Le JMGO O2S Ultra fait partie de cette nouvelle génération de vidéoprojecteurs ultra-courte focale qui ambitionnent de remplacer purement et simplement un téléviseur haut de gamme dans le salon, tout en offrant une base d’image bien plus généreuse. Il a été officialisé en janvier 2025 lors du salon CES à Las Vegas. Il est enfin disponible en France.
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Capable de projeter une image 4K de 80 à 150 pouces de diagonale à seulement quelques centimètres du mur, ce modèle entend séduire aussi bien les cinéphiles que les familles en quête d’un affichage polyvalent pour les films, les séries, le sport et le jeu vidéo. Avec sa source lumineuse triple laser RGB Pure MALC 3.0, le JMGO O2S Ultra annonce une couverture de l’espace couleur BT2020 extrêmement élevée, des noirs profonds pour du DLP et une luminosité ISO de 3 600 lumens qui promet une image exploitable même dans un salon partiellement éclairé, ce qui le place immédiatement parmi les produits les plus ambitieux de sa catégorie.
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Techniquement, le O2S Ultra repose sur une puce DMD 0,47 pouce couplée à la technologie XPR pour simuler une définition Ultra HD. En outre, la compatibilité 3D, Dolby Vision et HDR10 vient compléter le tableau en lui permettant de tirer parti des métadonnées dynamiques des films et séries récents disponibles sur les plateformes de streaming. JMGO l’a également doté d’une électronique de pointe avec un processeur MT9679, 4 Go de RAM, 64 Go de stockage interne et Google TV avec Netflix, Disney+, Prime Video, YouTube 4K et bien d’autres applications.
Face à la concurrence, le JMGO O2S Ultra se place à la hauteur d’autres références de l’ultra-courte focale comme le Formovie Theater Premium, le Hisense PX3-Pro ou encore certains modèles Xgimi Aura 2 ou Samsung The Premiere 9, tout en adoptant une approche beaucoup plus compacte et plus lumineuse que plusieurs de ces rivaux. Reste à voir si cette promesse tient réellement dans la pratique, tant en termes de qualité d’image que de confort d’utilisation, de jeux vidéo et de performances audio, pour justifier un investissement qui dépasse les 2 700 euros selon les boutiques.
Conditions du test
Le vidéoprojecteur JMGO O2S Ultra testé nous a été prêté par la marque. Il a été testé en association avec un écran Lumene Extra Bright Eden 240C disponible dans la boutique Son-Vidéo.com, un modèle spécialement conçu pour les vidéoprojecteurs ultra-courte focale. Les mesures ont été réalisées avec du matériel professionnel adapté et en face de l’écran afin de limiter les erreurs et de proposer des valeurs en accord avec ce que le spectateur peut réellement voir. Ce protocole est identique pour tous les tests de vidéoprojecteurs ultra-courte focale afin de pouvoir les comparer.
JMGO O2S UltraFiche technique
| Modèle | JMGO O2S Ultra |
|---|---|
| Dimensions | 312 mm x 140 mm x 290 mm |
| Définition maximale | 3840 x 2160 pixels |
| Taille de l’écran | 150 pouces |
| Compatible HDR | HDR10, Dolby Vision |
| Ports HDMI | 2 |
| Compatible Surround | Dolby Atmos, DTS-X |
| Nombre de haut-parleurs | 2 |
| Puissance des haut-parleurs | 20 watts |
| Sortie audio | Haut-parleurs, Optique |
| Système d’exploitation (OS) | Google TV |
| Assistant vocal | Google Assistant |
| Fiche produit |
JMGO O2S UltraDesign
Au premier coup d’œil, le JMGO O2S Ultra ne joue clairement pas la carte du mastodonte posé en plein milieu du meuble TV, mais celle d’un boîtier ultra courte focale particulièrement compact pour cette catégorie.

Ses dimensions sont de seulement 31,2 cm de large pour 29 cm de profondeur et 14 cm de hauteur. C’est bien loin des autres modèles du genre ne serait-ce que le Formovie Theater Premium ou le Hisense PX3-Pro, sans parler du Epson EH-LS800 un autre concurrent, par exemple.
On sent bien l’effort de miniaturisation entrepris pour un modèle triple laser de cette puissance. Le châssis reste cependant suffisamment large pour accueillir l’optique UST 0,16:1, la ventilation et le système audio Dynaudio, avec une ligne assez basse qui facilite son intégration sur un meuble sans trop gêner le passage ou l’esthétique générale du salon.

L’objet adopte une silhouette rectangulaire aux arêtes adoucies, avec une face avant lisse derrière laquelle se cache la grille de diffusion sonore. Ses formes sont arrondies, ce qui n’est pas pour déplaire. Attention tout de même, la façade est brillante et donc sensible aux traces de doigts, un détail à prendre en compte au moment de la manipulation, d’autant que ce projecteur est conçu pour rester en vue permanente dans la pièce de vie. La partie supérieure est occupée par la trappe optique UST débouchant vers le mur ou l’écran, soigneusement encastrée dans une surface mate qui limite les reflets parasites lorsque la lumière ambiante est importante.

Dessous, il y a plusieurs patins pour assurer une excellente stabilité. Certains peuvent regretter l’absence d’un pas de vis universel pour une fixation au plafond, le cas échéant.

La compacité n’empêche pas une vraie attention portée aux détails pratiques. Le placement des aérations, à l’arrière et sur les côtés, limite le risque de souffler directement sur l’utilisateur ou de polluer la façade sonore, tout en garantissant une bonne circulation d’air indispensable à une source très lumineuse. La qualité d’assemblage apparaît soignée, sans jeu apparent, ce qui est rassurant sur la durabilité compte tenu du tarif demandé.

Dans l’ensemble, le JMGO O2S Ultra réussit donc à se faire discret tout en affichant un caractère technologique assumé, ce qui en fait un appareil que l’on accepte volontiers de laisser en permanence sous l’écran.
JMGO O2S UltraConnectiques
La connectique du JMGO O2S Ultra a été pensée pour couvrir la plupart des usages actuels, qu’il s’agisse de cinéma, de télévision connectée ou de jeu vidéo. À l’arrière, on retrouve principalement deux entrées HDMI 2.1, dont l’une compatible eARC pour renvoyer le signal audio vers une barre de son ou un amplificateur home cinéma, ce qui facilite grandement l’intégration dans une chaîne existante. La présence de HDMI 2.1 permet d’envisager l’utilisation avec des consoles de dernière génération ou un PC gaming, notamment pour profiter d’un affichage jusqu’à 120 Hz en Full HD dans le mode dédié.

JMGO a également prévu une sortie audio numérique optique, pratique pour relier un système audio plus ancien ou une barre de son ne disposant pas de HDMI eARC, ainsi qu’un port LAN Ethernet pour ceux qui préfèrent une connexion réseau filaire plus stable qu’en Wi-Fi. Un port USB 2.0 est aussi de la partie pour la lecture de contenus multimédia stockés sur une clé ou un disque dur, ou pour alimenter éventuellement un petit accessoire.
En matière de connectivité sans fil, le vidéoprojecteur embarque le Wi-Fi 6.0 et le Bluetooth 5.2, de quoi garantir une liaison rapide avec la box Internet, les manettes, les casques ou les enceintes Bluetooth.
En outre, on peut compter sur les fonctions de partage d’écran et de diffusion sans fil via AirPlay ou Chromecast, permettant d’envoyer facilement l’affichage d’un smartphone, d’une tablette ou d’un ordinateur portable vers le projecteur sans passer par un câble HDMI. Globalement, la connectique du JMGO O2S Ultra couvre largement les besoins d’un usage courant, avec suffisamment d’entrées et d’options pour constituer un centre de divertissement complet.
La télécommande
La télécommande livrée avec le JMGO O2S Ultra adopte un format assez classique pour l’univers des projecteurs connectés, à mi-chemin entre la zapette minimaliste de certaines box multimédias et un modèle plus traditionnel. On a donc en main un accessoire relativement compact, avec une ergonomie pensée pour tenir naturellement dans la main et offrir un accès direct aux fonctions principales sans tâtonner, même dans la pénombre d’une séance cinéma. Les boutons dédiés à la navigation dans Google TV, au réglage du volume, au retour, à l’accueil et au contrôle de la lecture sont regroupés de manière logique, ce qui permet de prendre rapidement ses marques. Chaque touche répond très bien et de manière assez réactive pour savoir que les commandes sont validées.

La télécommande est alimentée par une batterie rechargeable via un port USB-C. Elle fonctionne en Bluetooth, ce qui évite d’avoir à la pointer précisément vers le projecteur, un vrai plus lorsque l’appareil est posé très bas ou légèrement décalé sur le meuble. La présence d’un microphone intégré permet d’utiliser les commandes vocales via Google Assistant pour lancer une application, rechercher un film ou régler certains paramètres sans entrer dans les menus.
On regrette l’absence de touches rétroéclairées, toujours pratique dans une salle plongée dans le noir, mais la disposition des commandes reste suffisamment intuitive pour s’en sortir rapidement. Au quotidien, cette télécommande se montre efficace, simple à apprivoiser et en phase avec l’orientation très « TV connectée » de ce vidéoprojecteur.
JMGO O2S UltraL’écran
Le vidéoprojecteur JMGO O2S Ultra est livré sans écran. Cela laisse le choix, mais si le budget est limité, on peut aussi être tenté de l’installer sans écran en se servant d’un mur comme surface de projection et donc perdre le bénéfice relativement important d’avoir une surface optimisée pour la projection. Comptez entre 500 et 2 700 euros environ pour des écrans de différentes tailles dont la surface profite d’un traitement spécifique, en particulier pour les modèles techniques dédiés aux ultra-courte focale qui améliorent le contraste en environnement lumineux.
JMGO O2S UltraInstallation
Comme tous les vidéoprojecteurs ultra courte focale, la première étape avec le JMGO O2S Ultra consiste à trouver la bonne position sur le meuble par rapport au mur ou à l’écran. Grâce à son rapport de projection de 0,16:1, il suffit de le placer à environ 16 à 17 cm du mur pour obtenir une image de l’ordre de 100 pouces, ce qui permet de l’installer facilement sur un meuble TV standard sans empiéter sur l’espace de circulation. Rappelons sa profondeur de seulement 29 cm. En avançant ou en reculant légèrement l’appareil, on peut faire varier la taille de l’image jusqu’à environ 150 pouces, à condition bien sûr de disposer d’un mur ou d’un écran adapté à cette diagonale.

Pour simplifier la mise en route, le JMGO O2S Ultra propose un ensemble de fonctions d’alignement automatique de l’image : focus, correction du trapèze, ajustement des bords et détection de l’écran peuvent être pris en charge en grande partie par l’appareil, ce qui réduit significativement le temps nécessaire pour obtenir une géométrie correcte. Notez aussi la présence d’une option pour adapter l’image à la couleur du mur et pour adapter automatiquement la taille de l’affichage en fonction de celle de l’écran, le cas échéant.

Ces fonctions automatiques ne sont pas toujours parfaites. Il peut être nécessaire de peaufiner manuellement les réglages pour atteindre une précision optimale, mais elles permettent déjà de partir sur une base propre. Une fois l’image calée, il est vivement conseillé de limiter les corrections numériques excessives pour préserver la netteté, et de se concentrer sur le placement physique, quitte à investir un peu de temps au départ pour ne plus y toucher ensuite.

Pour être tout à fait objectif, nous avons constaté, sur notre modèle de test, un léger décalage des couleurs sur la partie supérieure de l’image.
JMGO O2S UltraL’image en mode subjectif
Sur le plan de la perception subjective, le JMGO O2S Ultra surprend dès les premières minutes par la netteté et la précision de l’image projetée. La combinaison de la puce DMD 0,47 pouce et du traitement XPR donne une impression de très haute définition sur les mires comme sur les films, avec des détails fins bien restitués, que ce soit sur les textures de peau, les décors urbains ou les paysages très chargés.

Le triple laser MALC 3.0 sans roue colorée délivre des couleurs particulièrement riches, ce qui se traduit par des teintes très saturées mais globalement naturelles lorsque les modes d’image les plus justes sont sélectionnés.

Le projecteur propose plusieurs modes d’image prédéfinis, pensés pour s’adapter à différents contenus : modes cinéma pour une pièce assombrie, mode plus lumineux pour la télévision ou le sport en journée, mode vif pour ceux qui recherchent un rendu très impactant, ainsi qu’un mode jeu dédié aux sessions avec console ou PC. Plus précisément, l’appareil permet de sélectionner les modes Dynamique, Maître du réglage Cinéma, Bureau, Film, Doux, Standard, Couleurs vives et AI Améliorée.
En pratique, les modes orientés cinéma (Film et Doux) offrent l’équilibre le plus agréable, avec une colorimétrie plus neutre et un contraste perçu très convaincant pour un DLP, notamment dans les scènes sombres de films HDR où les noirs conservent une belle profondeur sans écraser totalement les détails. Oubliez le mode Dynamique qui propose des couleurs totalement fantaisistes et déclenche le ventilateur à son maximum rendant la projection désagréable dans un salon.

Le mode Maître du Cinéma est très original. En effet, il permet d’accéder à un menu spécifique qui présente plusieurs vignettes. Chacun choisit le rendu qu’il préfère, en fonction du contenu regardé. Toutefois, il faut noter qu’à la lumière de nos mesures, voir un peu plus bas, les couleurs ne sont malheureusement pas respectées même si elles peuvent paraître flatteuses. À chacun de faire ses choix. Dans ce mode, il est possible d’enregistrer ses propres réglages pour y revenir plus rapidement ensuite. C’est bien pensé mais s’adresse tout de même aux spécialistes et connaisseurs.
Lors de lectures de contenus depuis les plateformes de streaming en 4K HDR, avec Dolby Vision lorsque disponible, nous avons constaté que l’image bénéficie clairement du traitement dynamique, offrant des pics de luminosité bien maîtrisés sur les sources de lumière, les reflets métalliques ou les paysages en plein soleil, tout en conservant un rendu nuancé dans les ombres.

Le piqué reste agréable sans tomber dans un aspect excessivement numérique, ce qui permet de profiter autant de séries très modernes que de films plus anciens restaurés, où la granulation d’origine reste perceptible. Sur des Blu-ray et Blu-ray 4K, le JMGO O2S Ultra met aussi en avant sa capacité à exploiter les masters haute définition, avec une impression de relief et de profondeur renforcée par un contraste natif intéressant mais moindre que les références Hisense PX3-Pro et Formovie Theater Premium.

La luminosité importante permet de conserver une image impactante même avec de la lumière ambiante, par exemple pour regarder des émissions ou des événements sportifs en journée, surtout si l’on utilise un écran technique adapté. Bien entendu, dans une pièce totalement obscurcie, on profite d’une dynamique suffisamment large pour donner une vraie dimension cinéma, avec des noirs qui, sans atteindre les meilleurs projecteurs, se montrent remarquablement profonds pour du DLP triple laser. De manière générale, l’impression laissée par l’image du JMGO O2S Ultra est celle d’un modèle très abouti, qui conjugue précision, richesse colorimétrique et contraste pour offrir une expérience home cinéma cohérente, qu’il s’agisse de streaming, de disques ou de programmes plus quotidiens.
La compensation des mouvements
Le JMGO O2S Ultra intègre la technologie de compensation de mouvement de type MEMC, destinée à lisser les déplacements rapides et à réduire le flou cinétique dans les scènes les plus agitées. En pratique, cette fonction s’avère très efficace pour les programmes sportifs, les concerts filmés et une partie des séries TV modernes, où l’apport en lisibilité des actions et des travellings est immédiat, surtout sur une grande base d’image.

Les films de cinéma profitent également de cette fluidité accrue si l’on apprécie ce type de rendu, même s’il convient de rester mesuré pour ne pas générer un effet « soap opera » trop prononcé, toujours sujet à débat parmi les passionnés. Les différents niveaux de puissance proposés permettent justement d’ajuster l’intervention de l’algorithme, voire de le désactiver complètement pour conserver le caractère originel des œuvres tournées en 24p. En usage mixte, la présence d’une compensation de mouvements robuste constitue un atout pour ce type de projecteur destiné à faire office d’écran principal du foyer.
L’effet arc-en-ciel
Comme tout vidéoprojecteur s’appuyant sur la technologie DLP, même dans une déclinaison triple laser, le JMGO O2S Ultra n’est pas totalement exempt de risque d’effet arc-en-ciel. Toutefois, signalons que ce phénomène reste très limité sur ce modèle, le recours à trois lasers RGB et l’absence de roue chromatique traditionnelle contribuent à réduire sensiblement l’apparition de ces flashes colorés sur les zones contrastées, notamment les sous-titres blancs sur fond noir.
Rappelons que la sensibilité à l’effet arc-en-ciel varie fortement d’un spectateur à l’autre, certains n’y étant presque pas sujets quand d’autres y demeurent très attentifs. Si vous êtes dans ce dernier cas, nous vous conseillons de regarder du côté des modèles LCD, chez Epson. Ici, au quotidien, pour la grande majorité des utilisateurs, cet aspect ne devrait pas constituer un frein majeur, mais un essai préalable reste toujours recommandé pour les plus sensibles.
JMGO O2S UltraNos mesures, sondes à l’appui
À l’image de certains vidéoprojecteurs dont l’Epson EH-LS800, ce modèle est doté d’un capteur de luminosité qui permet d’adapter automatiquement certains paramètres de l’image en fonction des conditions d’éclairage dans la pièce. Toutes nos mesures ont été réalisées avec le capteur désactivé et dans l’obscurité totale. C’est le mode Film que nous avons utilisé.
En ce qui concerne le taux de contraste natif, nous avons relevé 1814:1, ce qui est plutôt élevé mais pas autant que le Formovie Theater Premium ou le Hisense PX3-Pro (respectivement 2557:1 et 3095:1). Le gamma moyen a été mesuré à 2,1 avec un bon suivi pour les niveaux de gris faibles mais une tendance à vouloir trop éclairer la scène pour les valeurs les plus élevées (pic vers le bas sur le graphique). La température de couleur moyenne est de 8494 K, avec les réglages par défaut, ce qui est bien trop élevé et significatif d’une image trop froide, bien plus que ce qu’elle devrait être (la valeur idéale étant de 6500 K). On peut observer une sérieuse dérive du rouge.
En sortie de carton, et sans aucun calibrage, la fidélité des couleurs n’est pas optimale puisque nous avons mesuré un Delta E moyen de 7,39 avec le mode Film, ce qui est nettement supérieur au seuil de 3, en dessous duquel l’œil humain n’arrive plus à faire la différence entre la couleur demandée et celle qui est affichée à l’image. Cela se traduit par des couleurs qui sont un peu trop flatteuses à l’écran. Nous avions obtenu des valeurs similaires pour les Formovie Theater Premium et Hisense PX3-Pro. Des optimisations peuvent donc être réalisées pour avoir des couleurs vraiment naturelles et « cinéma ».

Avec des contenus HDR, là encore, nous avons sélectionné le mode Film. Pour ce qui est de la fidélité des couleurs, le Delta E moyen a été relevé à 6,84 donc bien supérieur au seuil de 3. Face à l’écran Lumene utilisé pour tous nos tests, nous avons mesuré un pic de luminosité de 176 cd/m² (rapporté au gain de l’écran à 0,5), ce qui est élevé pour un tel appareil. Converti, on obtient 1514 lumens, une valeur donc bien en deçà des 3 600 lumens annoncés par la marque (reste à savoir avec quel mode d’image… car même le mode Dynamique ne nous permet pas de dépasser 3 000 mais avec, rappelons-le un bruit infernal)
Comparativement, dans les mêmes conditions, le PX3-Pro en mode Filmmaker s’est avéré plus lumineux (208 cd/m²) alors que le Formovie Theater Premium propose 158 cd/m², le Hisense PT1 affiche 140 cd/m² et le Epson EH-LS800 a été flashé à 176 cd/m² pour une image qui fait 100 pouces en diagonale. Comme on peut le voir sur les graphiques ci-dessous, les courbes de référence ne sont pas bien suivies signifiant qu’une phase de calibration et donc la modification de plusieurs paramètres dans les menus Image permettrait d’obtenir mieux.


Enfin, pour les couvertures des espaces colorimétriques DCI-P3 et BT2020, nous avons obtenu des valeurs parmi les plus hautes mesures réalisées sur ce type d’appareil.

JMGO O2S UltraGaming
Sur le terrain du jeu vidéo, le JMGO O2S Ultra bénéficie de sa connectique HDMI 2.1 et d’un mode faible latence conçu pour les consoles et les PC récents. Le projecteur est capable d’afficher des signaux jusqu’à 120 Hz en Full HD, ce qui améliore nettement la sensation de fluidité dans les jeux rapides, qu’il s’agisse de titres de tir, de courses ou de jeux compétitifs en ligne. En 4K, on reste sur des fréquences plus classiques, mais la réactivité demeure correcte pour un vidéoprojecteur UST orienté salon, avec un input lag adapté à la majorité des joueurs non professionnels. Nous avons mesuré 34,3 ms avec une image Ultra HD à 60 Hz, ce qui correspond à un peu plus de 2 images de retard entre le moment où le joueur appuie sur le bouton de la manette et où l’action se déroule à l’écran.

La taille d’image change clairement l’immersion dans les jeux d’aventure, les RPG ou les productions très cinématographiques, où l’on profite pleinement des qualités de netteté, de contraste et de richesse colorimétrique du O2S Ultra. Les couleurs éclatantes et le bon niveau de noir aident à renforcer le relief et la lisibilité des scènes, tandis que la luminosité importante permet de jouer sans forcément plonger la pièce dans l’obscurité complète, ce qui est appréciable pour des sessions prolongées. La présence d’un mode jeu dédié dans les menus simplifie l’activation des réglages optimisés, évitant d’avoir à modifier manuellement les paramètres à chaque changement d’usage.

Au final, le JMGO O2S Ultra se montre assez convaincant comme solution de jeu grand format dans un salon, qu’il s’agisse de consoles de dernière génération, de plateformes de cloud gaming via les applications ou d’un PC relié en HDMI.
JMGO O2S UltraAudio
Le JMGO O2S Ultra s’appuie sur un système audio intégré développé en partenariat avec Dynaudio, un nom bien connu dans le monde de la hi-fi et du home cinéma. La configuration embarque deux haut-parleurs de 10 W qui, associés au traitement numérique du signal et à une optimisation pointue, annoncent une réponse en fréquence intéressante, ce qui est rare sur un vidéoprojecteur de ce gabarit.
Le tout est compatible Dolby Atmos et DTS:X, permettant de décoder ces formats et de proposer une scène sonore plus immersive que de simples pistes stéréo. Attention toutefois, le vidéoprojecteur s’appuyant uniquement sur deux haut-parleurs, ne vous attendez pas à des effets latéraux ou de plafond. Si vous souhaitez une vraie immersion, rien de tel qu’une barre de son ou un système audio complet avec caisson et enceintes à l’avant comme à l’arrière du canapé.

Toutefois, il faut reconnaître qu’à l’écoute, le vidéoprojecteur propose un son étonnamment ample pour un tel gabarit, avec une scène sonore large qui remplit aisément un salon de taille moyenne et des dialogues bien mis en avant, ce qui facilite le suivi des films et séries sans devoir pousser le volume à l’excès. Les basses se montrent présentes et plus profondes que sur beaucoup de concurrents, même si elles ne remplacent évidemment pas un vrai caisson dédié dans une installation home cinéma ambitieuse.
Au quotidien, le système Dynaudio intégré suffit pour la majorité des usages, qu’il s’agisse de films, de séries, de jeux ou de musique en fond sonore via les applications de streaming. Comme évoqué un peu plus haut, ceux qui souhaitent aller plus loin pourront profiter de la sortie HDMI eARC ou de la sortie optique pour relier une barre de son ou un ensemble ampli + enceintes et transformer complètement l’expérience audio. Dans tous les cas, la qualité sonore du JMGO O2S Ultra fait partie de ses atouts, en cohérence avec son positionnement comme alternative de salon à un téléviseur haut de gamme.
JMGO O2S UltraL’interface
Le JMGO O2S Ultra s’appuie sur Google TV, un choix qui permet d’avoir tout ou presque au bout de la télécommande. On retrouve donc une page d’accueil familière pour quiconque possède déjà un téléviseur ou une box sous Google TV, avec un bandeau d’applications personnalisable, des recommandations de contenus issues des principales plateformes et une organisation claire entre films, séries, applications et bibliothèque. Netflix, Disney+, Prime Video, Apple TV+, Canal+, YouTube 4K et la plupart des grands services sont disponibles sans avoir recours à un boîtier externe, ce qui simplifie énormément l’installation et l’usage au quotidien.

La navigation se montre fluide. Les menus restent réactifs, y compris lorsqu’on jongle entre plusieurs comptes ou profils, un point appréciable dans un contexte familial où chacun a ses habitudes de visionnage. L’interface de réglages est assez complète, spécialement développée et particulièrement complète en termes de réglages avec des sections dédiées à l’image, au son, au réseau et aux dispositifs connectés. Bien entendu, il y a un menu dédié aux paramètres avancés du projecteur comme la gestion de la source lumineuse, la détection de luminosité ambiante ou les options de sécurité visuelle. Notez qu’il y a également une option (version bêta) qui permet d’utiliser la télécommande comme moyen de contrôle d’un curseur de souris à l’écran. Cela rappelle l’excellent moyen gyroscopique des télécommandes LG sur les TV de la marque sud-coréenne.
L’intégration de Google Assistant permet de lancer des recherches vocales transverses sur plusieurs plateformes, de contrôler la lecture ou même d’interagir avec certains objets connectés de la maison, faisant du O2S Ultra un vrai « hub multimédia ».
JMGO O2S UltraConsommation et nuisance sonore
Avec sa source lumineuse triple laser et sa luminosité ISO de 3 600 lumens, le JMGO O2S Ultra appartient à la catégorie des projecteurs relativement puissants sur le plan énergétique, tout en proposant une consommation raisonnable mesurée à 140 W pour une image totalement blanche. C’est équivalent à ce que propose, dans les mêmes conditions, le Hisense PX3-Pro ou l’Epson EH-LS800, par exemple.
Côté nuisances sonores, le système de ventilation se montre aussi bien maîtrisé pour un projecteur aussi compact et lumineux. En mode de fonctionnement standard, le bruit du ventilateur reste en arrière-plan et se fait rapidement oublier dès que le volume sonore du contenu est à un niveau normal, même dans une scène calme.
JMGO O2S UltraDate de sortie et prix
Le JMGO O2S Ultra est disponible pour 2 799 euros alors qu’il est également proposé sur le site officiel de la marque avec un écran de 100 pouces fourni pour 3 299 dollars le tout.





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