés émergents comme l’Afrique ou le Moyen-Orient, Stellantis a eu le nez creux en le faisant homologuer pour l’Europe. Pourquoi ? Parce que la logistique du dernier kilomètre est devenue un enfer coûteux, et que balancer un fourgon de 2 tonnes pour livrer trois colis Amazon n’a plus aucun sens économique.

Fiat Tris // Source : Jean-Baptiste Passieux – Frandroid

Un tricycle de 3,17 mètres de long avec un rayon de braquage ridicule de 3,05 mètres. Vous faites demi-tour dans un mouchoir de poche. Visuellement, il adopte la signature lumineuse « pixel » de Fiat. Châssis tubulaire apparent, plastiques bruts, c’est du solide.

Un guidon, 12 chevaux et une palette

Le Fiat Tris n’a pas de volant. Vous le conduisez avec un guidon type scooter, assis bien droit. L’encombrement de la cabine est donc réduit au strict minimum pour maximiser l’espace de chargement.

Fiat Tris // Source : Jean-Baptiste Passieux – Frandroid

Côté moteur, ne vous attendez pas à des miracles. On parle d’un bloc électrique 48V de 9 kW (environ 12 ch). C’est peu ? Oui et non. Le couple est de 45 Nm, ce qui est suffisant pour arracher la bête au feu rouge, même chargée. La vitesse est bridée à 45 km/h. C’est frustrant sur une départementale, mais en plein centre ville, c’est suffisant. Tous les centres villes deviennent de plus en plus limités à 30 hm/h.

Fiat Tris // Source : Jean-Baptiste Passieux – Frandroid

Le vrai tour de force, c’est sa capacité d’emport. Ce petit truc peut embarquer 500 kg de charge utile. Mieux : son plateau arrière de 2,25 m² est dimensionné pour accueillir une europalette standard.

Fiat Tris // Source : Jean-Baptiste Passieux – Frandroid

Bref, une « voiture » qui se conduit sans permis auto (selon les pays et l’homologation quadricycle) mais qui fait le travail d’un petit utilitaire. La batterie de 7 à 9 kWh promet environ 90 km d’autonomie. C’est juste, mais pour des tournées locales avec des arrêts fréquents, ça passe. Et ça se recharge sur une simple prise 220V.

Le successeur spirituel du Piaggio Ape ?

Il faut voir le Tris pour ce qu’il est : la version 2.0 du mythique Piaggio Ape. Sauf qu’ici, on oublie le moteur 2 temps pétaradant et la fumée bleue. On est sur du zéro émission, silence total.

Fiat Tris // Source : Jean-Baptiste Passieux – Frandroid

Pour les pros, l’équation est intéressante. L’intérieur est spartiate mais fonctionnel : un écran numérique de 5,7 pouces, des ports USB-C pour le terminal de livraison, et c’est tout. Fiat le propose en plusieurs versions : plateau nu, caisse fermée (box) ou pick-up.

Stellantis positionne ce véhicule face aux vélos-cargos et aux quadricycles comme la Citroën Ami Cargo. Le Tris a un avantage important sur l’Ami : sa capacité de chargement volumétrique et sa facilité d’accès (on monte et descend comme sur un scooter). C’est le maillon manquant entre le vélo-cargo (trop limité en charge) et la camionnette (trop grosse).


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