
Vous le savez probablement, Volkswagen n’est pas vraiment à la fête depuis quelques années. Le constructeur allemand a en effet connu une très grosse crise en 2024, l’obligeant à mettre en place des mesures drastiques. Ces dernières ont porté leurs fruits, et la situation s’est légèrement améliorée. En 2025, le groupe allemand a même affiché une belle progression de ses ventes de voitures électriques en Europe. Mais tout n’est pas rose pour autant, car les immatriculations en Chine ont quant à elles fortement chuté, de l’ordre de 8,4 %.
Un chiffre qui atteint même les -44 % pour les VE. Et ce alors que Volkswagen était il y a encore peu le constructeur numéro 1 dans l’Empire du Milieu. Désormais, il se situe sur la 3e marche du podium, derrière le leader mondial de l’électrique BYD et Geely. Et cela ne plaît pas du tout à son patron, Oliver Blume, qui veut rectifier le tir. Interrogé par le média Bild am Sonntag, celui-ci veut désormais miser sur la Chine pour se développer.

Et ce alors qu’il admet que « nous estimons que le coût de nos véhicules est trop élevé ». Certes, la production en Allemagne reste viable pour le moment, mais seulement si les coûts finissent par diminuer.
Il explique que la productivité doit quant à elle aussi augmenter tandis que l’entreprise doit s’adapter à « l’intensification de la concurrence mondiale de la Chine et aux barrières commerciales américaines ». Mais il admet que désormais, « développer et produire des véhicules en Allemagne, puis les exporter, ne fonctionne plus comme avant ».
« Beaucoup à apprendre de la Chine »
Désormais, le patron indique qu’il « vaut la peine de regarder au-delà de nos frontières ». Et cela car « l’Allemagne a beaucoup à apprendre du développement de la Chine ». C’est notamment pour cela que Volkswagen a noué des partenariats avec plusieurs entreprises chinoises, dont Xpeng afin de co-développer ses autos électriques. Mais désormais, le groupe veut aussi s’inspirer des méthodes de travail dans l’Empire du Milieu. Car son patron a observé « une discipline rigoureuse et un engagement sans faille dans la mise en œuvre ».
De plus, l’homme d’affaires rappelle que « le monde d’aujourd’hui est complètement différent d’il y a trois ans. L’Europe est un marché plus petit et plus concurrentiel. La Chine compte plus de 150 concurrents et une forte dynamique d’innovation ». Et les constructeurs doivent donc s’adapter au plus vite. C’est par exemple le cas de Renault, qui développe aussi certaines de ses autos en Chine, afin de réduire les délais et les coûts. C’est là-dessus que mise aussi Volkswagen, qui a affiché un résultat d’exploitation en forte baisse.

Et ce notamment en raison des droits de douane américains et des soucis liés aux batteries. Pour compenser, d’importantes économies ont aussi été effectuées, grâce à des plans mis en place par la marque. Ce n’est sans doute pas terminé, car Volkswagen pourrait ne pas exclure la fermeture d’autres usines.
En parallèle, Oliver Blume explique que « la capacité de production sera toujours surveillée de près, non seulement en Allemagne et en Europe, mais aussi en Chine, où nous avons déjà adapté notre réseau de production ». De plus, Volkswagen devrait également supprimer environ 50 000 emplois en Allemagne d’ici à 2030.
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