« Ils me lèchent le c*l » : Donald Trump insulte Google quand Google se plie à ses demandes

 
Le samedi 17 octobre 2026, lors d’un meeting dans le Kentucky, Donald Trump s’est vanté d’avoir obtenu de Google Maps le passage du golfe du Mexique au « golfe d’Amérique ». Il a ajouté que Google, désormais, lui « lèche le cul ».
Donald Trump tacle Google. // Source : Photo Maison-Blanche, montage Frandroid

Donald Trump faisait campagne pour les élections de mi-mandat, le samedi 17 octobre 2026 à Highland Heights, dans le Kentucky, quand il s’est mis à lister ce que son second mandat lui permet de faire. Google Maps figurait dans la liste. Une phrase en particulier a été relevée par les journalistes américains : « J’ai appelé Google, Google Maps. Google n’aurait pas pris mon appel pendant le premier mandat. Maintenant, ils me lèchent le cul. »

Pour Google, cette phrase est très certainement dure à digérer. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025, l’entreprise a multiplié les gestes envers lui, jusqu’à modifier ses cartes. Le président, lui, raconte ces gestes en meeting comme la preuve qu’il maintient Google sous son contrôle.

Près de deux ans de gestes envers la Maison-Blanche

En février 2025, Google Maps a commencé à afficher le « golfe d’Amérique » à la place du golfe du Mexique pour ses utilisateurs américains. Les Mexicains voient toujours le golfe du Mexique et le reste du monde voit les deux noms. Quand les internautes mécontents ont inondé la fiche du golfe d’avis négatifs, Google a bloqué la publication de nouveaux avis.

Fin août 2026, Google Maps a fait la même chose avec le lac Ontario, partagé entre les États-Unis et le Canada. Le service l’affiche désormais comme « Lake America » pour ses utilisateurs américains, deux jours après le décret signé par Donald Trump le 27 août. Les Canadiens voient toujours le lac Ontario.

Google Maps affiche le nom « Golfe d'Amérique » pour le golfe du Mexique. // Source : Capture d’écran Frandroid

Sundar Pichai, le CEO de Google, n’a pas manqué non plus les repas organisés par Donald Trump avec les patrons de la tech. En septembre 2025, il était à l’étrange dîner à la gloire du président, aux côtés de Tim Cook, Mark Zuckerberg, Bill Gates et Sam Altman. Le 29 septembre 2026, on le retrouvait à la Maison-Blanche, au déjeuner consacré à l’IA.

Ce jour-là, Donald Trump a signé un décret qui oblige les administrations fédérales à remplacer « intelligence artificielle » par « super intelligence » dans leurs documents officiels. Le même jour, Sundar Pichai et cinq autres patrons, dont Mark Zuckerberg et Elon Musk, ont signé avec le président un accord volontaire sur la sécurité des modèles d’IA les plus avancés.

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Donald Trump tout-puissant ?

Dans son meeting, Donald Trump laisse entendre qu’il a obtenu le changement de nom par un simple coup de téléphone. Juste avant, il expliquait que son second mandat était « beaucoup plus puissant » que le premier et qu’il pouvait désormais faire « des choses incroyables ».

Google a pourtant toujours donné une autre version. En 2025, l’entreprise expliquait reprendre les noms des sources officielles du gouvernement américain, c’est-à-dire le GNIS, le registre fédéral des noms géographiques. Elle ajoutait appliquer cette règle à toutes les étendues d’eau dont le nom change d’un pays à l’autre.

Impossible de savoir si cet appel a vraiment eu lieu. Par contre, devant ses partisans, c’est la version de Donald Trump qui circule. Contacté par The Verge, Google n’avait pas répondu au moment de la publication de son article.


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