On a essayé ZEWAY et son scooter électrique qui se recharge en 50 secondes

 

Récemment lancé à Paris, le service ZEWAY a officialisé ses débuts dans le cadre d’un événement inaugural. L’occasion de prendre en main son SwapperOne, scooter électrique qui se recharge en 50 secondes grâce à une batterie interchangeable et une borne dédiée.

Place de la Bourse, Paris. ZEWAY a investi les lieux : difficile de rater la marque, qui a disposé plusieurs exemplaires de son scooter électrique SwapperOne dans une zone délimitée où se sont rassemblés employés, journalistes, partenaires et investisseurs. ZEWAY veut marquer les esprits.

Déjà apparu dans nos colonnes en mai 2020, le service devait initialement se lancer en septembre de la même année. Mais c’était sans compter sur la pandémie mondiale du coronavirus, qui a engendré quelques retards. « Ça nous a aussi permis de peaufiner la formule et notre lancement », relativise un responsable de la marque.

L’inspiration Gogoro

Plus concrètement, ZEWAY reprend dans les grandes lignes le principe de Gogoro, à Taïwan. En situation de quasi-monopole dans son pays, Gogoro a fait des scooters électriques à batterie interchangeable son véritable fer de lance. Pour un succès incontestable et incontesté. En quelque sorte, ZEWAY cherche à devenir le Gogoro de l’Europe.

Son scooter électrique, le SwapperOne, dispose ainsi d’une batterie amovible sous la selle. Pour la recharger, il suffit de vous rendre à l’une des 40 stations d’échange dispatchées dans Paris et sa proche couronne, de retirer l’accumulateur vide du scooter et de l’insérer dans l’une des 8 trappes coulissantes de la borne.

En échange, la station va automatiquement ouvrir une autre trappe au sein de laquelle une batterie pleine sera mise à votre disposition. Le tout en 50 secondes chrono. En pratique, le système semble fiable et éprouvé. Et pour Amaury Korniloff, cofondateur de ZEWAY, cela permet de « régler le problème de la charge ».

La station d’échange, pierre angulaire de ZEWAY

« C’est en moyenne entre 4 et 5 heures pour recharger un scooter électrique. Ici, on supprime ce problème », a-t-il argué au micro, sous le ciel grisâtre de Paris. « Il nous a fallu 2 ans et demi de travail pour arriver à cette plateforme technologique ». Une plateforme vouée, du moins dans l’idée, à s’ouvrir à d’autres acteurs du secteur.

« On souhaite que notre plateforme s’ouvre aux autres constructeurs, pour les vélos cargo par exemple. On veut aussi se développer dans toutes les grandes villes européennes, mais aussi en zones touristiques ». Cette station d’échange est en fait la pierre angulaire de ZEWAY. Ici, l’autonomie ne compte plus. Ce qui compte, c’est la présence d’une station à proximité.

L’emplacement des stations, justement, n’a pas été choisi au hasard. ZEWAY s’est entouré de partenaires stratégiques pour composer le maillage le plus cohérent possible. Ainsi, 21 stations se trouvent dans une enseigne Monoprix. Les autres ont été installées dans des laveries, BNP Paribas, et même une station-service Esso.

« Ce sont des endroits avec de larges plages horaires d’ouvertures », souligne Stéphanie Gosset, cofondatrice. Chaque station est à retrouver sur l’application mobile ZEWAY : un emplacement gris signifie qu’aucune batterie chargée n’est disponible, un emplacement bleu vous indique la présence d’accumulateurs pleins.

Des fonctionnalités logicielles à venir

Les retours des premiers utilisateurs apportent aussi de nouvelles idées jusque-là insoupçonnées : « Par exemple, certains clients nous ont remonté le fait que l’application ne faisait pas apparaître les parkings de deux-roues à proximité des stations. À l’avenir, on va exploiter les données publiques de la mairie de Paris pour les ajouter », nous a expliqué un responsable.

Et de poursuivre : « D’autres rencontrent aussi des difficultés à trouver les bornes au sein des Monoprix. L’idée serait de leur fournir un plan pour se rendre à la station le plus facilement possible ». Bref, des améliorations sont à venir pour optimiser l’expérience client au fur et à mesure que les feedback se multiplient.

Plus concrètement, comment se comporte le scooter électrique SwapperOne ? Sachez qu’il est étonnement agile et léger : 74 kilos, lorsque le CityScoot atteint les 115 kilos. Le modèle de ZEWAY se montre maniable et facile à manipuler, même pour un novice comme moi. Durant mon court essai de 15 minutes, la prise en main s’est déroulée sans accroc.

Un scooter agile et nerveux

Slalomer ou remonter une file de voitures est tout à fait envisageable, même quand les couloirs sont très étroits. Le véhicule se montre aussi suffisamment nerveux et puissant pour s’extirper en premier d’un feu rouge qui passe au vert, ou pour remettre un bon coup de boost quand il le faut.

Au total, trois modes (Éco, Ride et Sport) vous apportent un niveau de puissance différent qui jouera sur l’accélération. En mode Sport, vous atteignez par exemple les 40 km/h en l’espace de 5 secondes.

Le moteur Bosch de 3 kW est même épaulé par une marche arrière qui peut être utile lorsque le scooter est garé sur une côte, et qu’il faille reculer pour l’extraire de sa place. Pour l’utiliser, il suffit de rester appuyer sur le bouton marche arrière situé sur la partie droite du guidon, et de donner quelques coups d’accélérateur pour sentir une petite impulsion.

Côté sécurité, le CBS (Combined Break System) permet de gérer automatiquement la répartition du freinage pour maintenir l’équilibre de l’engin. Je l’ai majoritairement utilisé durant ma sortie, pour un résultat convaincant. Je ne me suis jamais senti en danger par rapport aux freins. Je le répète : la prise en main est très bonne, même pour un débutant.

ZEWAY : le prix des abonnements longue durée

Sachez surtout que le scooter électrique SwapperOne ne vous appartient pas : c’est ici une location longue durée de 12 ou 36 mois, juste pour vous, incluant un accès illimité au réseau de stations, un kilométrage illimité, une assurance tous risques (via Allianz), l’entretien, l’assistance et les réparations.

L’offre d’un an est facturée 175 euros par mois, contre 130 euros mensuels pour celle de trois ans. Les deux formules sont par ailleurs éligibles au forfait mobilités durables, une allocation forfaitaire accordée par les entreprises à leurs salariés et limitée à 500 euros par an. Cela permet de faire chuter l’abonnement ZEWAY à 89 euros par mois.

Pour souscrire à un forfait, rendez-vous sur le site officiel de ZEWAY, qui a par ailleurs conclu un récent partenariat avec Fnac Darty pour exposer le scooter électrique dans six enseignes du groupe français. Enfin, les 300 premiers clients ont le droit à 300 euros d’accessoires offerts : d’une jupe Tucano Urbano à un porte-téléphone en passant par un top case Shad TM de 40 litres.

Comme l’automobile, le monde du deux-roues se tourne aussi vers l’électrique et les fabricants de scooters sont déjà nombreux à proposer des modèles 100 % électriques proposant un agrément similaire, voire supérieur, aux modèles thermiques. Voici…
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