
Dans un communiqué publié le 1er septembre, DON’T NOD annonce vouloir « faire évoluer son modèle opérationnel » et « s’engager dans un projet de transformation ». Traduction : le studio français projette de licencier de nouveau dans un très orwellien plan de sauvegarde de l’emploi.
La direction a convoqué les représentants du personnel le 3 septembre pour ouvrir une procédure d’information-consultation, première étape avant un éventuel plan de sauvegarde de l’emploi. Le PSE, derrière son nom faussement rassurant, encadre les licenciements collectifs en France.


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DON’T NOD ne met pas tout sur le dos de la conjoncture. Le studio reconnaît une « dégradation des principaux indicateurs économiques du Groupe », dans une industrie du jeu vidéo où les conditions de financement se sont nettement durcies. Il y a moins d’argent pour lancer des jeux, et des studios sont poussés à réduire la voilure. Coté sur Euronext Growth Paris, DON’T NOD doit aussi rendre des comptes à ses actionnaires.
Les indépendants comme DON’T NOD encaissent de plein fouet la baisse des financements.
En octobre 2024, DON’T NOD avait déjà ouvert un « plan de réorganisation » qui menaçait jusqu’à 69 postes, soit près de 30 % de ses effectifs parisiens, à l’initiative de son PDG Oskar Guilbert. Après plusieurs semaines de grève, le syndicat était parvenu à faire baisser le nombre de licenciements. Le studio remet donc le même mécanisme en route moins de deux ans plus tard.
Ce que l’on saura le 3 septembre
Pour l’instant, aucun chiffre n’est dévoilé : ni nombre de postes menacés, ni périmètre concerné. Le studio promet de détailler son « projet de transformation » le 3 septembre après la clôture de la Bourse, une fois passées la réunion du conseil d’administration et celle des représentants du personnel. C’est à ce moment-là qu’on découvrira l’ampleur des dégâts.
DON’T NOD garde une vraie signature créative, avec des jeux comme Life is Strange, Vampyr ou Banishers : Ghosts of New Eden qui pèsent dans le jeu narratif. Reste que la créativité ne paie pas les salaires quand les ventes ne suivent pas.
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