Accusée d’êtres des « lunettes de pervers », les Meta Ray-Ban trafiqués vont être désactivés à distance

 
Bien décidé à se débarrasser de la réputation peu flatteuse rattachée à ses lunettes connectées, Meta va désactiver à distance la fonction d’enregistrement des lunettes dont la LED a été désactivée.
Les Ray-Ban Meta pour illustration
Les Ray-Ban Meta pirates vont être désactivées // Source : Chloé Pertuis pour Frandroid

Meta ne veut plus que ses lunettes connectées soient utilisées pour filmer des gens à leur insu. Après avoir corrigé une faille grossière qui permettait à certains propriétaires de cacher la LED d’enregistrement facilement pendant la capture de vidéo, voilà que l’entreprise passe à la vitesse supérieure, comme l’ont remarqué nos confrères de 01Net.

La firme va désactiver à distance les capacités d’enregistrement des lunettes dont la LED a été altérée via des modifications physiques. De quoi transformer l’accessoire en écouteurs Bluetooth hors de prix.

Meta tente de se refaire une virginité

Très tôt après leur commercialisation, les lunettes de Meta ont effectivement été piratées pour permettre à leur propriétaire de filmer leurs alentours sans qu’aucune LED clignotante n’alerte quiconque. Cela contrevenait directement aux conditions d’utilisation des lunettes, mais montrait bien la faiblesse des garde-fous mis en place par Meta à l’époque.

Après plusieurs faits divers peu flatteurs impliquant les fameux accessoires, les Ray-Ban Meta avaient donc hérité du sobriquet de « lunettes de pervers ». Le surnom n’étant pas très vendeur, Meta s’est donc décidé à agir pour montrer sa bonne foi en annonçant que ces appareils trafiqués allaient tout simplement perdre leur capacité à enregistrer du contenu avec la nouvelle mise à jour.

Pour aller plus loin
Lunettes connectées : la CNIL alerte sur le risque de surveillance ambiante

D’après l’entreprise, seuls quelques milliers de paires de lunettes ont été intentionnellement abîmées pour masquer la LED d’enregistrement. Le risque est donc minime, selon Alex Himel, vice-président en charge des wearables chez Meta.

Un aveu d’échec

Malgré tout, l’entreprise veut bien faire savoir à tout le monde qu’elle prend le sujet au sérieux, en témoigne la nouvelle campagne marketing déployée aux États-Unis, qui mentionne texto et montre « la LED qui prévient tout le monde autour de vous » que vous enregistrez. Un petit lien renvoie même sur une page qui affiche en toutes lettres et en gros « Lunettes IA Meta — La confidentialité, intégrée à chaque paire ».

« Les lunettes Meta, pensées pour tout le monde, pas seulement celles et ceux qui les portent » promet Meta // Crédit : Meta

Si cette nouvelle campagne sonne comme un semi-aveu d’échec pour l’entreprise, c’est que, même au sein de Meta, on a bien conscience de la difficulté d’endiguer le phénomène de l’enregistrement sauvage. « C’est une course à l’échalote », explique Alex Himel au média Semafor « Je pense que nous n’en aurons jamais fini… Il y aura toujours des moyens de contourner les mesures de sécurité mises en place. »

Cet état de fait ne semble pas pour autant décourager Meta qui, loin de remettre en question l’utilité et la pertinence de ce genre de gadget dans notre société, envisage même d’y ajouter des algorithmes de reconnaissance faciale. Et tant pis si cela a déjà été fait avec des conséquences désastreuses.


Retrouvez tous les articles de Frandroid directement sur Google. Abonnez-vous à notre profil Google pour ne rien manquer !

Recherche IA boostée par
Perplexity