Google voudrait se débarrasser des Qualcomm Snapdragon sur Android

Projet Whitechapel

 

Au tour de Google de vouloir l'indépendance du côté des processeurs. La firme travaillerait à se séparer des Snapdragon dès 2021 pour ses smartphones Pixel.

Le dos du Google Pixel 4

Le Google Pixel 4 utilise une puce Snapdragon

Apple fait une nouvelle fois des émules. La marque à la pomme conçoit depuis de nombreuses années ses propres processeurs, ce qui lui permet d’être leader du marché dans ce domaine en termes de performance.

D’après le site Axios, Google voudrait reprendre cette méthode et concevoir à l’avenir ses propres puces pour ses appareils Pixel, et peut-être des Chromebook.

Conçu par Google, fabriqué par Samsung

On parle ici d’un nouveau SoC ARM, l’architecture massivement utilisée sur mobile que ce soit par Apple, Qualcomm ou tous les fabricants de smartphones. ARM fournit une architecture générale, mais les marques de SoC peuvent proposer une personnalisation plus ou moins poussée de ces processeurs.

Ainsi, Huawei réutilise quasiment à l’identique le travail de ARM pour ses SoC Kirin, tandis que Samsung et Apple personnalisent de façon plus importante le design de leur puce.

Dans le cas qui nous intéresse, Google travaillerait sur une puce sous le nom de code Whitechapel, avec du hardware spécialement conçu pour tirer parti des progrès de Google en intelligence artificielle. La firme met l’accent sur ses capacités en intelligence artificielle, notamment dans le traitement des photos, depuis le tout premier Pixel.

Cette puce serait fabriquée par Samsung, qui a déjà fabriqué d’autres puces que les siennes comme le Snapdragon 835. Le procédé 5nm serait utilisé pour la première génération de SoC.

Rappelons que Google développe déjà ses propres puces dans certains domaines. Les smartphones Pixel utilisent par exemple une puce Visual Core depuis le Pixel 2 dédiée à la photo, et une puce Titan M pour la sécurité depuis le Pixel 3.

Qualcomm reste le roi des modems

L’article d’Axios ne précise pas quelles seraient les parties développées directement par les équipes de Google. Un SoC réunit en effet beaucoup de composants : un processeur, une puce graphique, un modem et d’autres éléments. Par exemple, Apple commence tout juste à proposer ses propres puces graphiques dans ses SoC et doit encore faire appel à Qualcomm pour les modems.

Ce dernier reste d’ailleurs le maitre du marché quand il s’agit des modems 4G et surtout 5G. Même si le projet Whitechapel voit le jour, il est très probable pour que l’on retrouve encore du hardware Qualcomm pendant au moins quelques années dans les smartphones Pixel.

Ce SoC pourrait à terme être utilisé dans des Chromebook. Cette fois il s’agirait de gagner son indépendance d’Intel.

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