
Avec les FreeBuds 7i, le fabricant chinois vise directement le segment très disputé des écouteurs True Wireless à moins de 100 euros. Une catégorie où il y a à boire et à manger, des écouteurs inécoutables et parfois de très belles surprises, notamment chez Nothing avec les Ear (a).
Huawei semble avoir mis le paquet pour emboîter le pas de son concurrent et promet des performances audio avancées grâce à des transducteurs de 11 mm et un son spatial avec suivi de la tête, le tout certifié Hi-Res Audio. Sur le papier, difficile de faire plus complet. Reste à vérifier si ces FreeBuds 7i tiennent leurs promesses, car à ce niveau de gamme les déceptions sont courantes…
Huawei FreeBuds 7iSpécifications techniques
| Modèle | Huawei FreeBuds 7i |
|---|---|
| Typologie | écouteurs intra-auriculaires |
| Réduction de bruit active | Oui |
| Autonomie annoncée avec fonction ANC activée | 35 heures |
| Fiche produit |
Ce test a été réalisé avec des écouteurs prêtés par Huawei.
Huawei FreeBuds 7iDesign : sobre et efficace
Les FreeBuds 7i adoptent un design résolument classique : ce sont des intra-auriculaires blancs avec une tige. C’est du tout PVC, sans charme, mais au moins le design n’est pas clivant. Et puis, l’essentiel est ailleurs, on va le voir.
Chaque écouteur pèse 5,4 g, un poids dans la norme, à peine perceptible dans les oreilles.

Le confort est exemplaire : peu de pression, un bon maintien. Les quatre paires d’embouts en silicone fournies devraient permettre un ajustement précis pour la plupart des morphologies.
Le revêtement silicone des embouts est doux et ils sont tendres. On peut porter les FreeBuds 7i plusieurs heures d’affilée sans ressentir la moindre gêne, ni fatigue auriculaire. La stabilité est très bonne, même en mouvement. La certification IP54 protège des éclaboussures et de la poussière, ce qui permet d’envisager sereinement une séance de sport, même sous la pluie.

Les surfaces tactiles répondent bien aux sollicitations. Tapotements doubles pour lecture/pause, triples pour piste suivante, appui long pour changer de mode ANC, le tout paramétrable dans l’app mobile. Plus intéressant, Huawei n’a pas oublié le contrôle du volume, ici par glissement ; c’est une fonction rare à ce niveau de prix, là où bien des produits concurrents font carrément l’impasse sur l’ajustement du volume.

Le boîtier de charge intègre un port USB-C, un bouton pour forcer l’appairage Bluetooth et une LED de statut. Pas de charge sans fil par induction, mais à ce tarif, difficile de s’en plaindre.
Huawei FreeBuds 7iUsage et application : Huawei a été généreux en fonctions
L’application Huawei AI Audio (disponible sur Android via APK et iOS) sert de QG pour personnaliser les FreeBuds 7i. L’interface est claire et complète.
On y trouve quatre niveaux d’intensité pour la réduction de bruit active : Dynamique (ajustement automatique selon l’environnement), Confortable, Équilibré et Ultra.
L’égaliseur propose six profils prédéfinis (Par défaut, Amplification des basses, Amplification des aigus, Voix, Symphonie, Hi-Fi Live), auxquels s’ajoute un égaliseur à 10 bandes.
L’application permet aussi d’activer l’Audio Spatial. Quatre profils sont proposés : Standard, Théâtre, Cinéma, Salle de concert. Disons-le tout de suite, les résultats sont décevants, car trop artificiels (on y reviendra). Le suivi des mouvements de tête est possible : on tourne la tête à droite et le son est joué par l’écouteur gauche et inversement. Comme toujours, cette fonction relève plus du gadget qu’autre chose.
Plus intéressant, les commandes par mouvements de tête permettent, par un hochement d’accepter un appel, là où un mouvement latéral le refuse.
La connexion multipoint fonctionne avec deux appareils simultanément.

La liaison radio est stable jusqu’à 10 mètres environ, même avec des obstacles. Côté codecs, Huawei a intégré la transmission LDAC de Sony. Les possesseurs de smartphones Huawei bénéficient en prime du codec maison L2HC 2.0 et d’un appairage instantané à l’ouverture du boîtier.
Comme toujours, il y a de la latence dans les jeux vidéo, avec un petit retard du son sur l’image. Ce n’est pas le cas en lecture vidéo, où son et image sont synchrones.
Huawei FreeBuds 7iRéduction de bruit active : le gros point fort
C’est ici que les FreeBuds 7i marquent beaucoup de points. Leur système ANC 4.0 impressionne, au regard du tarif et dans l’absolu. L’isolation atteint des niveaux comparables aux références du marché. En pratique, le système filtre spectaculairement les bruits continus : ronronnement de ventilation, ressac de l’océan, circulation routière, grondement des transports en commun. Tout s’évanouit quasiment. Les AirPods Pro 3 font un peu mieux, mais il n’y a pas un fossé avec les Huawei.
Le mode Dynamique ajuste automatiquement la puissance de l’ANC selon l’environnement détecté. Il est efficace, mais quelques effets de pompage qui se font entendre lors des transitions brusques entre ambiances sonores. Mieux vaut utiliser d’office le mode Ultra, qui corrige ce défaut en maintenant l’ANC à pleine puissance.

Le mode transparence convainc lui aussi. Les sons extérieurs sont retransmis de manière naturelle, sans l’effet métallique courant des écouteurs bas de gamme. On peut donc suivre une conversation sans ôter les écouteurs dans de bonnes conditions.
Au regard du positionnement tarifaire, cette ANC figure parmi les meilleures du segment.
Huawei FreeBuds 7iAudio : un équilibre à double tranchant
Les transducteurs dynamiques de 11 mm délivrent un son qui va diviser. Le grave est solide, propre, avec une exploration de l’infra-grave convaincante, ce qui procure une assise à la musique. Les basses manquent toutefois d’un peu de vitesse et c’est la différence avec des écouteurs haut de gamme. Elles restent néanmoins présentes, sans saturer ni baver, avec un impact honnête. Les médiums bénéficient d’une définition correcte. Le petit creux à 2 kHz, visible sur la courbe de réponse, élimine toute dureté ou agressivité dans cette zone sensible. C’est plutôt bien vu.

Le problème, c’est l’aigu. La courbe de réponse montre un pic de niveau dans l’aigu, notamment entre 4 kHz et 8 kHz, mais ensuite une atténuation excessive assez inexplicable des sons les plus fins et délicats. On ne voit pas bien pourquoi les FreeBuds 7i s’écroulent dans cette zone. J’ai vérifié et revérifié, mis à jour les écouteurs, rien n’y fait, l’aigu est en retrait.
L’égaliseur 10 bandes permet d’atténuer légèrement ces excès, mais ne corrige pas complètement le problème. Pousser les bandes au-delà de 8 kHz n’a que peu d’effet. À la rigueur on peut baisser le niveau vers 5 kHz, mais quoi qu’on fasse, il manque toujours de l’aigu, de la brillance.
C’est dommage, car le son est un peu sec et uniformise la musique. Ce n’est pas du tout gênant en revanche avec des films ou des séries.
La scène sonore se déploie correctement en largeur, avec une bonne séparation stéréo. En profondeur, l’étagement reste limité. Côté dynamique, c’est moyen et c’est là aussi une différence avec les meilleurs écouteurs du marché. Le respect des petites variations est limité et de fait certains détails manquent de consistance.

Audio spatial : à éviter
La fonction Audio Spatial est à fuir. Elle génère un son criard, artificiel, à la limite de l’écoutable. À la rigueur cela peut passer avec les jeux vidéo et certains contenus vidéo, mais en écoute musicale, la coloration est pénible. L’équilibre tonal part donc en vrille, le rendu devient fatigant au bout de quelques secondes. Autant l’oublier et s’en tenir à l’écoute stéréo classique.
Impressions d’écoute
Daft Punk – Random Access Memories : Les productions électroniques passent bien. Le grave synthétique cogne, avec une belle énergie. Mais les aigus manquent de finesse. Les cymbales acoustiques de Touch ressortent avec trop de suintements, les nappes synthétiques aiguës sont un peu floues.
Billie Eilish – Happier Than Ever : La voix émerge avec clarté, peut-être même trop. Sur Getting Older, la production minimaliste met en valeur le caractère brillant de ces FreeBuds. Quand l’instrumentation monte en intensité, le son devient un peu fatigant.
Miles Davis – Kind of Blue : Le saxophone de Coltrane conserve son corps. La contrebasse gronde joliment dans le bas du spectre. Les balais sur la caisse claire sonnent toutefois un peu flous.
Hans Zimmer – Dune (Original Soundtrack) : Les nappes sombres fonctionnent bien dans le grave. Les percussions tribales claquent avec impact. La largeur de scène impressionne. Les textures synthétiques aiguës souffrent d’un traitement inégal. Mais c’est quand même pas mal !
Huawei FreeBuds 7iAppels : la conduction osseuse à la rescousse
C’est une nouvelle tendance, pour améliorer la captation de la voix de l’utilisateur, les fabricants recourent de plus en plus à un microphone à conduction osseuse en complément des microphones classiques. Cela permet de mieux isoler la voix dans les environnements bruyants. Et ça marche !
L’IA de suppression de bruit se montre efficace pour gommer la rumeur ambiante lorsque l’on reste silencieux.

En revanche, dès que l’on parle dans un environnement très bruyant, un effet de pompage est entendu par l’interlocuteur, mais cela reste très modéré.
Là encore, pour le prix, cette bonne qualité d’appels est à saluer.
Huawei FreeBuds 7iAutonomie : endurance confortable
Huawei annonce jusqu’à 8 heures d’autonomie avec l’ANC désactivée, et 5 heures avec l’ANC activée. En pratique, à 50 % du volume et réduction de bruit activée, la marque des 5 heures est atteinte sans problème, avec même 5h20 sur une playlist pop, rock et jazz.
La charge complète des écouteurs dans le boîtier nécessite environ 40 minutes. Le boîtier lui-même se recharge en 1 heure via USB-C. Une charge rapide de 10 minutes offre environ 4 heures d’écoute selon Huawei, pratique pour dépanner. Le boîtier de charge permet de recharger trois fois les écouteurs.
Pas de charge sans fil par induction, mais à ce tarif, difficile de s’en offusquer.
Huawei FreeBuds 7iPrix et disponibilité
Les Huawei FreeBuds 7i sont proposés à 89 euros. Trois coloris sont disponibles : Noir, Blanc et Rose. Ils se positionnent directement face aux Nothing Ear (a) (99 euros), référence de la catégorie pour leurs performances audio. Les Nothing sont meilleurs acoustiquement, avec un grave plus solide et des hautes fréquences douces et brillantes. Côté ANC, peu de différences.





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