Qualcomm a enfin dévoilé le Wear 3100, successeur du Wear 2100 et nouveau SoC à destination des montres intelligentes. Celui-ci est enfin un vrai nouveau produit dédié à une autonomie supérieure.

Les montres connectées sous Wear OS continuent leur bonhomme de chemin, Fossil ayant déjà présenté récemment deux nouveaux produits de cette catégorie. Toutefois, elles ont toujours un gros problème : leur autonomie, souvent limitée.

Cela est majoritairement dû au SoC qu’elles utilisent : le Snapdragon Wear 2100. Présenté il y a deux ans et demi, il ne s’agissait que d’un Snapdragon 400 après un changement de nom qui n’avait jamais cherché à vraiment optimiser son architecture pour une telle utilisation. Qualcomm nous a enfin présenté un SoC digne de ces produits.

Qualcomm Wear 3100 dévoilé

Le Snapdragon Wear 3100 est désormais officiel, et a été conçu dès le départ pour répondre aux demandes des créateurs de smartwatches. Celui-ci se base sur une nouvelle architecture dite « big.small.tiny » : le processeur principal « big » dispose de 4 cœurs Cortex A7, et est épaulé, pour le « small », par un DSP.

Vient ensuite le « tiny », partie la plus intéressante de ce nouveau SoC puisqu’elle utilise une nouvelle puce créée spécifiquement pour les usages d’une montre. Il s’agit du « QCC1110 », décrit comme un « co-processeur à consommation ultra-basse ». Qualcomm a passé trois ans à travailler sur cette puce spécifique.

L’autonomie avant tout

SI les Cortex A7 gravés en 28nm peuvent paraître décevant, puisqu’il s’agit des mêmes cœurs utilisés une nouvelle fois dans le Snapdragon 400, cette nouvelle architecture promet beaucoup. Déjà, Qualcomm a fait le choix de garder la gravure en 28nm pour une raison simple : elle subit moins la déperdition d’énergie que les gravures plus fines, ce qui est plus logique pour une montre connectée.

De plus, sa nouvelle puce QCC1110 à ultra-basse consommation est celle qui gère la montre une fois en veille, lui permettant de rester connecté tout en consommant beaucoup moins d’énergie.

Grâce à cela, les futures montres connectées utilisant la plateforme auront plusieurs « modes » sur Wear OS. Le mode classique, où les fonctionnalités sont toutes disponibles. Le mode « dédié au sport », où le GPS et les capteurs d’activité sont priorisés. Et le mode « montre traditionnelle » s’activant à 20% de batterie et n’offrant plus que l’affichage de l’heure pour une semaine d’autonomie.

Au global, Qualcomm promet une augmentation de 4 à 12 heures d’autonomie comparativement aux montres connectées utilisant la plateforme Wear 2100, la large fourchette étant compte tenu des fonctionnalités et de la taille de la batterie intégrée par les constructeurs.

Une première montre par Montblanc

Le fabricant de stylos bien trop chers Montblanc — entre autres signes extérieurs de richesse — est le premier à utiliser cette nouvelle plateforme. La marque haut de gamme a en effet dévoilé du même temps la Montblanc Summit 2.

Hélas, le fabricant n’a pour le moment pas dévoilé ses caractéristiques. Nous pouvons au moins nous baser sur le premier modèle de la gamme pour savoir que celle-ci sera vendue très cher : la Summit 1 valait à l’époque environ 900 euros.

D’autres constructeurs se lanceront toutefois sûrement dans la brèche, maintenant qu’ils ont un SoC véritablement dédié à une telle expérience. Espérons toutefois que les marques de mode ne seront plus les seules sur ce marché, puisqu’elles ne sont pas vraiment celles faisant évoluer un OS à grands coups d’innovation : leur priorité est d’offrir une belle montre.