Ferrari ne passera aux véhicules tout électrique qu’en 2025 au plus tôt

Qui l'eut cru : Ferrari est lent à la détente

 

Ferrari est connu pour ses grosses cylindrées extrêmement rapides. Mais alors que l'industrie automobile adopte le tout électrique à une vitesse affolante, le constructeur reste dans les starting-blocks.

Les voitures électriques sont l’avenir. Plus personne ne peut aller contre cette réflexion alors que notre planète se meurt et que les énergies fossiles s’amenuisent toujours plus.

Aussi, même les grands constructeurs automobiles passent les uns après les autres au tout électrique, après un premier pas vers l’hybride. Néanmoins, alors Ferrari a présenté au milieu d’année son tout premier véhicule hybride, la SF90 Stradale, le constructeur ne semble pas prêt à un plus grand changement.

Pas de Ferrari tout électrique avant 2025

Lors d’une visite d’usine Ferrari à Maranello cette semaine rapportée par Reuters, le PDG de Ferrari Louis Camilleri est revenu sur la situation pour son entreprise. Et selon lui, la technologie n’est pas encore prête pour que Ferrari passe au tout électrique, et particulièrement un élément : « La technologie de batterie n’est pas là où elle devrait être pour le moment ».

L’homme d’affaires précise sa pensée : « Il y a toujours de grands problèmes en termes d’autonomie, de rapidité de recharge. Donc nous finirons par en créer une [voiture totalement électrique], mais ce sera après 2025. Pas à court terme ».

Rappelons tout de même que Ferrari ambitionne que d’ici 2022, 60% de ses voitures vendues soient des hybrides. Le groupe Ferrari considère aussi des formes alternatives de carburant, comme l’hydrogène ou le biocarburant.

Déjà en retard ?

D’un côté, la position du groupe Ferrari se comprend. Les technologies de batterie sont en manque d’une révolution, c’est indéniable, et les solutions disponibles actuellement ne suffisent pas à pleinement retrouver l’expérience d’un véhicule utilisant du carburant.

Cependant, il est évident que l’électrique est l’avenir. Outre les considérations écologiques évidentes, le groupe Ferrari risque de prendre énormément de retard sur le développement de ces technologies amenées nécessairement à supplanter le moteur à explosion.

Avec des concurrents historiques déjà dans la course et de nouveaux concurrents comme Tesla toujours plus plébiscités à mesure que les années passent, Ferrari fait peut-être ici preuve d’un peu trop de conservatisme.

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