Meta aurait utilisé l’IA pour cibler des salariés vulnérables avant des licenciements

 
26 salariés de Meta ont déposé une plainte à l’encontre de leur employeur. Ils l’accusent d’avoir utilisé l’intelligence artificielle pour cibler les personnes en situation de handicap ou ayant pris un congé avant de procéder à une vague de licenciements.

L’entreprise de Mark Zuckerberg est une nouvelle fois sous le feu des critiques. Après avoir supprimé près de 8 000 postes, soit environ 10 % de ses effectifs en faveur de l’intelligence artificielle, Meta fait désormais face à une plainte collective déposée par 26 salariés.

Ces derniers accusent le groupe d’avoir mis en place un processus de licenciement discriminatoire reposant sur l’utilisation d’outils d’IA. Selon eux, cette méthode aurait pénalisé des employés ayant pris des congés liés à des raisons familiales, parentales, médicales, ainsi que des personnes en situation de handicap. Meta, de son côté, conteste.  

Une évaluation faite par des outils internes

Dans leur plainte, plusieurs employés de Meta accusent l’entreprise d’utiliser un ensemble d’outils internes pour évaluer leurs performances et leur productivité. Parmi ces logiciels figurerait « Metamate », un assistant IA secondé par des agents capables d’analyser les communications et les documents des salariés. 

Selon les plaignants, ces analyses auraient permis d’établir un score de productivité pour chaque employé. Un score qui serait dévalué si le salarié a bénéficié d’un congé parental ou médical ou demandé un aménagement lié à un handicap. Au terme du processus, « les employés ayant pris des congés légalement autorisés ont été sélectionnés de façon discriminatoire pour être licenciés », affirment-ils dans leurs plaintes.

Les employés concernés demandent le gel de leurs licenciements, prévus pour prendre effet le 22 juillet 2026, le temps que la situation soit clarifiée.

De son côté, Meta se défend de toute utilisation de l’IA dans ce cadre. « La gestion des effectifs et les décisions organisationnelles étaient et sont prises par des personnes, et non par une IA », a déclaré le porte-parole.  

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