Fin des jeux physiques : le patron d’Ubisoft donne raison à Sony

 
Depuis le début du mois et l’annonce de la fin de production des disques physiques par Sony, la communauté des joueurs est vent debout. Or, selon Yves Guillemot, PDG d’Ubisoft, cette fin du support physique ne devrait rien changer au marché, au contraire.
Screenshot

Ce jeudi 23 juillet, lors de la présentation du chiffre d’affaires d’Ubisoft au premier trimestre 2026, Yves Guillemot, son PDG, a donné son avis sur la fin du support physique actée par Sony PlayStation le 1er juillet dernier et programmé à . Interrogé sur le fait de savoir si la fin programmée du marché de l’occasion allait pénaliser les ventes de jeux et, par incidence, son groupe, le dirigeant a abondé dans le sens de Sony.

« Ce que nous avons vu sur PC, c’est que cela (la fin du support physique) a aidé le marché à progresser. »

Yves Guillemot lors de la présentation des résultats trimestriels de juillet 2026

En effet, l’expansion de la plateforme d’achat numérique Steam a permis au jeu sur PC de trouver un second souffle, mais le dirigeant français semble oublier que le marché du jeu PC et celui du jeu console sont deux mondes différents. Si le monde du PC est un peu plus ouvert avec de nombreuses plateformes d’achat; le PlayStation Store ou même le Nintendo Store font preuve d’un peu plus de rigidité. C’est le cas du récent bundle Kingdom Hearts tout simplement injouable pour les joueurs qui ont acheté ce dernier sur Switch 1.

M. Guillemot semble oublier que les situations ne sont pas réellement identiques et qu’une entreprise en position de monopole peut faire à peu près ce qu’elle veut. Et c’est ce qu’à déjà fait Sony il y a quelques semaines, donc pourquoi ne pas récidiver.

Un marché des consoles qui pourrait être plus accessible ?

L’autre argument du PDG d’Ubisoft est sans doute un peu plus audible, notamment dans ce contexte de crise de la RAM.

« Il y a aussi une certaine pression pour l’avenir sur le coût des machines, et le fait de pouvoir être uniquement numérique aidera, je dirais, à avoir des machines plus accessibles. Il y a des avantages et des inconvénients, mais nous pensons que cela ne perturbera pas trop l’industrie. »

Yves Guillemot lors de la présentation des résultats trimestriels de juillet 2026

Sur ce point difficile de contredire le début de citation. En effet, la PS6 qui commence à faire l’objet de nombreuses rumeurs fait déjà face à un contexte tendu. Lors de fuites récentes, le coût de fabrication évoquait un prix proche de 1000 dollars. Un consensus semble se faire autour d’un prix bien plus élevé que les précédentes consoles de salon.

Pour ce qui est du jeu d’occasion, comme le rapportent nos confrères des Numériques, la fin du marché physique fait que Sony sera désormais le seul décisionnaire des prix de ses jeux et même de sa durée de vie.

Et Ubisoft dans cette histoire ?

La petite phrase d’Yves Guillemot semble avoir fait mouche puisque les médias, nous les premiers, avons oublié le but premier de son intervention : les résultats de son groupe. Au premier trimestre 2026, le chiffre d’affaires d’Ubisoft a chuté de 13,7 %. Pour rappel l’éditeur français est en pleine restructuration de ses filiales depuis le début d’année.

Au programme plusieurs titres annulés, une refonte en cinq branches créatives, la fin du télétravail, la fermeture de plusieurs studios et aussi l’usage de l’IA générative. Depuis les dirigeants et les salariés du groupe travaillent dans une ambiance délétère. Si vous voulez suivre l’actualité autour de la situation d’Ubisoft, nous vous conseillons de suivre nos confrères de chez Origami.


Utilisez-vous Google News (Actualités en France) ? Vous pouvez suivre vos médias favoris. Suivez Frandroid sur Google News (et Numerama).

Recherche IA boostée par
Perplexity