Le bras de fer entre le gouvernement américain et Huawei continue. Après avoir banni la marque de son pays, les Etats-Unis viennent d’annoncer que la firme chinoise ne pourra plus se fournir en composants américains sans approbation fédérale.

Huawei versus le gouvernement américain, épisode 3475. Soupçonnée d’espionnage par les hautes instances du pays de l’Oncle Sam, la firme chinoise a été bannie du marché des États-Unis. Le président Donald Trump prend cette affaire très à cœur dans ce climat de presque guerre froide avec la Chine.

La Maison-Blanche frappe une nouvelle fois un grand coup. Un décret l’empêchant de fournir des compagnies américaines et de se fournir chez eux a été signé par le Chef d’État, sous des soupçons d’espionnage au profit du gouvernement chinois.

Une décision qui handicapera la marque, mais reste à savoir à quelle échelle…

The law is the law

Ce décret sur la « sécurisation de la chaîne logistique des technologies de l’information et des communications » a été signé hier, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il vise clairement Huawei. Il interdit aux entreprises de Télécom américaines d’utiliser des équipements « conçus, fabriqués ou fournis par des personnes détenues par, contrôlées par ou soumises à la juridiction ou aux directives d’un adversaire étranger ».

Mais ce n’est pas tout : en plus d’empêcher aux compagnies américaines de se fournir chez Huawei, la firme chinoise se retrouve également interdite de faire l’inverse ! Elle a été ajoutée à l’« Entity List » du Département du Commerce des États-Unis. Toute entreprise de cette liste se trouve dans l’incapacité de se fournir en composants venant d’une firme locale.

Quelles conséquences pour Huawei ?

« Les États-Unis sont incapables de nous écraser ». Voilà ce que disait Ren Zhengfei, fondateur de Huawei, en février dernier. Pourtant, les États-Unis font leur maximum pour, au minimum, les handicaper. Ce décret pourrait signifier de gros changements de stratégie en termes de fournisseurs pour la marque qui n’a pour l’instant pas réagi.

Niveau infrastructures réseau, Huawei est en plein déploiement de la 5G, dont elle est l’une des entreprises leaders. Si des composants primordiaux sont potentiellement importés du pays de l’Oncle Sam, cela pourrait ralentir la production et la propagation de cette technologie. Pour ses smartphones, le démontage du P30 Pro par iFixit montre la présence de quelques composants américains.

Reste donc à voir comment ce conflit va évoluer. On se rappelle que l’année dernière, les États-Unis avaient déjà banni la firme chinoise ZTE.

Après Huawei, les États-Unis voudraient bannir toutes les firmes chinoises de son réseau