
Si vous travaillez sur Photoshop, vous connaissez ce moment : vous appliquez un filtre un peu lourd, et là, le logiciel se fige une seconde, le curseur tourne, et vous vous demandez à quoi sert exactement la carte graphique à 1 500 euros qui dort dans votre tour. La réponse est gênante : pas à grand-chose. Photoshop, ce monument vieux de 35 ans, n’exploite presque pas le GPU. Nvidia et Adobe disent vouloir corriger ça, et le chiffre qu’ils avancent fait lever un sourcil.
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Le détail qui tue, le voici. Adobe a entièrement réarchitecturé le moteur de Photoshop pour RTX Spark, et l’application passerait de 5 % à 100 % de traitement accéléré par le GPU. Autrement dit, quasiment tout ce que faisait le processeur central jusqu’ici basculerait sur la carte graphique, bien plus douée pour ces calculs parallèles. À la clé, Adobe promet des filtres lumineux, du HDR et des pinceaux plus naturels. Premiere, de son côté, est réécrit pour tirer parti de la mémoire unifiée de la puce et de TensorRT, la brique d’accélération IA de Nvidia, pour du montage, de l’étalonnage et des rendus de timelines complexes en temps réel.


Et si vous confiez la tonte de votre jardin à un robot tondeuse ? En ce moment, Mammotion applique 100 euros de remise le LUBA mini 2 AWD 1000 : la performance de précision pour des bordures parfaitement nettes.
Quand l’agent IA pilote Photoshop à votre place
La partie la plus intéressante n’est pas dans les pixels, elle est dans le pilotage. Adobe ajoute le support du protocole MCP, qui permet de brancher un agent IA directement sur Premiere et Photoshop. Concrètement, on ne va plus chercher le bon outil dans un menu : on dit ce qu’on veut en langage naturel, et l’agent monte le projet ou retouche l’image à votre place.

Nvidia a montré un cas d’usage où un artiste esquisse une créature, l’agent construit le flux de génération, produit l’image, ajoute des angles de caméra, puis l’anime à partir de deux images clés, comme un storyboard. Le créateur ne quitte jamais son outil, il dirige.

Adobe n’est pas seul à jouer le jeu. Blender voit débarquer le DLSS Ray Reconstruction dans sa version 5.3, attendue cet automne.

La promesse : un aperçu en path tracing nettement plus net dans le viewport, pour juger une scène en temps réel au lieu d’attendre que l’image se débruite. Du côté de la génération vidéo par IA, Nvidia ajoute la génération d’images intermédiaires à RTX Video, avec un facteur 2x à 4x qui arrive dans ComfyUI, toujours à l’automne. De quoi transformer des vidéos générées courtes et saccadées, souvent coincées à 15 ou 20 images par seconde, en clips plus longs et plus fluides.
Par contre, les fameux « jusqu’à 2x plus rapide » brandis par Nvidia et Adobe, c’est par rapport à quoi ? On l’ignore. Aucun point de comparaison chiffré, aucune machine de référence, aucune date plus précise qu’un vague « à l’automne ». Et toutes ces apps tourneront sur du Windows on Arm via émulation pour les versions non natives, avec la question lancinante de la stabilité et des performances réelles.
La bascule de Photoshop de 5 % à 100 % de GPU, si elle se vérifie, est une vraie nouvelle pour toute la création, pas seulement pour RTX Spark. Mais entre la démo soignée d’une keynote et le filtre qui ne rame plus sur votre projet à vous, il reste un automne entier, et beaucoup de chiffres qu’on attend toujours.
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