
Avec sa famille OpenRun, Shokz s’est imposé comme l’une des références de la conduction osseuse auprès des sportifs de tous horizons. Une réputation non usurpée que le constructeur chinois cherche à étendre au marché plus large des écouteurs ouverts. Après plusieurs déclinaisons de sa famille OpenFit à tour d’oreille dont les derniers OpenFit Pro, la marque poursuit aujourd’hui son offensive sur le segment des écouteurs ouverts à clip avec les OpenDots 2.
Il faut dire que depuis un an, les nouveaux modèles s’enchaînent à un rythme soutenu. Realme s’était lancé avec ses Buds Clip, tout comme Motorola avec ses Buds Loop et Anker avec ses SoundCore AeroClip. Et depuis le début de l’année se sont déjà succédé, entre autres, deux mastodontes, les FreeClip 2 de Huawei et les LinkBuds Open de Sony.
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Derrière cette avalanche de nouveautés se cachent surtout des écouteurs de plus en plus matures. Longtemps critiqués pour leurs fuites sonores ou leurs limites en matière de restitution audio, ils ont progressivement réduit l’écart avec leurs homologues intra-auriculaires.
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De ce fait, l’écoute ouverte ne se limite plus aux sportifs. Entre les utilisateurs souhaitant rester attentifs à leur environnement, ceux qui supportent mal les intra-auriculaires traditionnels et les adeptes d’un port plus confortable au quotidien, cette catégorie semble progressivement trouver son public.
Un contexte dont entend bien profiter Shokz avec ses nouveaux OpenDots 2. Des écouteurs que nous avons pu tester durant trois semaines, du jogging matinal aux transports bondés, en passant par de longues journées de bureau.
Shokz OpenDots 2Fiche technique
| Modèle | Shokz OpenDots 2 |
|---|---|
| Typologie | écouteurs-boutons |
| Autonomie annoncée avec le boîtier | 40 heures |
| Fiche produit |
Shokz OpenDots 2
Design : des écouteurs confortables et stables
Difficile de ne pas reconnaître le lien de filiation esthétique entre les OpenDots 2 et leurs prédécesseurs. Shokz conserve la même architecture à clip avec deux modules reliés par une arche flexible venant se fixer directement sur le cartilage de l’oreille. Comme sur la première génération, les zones en contact avec la peau bénéficient d’un revêtement en silicone doux et hypoallergénique, tandis que l’arche repose toujours sur une structure en nickel-titane.

Est-ce que ce surplace est pour autant dommageable ? Pas le moins du monde, car la formule mise au point par Shokz est particulièrement efficace. À la fois souple et suffisamment ferme pour assurer un bon maintien, cette structure n’exerce aucune pression sur l’oreille. C’est même assez déroutant. Une fois en place, les OpenDots 2 se font rapidement oublier. Et ce malgré un poids de 6,4 grammes par écouteur, soit davantage que les 5,1 grammes des Huawei FreeClip 2.

Toutefois, avant de parvenir à ce niveau de confort, encore faut-il trouver le bon positionnement. Le placement reste libre sur la partie arrière de l’oreille et pourra varier selon les morphologies. De notre côté, avec des oreilles plutôt petites, nous avons obtenu les meilleurs résultats en plaçant le module arrière relativement bas.

Ces OpenDots 2 seraient donc une copie quasiment conforme de leurs prédécesseurs ? Pas exactement, puisque Shokz indique avoir retravaillé la conception de son arche afin qu’elle s’adapte plus facilement aux différentes morphologies d’oreille. Une quête d’universalité devenue particulièrement importante pour la firme chinoise.

À ce propos, nous avons demandé aux ingénieurs de la marque s’ils envisageaient un jour de proposer un même produit, mais décliné selon deux ou trois types de morphologies d’oreille. Ces derniers nous ont indiqué, sans plus d’informations, que le sujet était en cours de réflexion chez Shokz.
Un boîtier qui gagne en étanchéité
La principale nouveauté de cette seconde génération se situe sans doute du côté de la résistance. Les écouteurs bénéficient d’une certification IP57 contre IP54 auparavant. Surtout, le boîtier profite lui aussi désormais d’une certification IP54, alors que celui des OpenDots One en était totalement dépourvu. Une qualité encore très rare sur le marché, en dehors des produits estampillés 100 % sport.

Pour le reste, le boîtier conserve le même format compact en forme de galet avec une base mate au toucher caoutchouteux et un couvercle plus brillant. Les écouteurs y sont toujours parfaitement maintenus grâce à un système magnétique efficace.
Notre principale réserve concerne davantage les interactions de cet écrin. Malgré la présence d’une petite encoche, il reste difficile à ouvrir d’une seule main. Nous aurions également apprécié une charnière un peu plus progressive. La fermeture claque assez sèchement et il est impossible de laisser le couvercle entrouvert.

Shokz OpenDots 2Usage et application : une ergonomie plus réactive
Le marché des écouteurs à clip reste encore jeune, si bien qu’aucune chorégraphie ergonomique ne fait encore totalement consensus. Certains misent sur des boutons physiques, à l’image des Bose Ultra Open Earbuds, quand d’autres privilégient surtout les balayages tactiles. C’est le cas notamment des derniers FreeClip 2 de Huawei. De son côté, Shokz continue de miser sur une approche originale mêlant tapotements et pincements.
Concrètement, les commandes se répartissent sur deux zones de l’écouteur. Le module situé derrière l’oreille réagit aux pressions (une, deux ou trois), auxquelles s’ajoute un appui maintenu réservé au volume. L’arche, elle, répond à un ou deux tapotements. Au menu, il est possible de tout faire : navigation, appels, assistant vocal ou même de ne rien attribuer du tout.

Cette liberté appréciable s’accompagne d’une autre : la quasi-totalité des commandes peuvent être réattribuées selon ses préférences. Seul le geste de maintien est réservé exclusivement au volume ou à aucune action. Et globalement, ce n’est pas une mauvaise chose, tant la gestion du volume se montre naturelle avec ce geste.
Surtout, nous avons trouvé les commandes par pincement nettement plus convaincantes que sur les OpenDots One. Là où il fallait parfois appuyer assez fort, voire s’y reprendre à plusieurs fois, les OpenDots 2 se montrent bien plus réactifs.
C’est d’autant plus appréciable que la marque conserve la possibilité d’ajuster la sensibilité sur trois niveaux. Une option pertinente puisque nos interactions avec les écouteurs ne sont pas les mêmes lors d’un trajet en métro ou d’une sortie running.
Une connectivité exemplaire
Il est déjà loin le temps où les écouteurs ouverts faisaient pâle figure face à leurs homologues intra-auriculaires. En plus de mettre à niveau sa puce Bluetooth, désormais en version 6.1 contre 5.4 sur les OpenDots One, Shokz n’a oublié aucune des coquetteries d’usage.
Ainsi, les OpenDots 2 bénéficient d’une connexion multipoint fluide, d’une détection de port, d’un mode faible latence et d’un appairage rapide Google Fast Pair et Microsoft Swift Pair. On retrouve également la prise en charge des codecs AAC et SBC. Certes, pas de trace de la famille aptX ni de LDAC, mais cela ressemble plus à une volonté qu’à un oubli. En effet, ce type de codec n’aurait que peu de sens sur des écouteurs ouverts.

L’évolution la plus notable se situe finalement du côté de la localisation. En plus de la fonction permettant de faire sonner les écouteurs, les OpenDots 2 deviennent compatibles avec Google Find Hub. Il est ainsi possible de consulter leur dernière position connue directement depuis son compte Google. Une fonction particulièrement bienvenue pour les têtes en l’air.
Une application complète et facile à prendre en main
Malgré sa richesse fonctionnelle, l’application Shokz ne donne jamais l’impression d’être un labyrinthe de sous-menus. Dès l’écran d’accueil, un système de tuiles permet d’accéder rapidement aux principaux réglages.
En quelques secondes, il est ainsi possible de consulter le niveau de batterie de chaque écouteur ainsi que celui du boîtier, de gérer la connexion multipoint ou encore d’accéder aux principaux paramètres audio.

Pour ces derniers, plusieurs profils sonores prédéfinis sont proposés, avec un égaliseur cinq bandes, un mode Smart EQ ainsi que le Dolby Audio. Une fonction que Shokz présente comme un moyen d’élargir la scène sonore et d’améliorer l’immersion. Nous reviendrons plus en détail sur son impact réel dans la partie consacrée à la qualité audio. L’application centralise également le mode faible latence, les mises à jour du firmware et les fonctions de localisation.
Shokz OpenDots 2Audio, le grave prend un peu de coffre, l’équilibre y gagne
Nouveauté après nouveauté, nous le rappelons, mais c’est important de le faire. Les écouteurs ouverts courent après deux chimères : une extension dans le bas du spectre et une sensation d’immersion. Une odyssée presque perdue d’avance, puisque leur conception les prive de facto d’une chambre close. Et puisqu’en plus, ces écouteurs ont fait le choix de ne pas sceller le conduit auditif, cela s’apparente à un véritable casse-tête acoustique.
Pourtant, Shokz était déjà parvenu à contourner une partie de ces limites avec les OpenDots One. Pour cela, la firme chinoise avait inauguré une architecture inédite baptisée Bassphere. Cette dernière se compose de deux transducteurs de 11,8 mm logés face à face dans une chambre sphérique, capables de brasser autant d’air qu’un unique haut-parleur de 16 mm.

Non contente de s’arrêter en si bon chemin, l’entreprise a repensé la membrane de ces transducteurs pour donner naissance à un Bassphere 2.0. Avec deux promesses à la clé : une distorsion revue à la baisse et un grave supposé 30 % plus généreux.
À l’écoute, cette dernière est, selon nous, à mesurer. Certes, les OpenDots 2 offrent davantage de présence dans le grave, mais c’est plus la bonification d’un acquis qu’un tel bond en avant. Les basses gagnent surtout en consistance et en lisibilité, ce qui apporte plus de matière aux morceaux modernes et aux musiques électroniques.
Cette légère montée en puissance dans le grave permet surtout de rééquilibrer la signature sonore. Les médiums, déjà réussis sur les OpenDots One, gagnent ainsi en cohérence. Les timbres ne versent jamais dans le nasillard, tandis que les aigus conservent leur bon niveau de détail sans tomber dans une démonstration excessive.
Une réponse en fréquence plus régulière
Nos mesures viennent confirmer nos impressions d’écoute. Sur les OpenDots 2, le grave s’installe sur un plateau légèrement plus généreux que sur leurs prédécesseurs avant de progressivement décroître sous les 60 Hz. Soit la zone de grave profond particulièrement difficile à reproduire pour des écouteurs ouverts.
Face aux OpenDots One, la progression est néanmoins perceptible. Le bas du spectre gagne en assise et en densité, ce qui apporte davantage de corps à l’ensemble de la restitution.

Cette fondation plus solide profite également aux médiums. Déjà réussis sur la première génération, ils affichent une montée plus régulière. Ainsi, les instruments bénéficient d’un peu plus de matière.
En revanche, les aigus n’évoluent pratiquement pas. Ils sont toujours mis légèrement en avant avec ce qu’il faut d’énergie, sans pour autant tomber dans une restitution trop brillante. Le pic observé autour des 10 kHz apparaît toutefois un poil moins prononcé. Et encore, c’est très subtil.
Scène sonore large et Dolby audio étonnant
À l’instar de l’ensemble des écouteurs ouverts, les derniers-nés de Shokz proposent une scène sonore plus ample que celle d’intra-auriculaires classiques. Une restitution plus aérienne qui convient naturellement aux podcasts, aux morceaux acoustiques et aux titres centrés sur les voix. Certes, les OpenDots 2 s’éloignent aussi d’une stricte neutralité, mais ils proposent en contrepartie une écoute particulièrement confortable sur la durée. Ce qui est plutôt une bonne chose pour accompagner une longue séance de sport.
Comme leurs aînés, les OpenDots 2 bénéficient d’un mode Dolby Audio. Un traitement dont nous nous méfions habituellement. Sur des écouteurs intra-auriculaires classiques, ces algorithmes de spatialisation virtuelle ont souvent tendance à pousser le curseur de l’artificialité trop loin.
Curieusement, l’exercice se montre ici beaucoup plus convaincant. La scène sonore déjà ouverte des OpenDots 2 semble offrir un terrain favorable à ce type de traitement. Plutôt que de dénaturer l’équilibre général, le mode Dolby Audio apporte surtout un peu plus d’ampleur sur les côtés. Un gain subtil, mais appréciable sur les films comme les séries.
Impressions d’écoute
Sur « Shy Guy » de Diana King, les OpenDots 2 mettent parfaitement en valeur la voix de la chanteuse. Bien centrée et intelligible, elle conserve toute sa présence sans être écrasée par l’instrumentation, notamment sur la fin. De plus, le léger gain dans le grave apporte un peu plus de corps à l’ensemble.
En écoutant « Club Foot » de Kasabian, les écouteurs de Shokz démontrent les limites inhérentes à leur format. Malgré une scène sonore agréable et une séparation honorable des instruments, les guitares saturées et la batterie manquent d’impact lorsque le morceau gagne en intensité.

« Money Trees » de Kendrick Lamar profite quant à lui des évolutions apportées par cette seconde génération. La ligne de basse gagne en consistance sans empiéter sur le reste du spectre, tandis que les voix, les percussions et les différents éléments du beat conservent une excellente lisibilité. Une belle surprise d’équilibre pour ce genre de morceaux.
Enfin, « Tears in Heaven » dans sa version Unplugged met en évidence l’un des principaux atouts de ces écouteurs. Les guitares acoustiques respirent, les voix conservent toute leur présence et l’ensemble bénéficie d’une belle sensation d’aération. C’est sur ce type d’enregistrement que les OpenDots 2 se montrent les plus convaincants.
Shokz OpenDots 2Micro : une avancée timide
Comme tous les écouteurs ouverts à clip, les OpenDots 2 privilégient la perception de l’environnement à l’isolation. Certes, cela permet de rester attentif à ce qui se passe autour de soi, mais cela complique également l’exercice des appels téléphoniques. Et contrairement à certains écouteurs ouverts à tour d’oreille, comme les derniers OpenFit Pro, aucune réduction de bruit active n’est proposée. Et elle n’aurait en l’état pas trop de sens, si ce n’est vider la batterie pour peu de résultat.
Pour aller plus loin
Test des Shokz OpenFit Pro : la réduction de bruit arrive enfin sur les écouteurs ouverts
Avec l’audio, la qualité des appels fut l’un des grands chantiers de Shokz. Pour proposer une expérience décente, les OpenDots 2 s’appuient sur un microphone à conduction osseuse associé à deux microphones à conduction aérienne par écouteur. L’ensemble est complété par un système de beamforming adaptatif et une réduction de bruit assistée par IA chargés de mieux isoler la voix des bruits environnants.

Dans les faits, cette montée en gamme technique ne nous a pas semblé vaine. En environnement calme, la voix apparaît moins étouffée que sur les OpenDots One. Lors de nos appels professionnels, nos interlocuteurs n’ont jamais rencontré de difficulté particulière pour nous comprendre. Et les effets de pompage que nous avions relevés sur la première génération se montrent beaucoup moins présents.
Lorsque le bruit ambiant augmente, les bruits environnants viennent logiquement s’inviter à la fête. Dans les transports ou dans une rue animée, les OpenDots 2 parviennent tout de même à préserver correctement l’intelligibilité de notre voix. Toutefois, le rendu perçu par l’autre personne au bout du fil perd en naturel. De plus, quelques artefacts apparaissent au début et à la fin de certaines de nos phrases, notamment lors d’un bruit extérieur soudain.
Attention, le résultat est loin d’être catastrophique et parfois même meilleur que celui de certains écouteurs intra-auriculaires de milieu de gamme. Il faut simplement garder en tête qu’avoir une discussion importante dans un hall de gare bondé ou à proximité d’un carrefour animé n’est probablement pas la meilleure idée.
Shokz OpenDots 2Autonomie, les meilleurs de leur catégorie
Shokz n’a pas jugé nécessaire de revoir sa copie sur l’autonomie. Et ce n’est pas tant une infamie, tant les premiers OpenDots s’étaient déjà montrés endurants. Rebelote cette fois-ci puisque les 10 heures d’écoute annoncées avec une seule charge ont pratiquement été atteintes lors de notre test d’endurance.

À environ 50 % du volume, avec le mode Dolby Audio activé ponctuellement, les OpenDots 2 ont tenu près de 9 h 45 avant extinction complète. Pour comparaison, les Motorola Buds Loop flanchent autour de 8 h et les Huawei FreeClip 2 vers les 8 h 30.
Une prestation d’autant plus appréciable que le boîtier des OpenDots 2 permet de récupérer environ trois charges complètes supplémentaires. Soit une autonomie totale flirtant avec les 40 heures.
Shokz OpenDots 2Prix, disponibilité et concurrence
Les Shokz OpenDots 2 sont disponibles à partir du 4 juin 2026 au tarif de 199 euros. Ils se déclinent en trois coloris : blanc, gris et noir. La marque lance au même moment une déclinaison plus abordable, les OpenDots Air (photo ci-dessous), au prix de 129 euros. Toutefois, ces derniers font l’impasse sur plusieurs raffinements, dont le microphone à conduction osseuse, la technologie Bassphere 2.0 et l’étanchéité du boîtier.

Avec un tarif de 199 euros, les OpenDots 2 se positionnent parmi les références premium du segment. Au coude-à-coude, on retrouve les Huawei FreeClip 2 et les Sony LinkBuds Open, également affichés à 199 euros. En dessous, la concurrence s’organise autour des Motorola Buds Loop (149 euros), des Anker Soundcore AeroClip (129 euros) et des Realme Buds Clip (90 euros).





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