Huawei compte ouvrir un laboratoire dédié à la sécurité en Pologne pour que les opérateurs locaux puissent tester ses équipements 5G et vérifier qu’ils ne servent pas à mener des opérations d’espionnage. L’entreprise mène des projets similaires en Allemagne et en Belgique.

C’est l’un des feuilletons du moment : Huawei a d’énormes soucis judiciaires avec les États-Unis. Washington accable l’entreprise de tout un tas d’accusations. Il est notamment reproché à la firme d’être un outil d’espionnage à la botte du régime chinois et les autorités américaines œuvrent au bannissement de Huawei dans le développement des infrastructures 5G sur leurs territoires.

Or, les États-Unis ne s’arrêtent pas là et poussent également leurs alliés à tourner le dos à Huawei. À cet égard, la Commission européenne va débattre de ce sujet à la fin du mois de février et réfléchir à éventuellement écarter l’entreprise chinoise des ambitions 5G du Vieux Continent.

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Des laboratoires en Pologne, en Allemagne et en Belgique

De son côté, Huawei clame haut et fort qu’il n’entretient aucune malveillance de cet ordre et veut même jouer la carte de la transparence. C’est pourquoi, comme l’évoque Fortune, l’entreprise a annoncé sa volonté d’ouvrir un laboratoire de test de sécurité dédié à ses équipements 5G en Pologne. SI les autorités du pays acceptent cette proposition, les opérateurs télécoms pourront venir y essayer les technologies de la firme et s’assurer que ses antennes ne servent pas à l’espionnage.

Huawei a déjà ouvert un laboratoire de ce genre en Allemagne — ce qui n’a pas empêché Berlin de nourrir des soupçons à son égard — et compte faire la même chose prochainement à Bruxelles en Belgique. L’opération séduction sera-t-elle couronnée de succès ? On aura déjà un début de réponse dans quelques semaines après la séance de discussions de la Commission européenne.

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