Selon le média américain Bloomberg, Google aurait licencié un employé accusé d’avoir fait fuiter des informations sensibles auprès des médias. Deux autres personnes auraient également été suspendues pour des faits similaires, tandis que Google semble réduire la marge de manœuvre traditionnellement accordée à ses équipes.

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Rififi en interne chez Google ? D’après un rapport de Bloomberg, relayé hier par The Verge, la firme de Mountain View aurait sévi en procédant au licenciement d’un de ses employés, accusé d’avoir permis la fuite d’informations sensibles auprès des médias. Ce dernier aurait notamment transmis à des journalistes les noms et coordonnées de plusieurs autres employés de Google. Le géant californien aurait par ailleurs suspendu deux autres personnes. La première est soupçonnée d’avoir accédé à des documents confidentiels, non requis pour son poste au sein de la compagnie, tandis que la seconde aurait pour sa part épluché les emplois du temps d’autres membres du personnel.

Google serre la vis à ses effectifs pour éviter de nouvelles fuites compromettantes

Toujours selon Bloomberg, l’une des deux personnes suspendues a notamment tenté d’accéder à des documents portant sur une extension de Chrome, que Google utiliserait à des fins de surveillances de ses effectifs. Google s’était exprimé à ce sujet en assurant que cet outil n’était pas conçu à cet effet. Une déclaration qui n’avait pas suffi à calmer les ardeurs d’une partie de ses employés.

Comme l’indique The Verge, Google accordait jusqu’à présent une marge de manœuvre généreuse à son personnel, en lui autorisant l’accès à la plupart des travaux en cours au sein de l’entreprise. Une initiative qui tend à se réduire comme une peau de chagrin depuis la fuite, dans les médias, de plusieurs projets controversés (comme l’accord de Google avec le Pentagone ou encore son objectif de relancer en Chine une version censurée de son moteur de recherche) menés dans le plus grand des secrets.

L’approche transparente prônée chez Google depuis des années se ternit elle aussi, alors que la firme cherche à préserver ses projets en cours de tout coup d’éclat dévastateur dans les médias. Preuve en est, le groupe appelle à la délation en proposant depuis près de deux ans une adresse email dédiée au signalement, par des employés, de leakers potentiels.

Une culture d’entreprise de plus en plus discutable, qui avait notamment poussé à la démission Meredith Whittaker, en juillet dernier. La jeune femme comptait parmi les meneuses des protestations internes à l’encontre d’Alphabet (maison mère de Google gérée par Larry Page, l’un de ses fondateurs).