
La France traverse sa troisième canicule de l’année, et le scénario de l’été se répète : les rayons climatiseurs se vident en quelques heures, les réassorts partent aussi vite, et le Midea PortaSplit, star de la catégorie, est introuvable ou revendu à prix gonflé. Notre guide des meilleurs climatiseurs mobiles reste la référence si vous en trouvez un en stock, mais soyons honnêtes : en pleine vague de chaleur, la chasse tient de la loterie.
L’autre voie classique, la climatisation split fixe, se heurte à trois murs. Le premier est légal : poser un split soi-même est interdit dès qu’il y a du fluide frigorigène à manipuler, la mise en service étant réservée à un frigoriste certifié. Le deuxième est administratif : une unité extérieure modifie la façade, et la loi impose un vote de l’assemblée générale en copropriété. Le troisième est pratique : les installateurs affichent complet en juillet.

Il existe une troisième catégorie, méconnue, entre le mobile et le split : la pompe à chaleur air-air monobloc murale, sans unité extérieure. Tout le circuit frigorifique tient dans un seul bloc fixé à l’intérieur, contre un mur donnant sur l’extérieur. L’air s’échange avec le dehors par deux conduits qui traversent le mur, protégés côté façade par de simples grilles. Le circuit est scellé en usine, pré-chargé, avec moins de 2 kg de fluide : pas de raccordement frigorifique, donc pas de frigoriste obligatoire. Et contrairement aux climatiseurs mobiles, ces appareils sont largement en stock, parfois en promotion. Comme le détaille Numerama, plusieurs modèles sont disponibles immédiatement.
Une PAC monobloc sans unité extérieure, c’est quoi ?
Une pompe à chaleur ne fabrique pas du froid comme un radiateur fabrique du chaud : elle déplace des calories d’un côté à l’autre d’un mur grâce à un fluide frigorigène. En hiver, elle capte la chaleur de l’air extérieur pour la transférer dedans. En été, une version réversible fait l’inverse, elle extrait la chaleur du logement et la rejette dehors. Sur une clim split classique, cette machinerie se répartit entre une unité intérieure et un groupe extérieur en façade. Sur un monobloc mural, tout tient dans le même caisson, fixé à l’intérieur.

L’échange d’air avec l’extérieur passe par deux conduits d’environ 16 à 20 cm de diamètre percés dans le mur, l’un pour aspirer, l’autre pour rejeter. Côté façade, on ne voit que deux grilles rondes, bien plus discrètes qu’un groupe extérieur qui vibre. C’est ce qui distingue cette catégorie du Midea PortaSplit : le PortaSplit reste un mobile à deux blocs reliés par un flexible passé par la fenêtre, tandis que le monobloc mural est une installation fixe, définitive, sans rien poser sur le balcon.

Le point qui rend cette catégorie légalement accessible aux particuliers : le circuit frigorifique arrive scellé et pré-chargé d’usine, avec moins de 2 kg de fluide, et vous n’y touchez jamais. Pas de liaisons à raccorder, pas de tirage au vide, pas de manipulation de gaz. Vous restez donc hors du périmètre qui impose une attestation de capacité, celui qu’on détaille dans notre article sur la légalité de l’installation d’un split soi-même. Attention tout de même : certains modèles exigent un formulaire CERFA à l’achat, signe qu’un professionnel certifié reste requis. Vérifiez ce point avant de commander.
Pourquoi c’est la bonne fenêtre de tir pendant la pénurie
Le premier argument, c’est le stock. Pendant que les acheteurs s’arrachent les monoblocs mobiles et guettent les réassorts du PortaSplit, les PAC murales dorment dans les entrepôts, parfois avec des remises. Personne ne pense à taper « pompe à chaleur » quand il cherche une clim, et les vendeurs les rangent dans un autre rayon.
Le deuxième argument, c’est la performance à l’usage. Un monobloc mobile à simple tuyau souffre d’un défaut de conception : en expulsant l’air chaud par sa gaine, il met la pièce en dépression, qui réaspire l’air brûlant de l’extérieur par tous les interstices. Ce phénomène peut rogner 10 à 30 % de l’efficacité. La PAC murale échappe complètement au problème : ses deux conduits forment un circuit d’air équilibré, un qui aspire, un qui rejette, sans toucher à la pression de la pièce. Ajoutez un compresseur Inverter sur la plupart des modèles, qui module sa puissance au lieu de fonctionner en tout ou rien, et la consommation descend nettement sous celle d’un mobile. Notre mesure de la facture d’électricité réelle des climatiseurs a chiffré l’écart : un monobloc mobile coûte jusqu’à 2,4 fois plus cher à l’usage qu’un système à air équilibré, à confort égal.
Le troisième argument, c’est la réversibilité. Ces appareils chauffent l’hiver, avec le rendement d’une pompe à chaleur, autour de 3 kWh de chaleur restitués par kWh consommé (COP de 2,8 à 3,4 selon les modèles), contre 1 pour 1 avec un radiateur électrique. L’achat s’amortit donc sur deux saisons, pas seulement pendant les canicules. Pour un logement chauffé aux convecteurs, le calcul devient vite favorable.
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Cette catégorie n’est pas magique, et mieux vaut connaître ses limites avant de percer un mur.
Une puissance en retrait
Les modèles du marché s’échelonnent de 8 000 à 12 000 BTU (environ 2,3 à 3,5 kW de froid), là où un split fixe monte bien plus haut. En pratique, une PAC murale couvre une pièce de 15 à 40 m² selon le modèle et l’isolation, pas un plateau ouvert de 60 m². Le rendement reste aussi un cran sous celui d’un bon split, dont le compresseur déporté travaille dans de meilleures conditions. Pour dimensionner correctement, la règle des 100 W de froid par m² s’applique, et notre guide pour décrypter une fiche technique (BTU, SEER, dB, fluide) vous évitera de surpayer un appareil mal taillé.
Le bruit du compresseur reste dans la pièce
C’est la conséquence directe du format monobloc : le compresseur est dedans, avec vous. Comptez 39 à 48 dB selon les modèles et les vitesses, quand un split mural descend à 25-30 dB côté pièce. C’est nettement mieux qu’un monobloc mobile (50 à 65 dB), mais pour une chambre, visez les modèles dotés d’un vrai mode nuit sous 40 dB, et rappelez-vous que l’échelle des décibels est logarithmique : 10 dB d’écart, c’est un bruit perçu deux fois moindre. Là encore, méfiez-vous du chiffre unique affiché en gros, souvent mesuré à la vitesse minimale ; la fourchette haute décrit vos soirées.
L’encombrement et l’intégration
Ces appareils sont grands et lourds. Comptez environ un mètre de large, 55 à 60 cm de haut, et 40 à 45 kg à fixer au mur. Le format fin (16 à 20 cm de profondeur) les rend moins envahissants qu’un radiateur d’époque, mais il faut leur trouver un pan de mur libre, donnant sur l’extérieur, et accepter deux grilles visibles en façade. Dans un immeuble, ces grilles modifient l’aspect extérieur : le sujet copropriété se pose, on y revient plus bas.
Le fluide R290 et la hauteur d’installation
La plupart de ces PAC récentes fonctionnent au R290, du propane. Excellent bilan climatique (GWP de 3, contre 675 pour le R32), bonnes performances, mais un gaz inflammable, plus lourd que l’air. En cas de fuite, il s’accumule au sol. C’est précisément ce qui a valu un rappel à des climatiseurs Qlima installés trop bas : respectez scrupuleusement la hauteur minimale d’installation indiquée par le fabricant, souvent au-dessus d’une certaine distance du sol, et ne l’installez jamais dans un local avec des sources d’ignition à ras du sol. Ce n’est pas un défaut du R290, c’est une règle de pose à prendre au sérieux.
L’installation en détail : percer, fixer, raccorder
C’est le vrai sujet de cette catégorie, et celui que les fiches produit expédient en une ligne. « Sans professionnel » ne veut pas dire « facile » : il faut percer deux trous de 16 à 21 cm de diamètre dans un mur extérieur, et ça ne se fait pas avec la perceuse du dimanche. Voici ce qui vous attend, étape par étape.
Étape 1 : choisir le mur et vérifier ce qu’il y a dedans
Il faut un mur donnant directement sur l’extérieur, avec un pan libre de la largeur de l’appareil, et rien d’enterré dedans à l’endroit des percements. Passez un détecteur de matériaux (20 à 40 euros) pour repérer câbles électriques, canalisations et armatures.

Vérifiez aussi la nature du mur : parpaing et brique se percent bien, le béton armé demande plus de matériel et de patience, et la pierre épaisse de 50 cm transforme le chantier. Dehors, contrôlez que les sorties ne tombent ni sur une descente de gouttière, ni face à la fenêtre du voisin (le flux d’air rejeté est chaud en été).
Étape 2 : la carotteuse, l’outil qui change tout
Pour des trous de ce diamètre, l’outil adapté est la carotteuse diamantée avec une couronne de 160 à 210 mm selon le modèle de PAC. C’est un matériel de pro, qui se loue entre 80 et 150 euros la journée (couronne comprise) chez les loueurs de matériel ou certaines grandes surfaces de bricolage.

Deux trous se percent dans la journée, location rentabilisée. L’alternative pour les murs tendres (parpaing creux, brique) : un perforateur costaud et une scie trépan, plus lent et moins propre, mais faisable. Sur du béton armé, la carotteuse ne se discute pas, et prévoyez de l’eau pour le refroidissement selon le modèle. Percez avec une très légère pente vers l’extérieur (1 à 2 %), pour que l’eau de pluie et la condensation s’écoulent dehors et pas dans votre salon.

Un mot de sécurité qui n’est pas du luxe : une carotteuse de ce calibre a du couple, elle se bloque net si la couronne coince, et l’ensemble pèse lourd à bout de bras. Lunettes, gants, casque antibruit, et idéalement un bâti support pour percer droit. Si vous n’avez jamais tenu ce genre de machine, faites-vous accompagner par quelqu’un qui l’a déjà fait, ou confiez juste le perçage à un artisan (un maçon facture les deux carottages 100 à 250 euros, sans toucher à la partie clim).
Étape 3 : fixer 40 kg au mur, proprement
L’appareil se suspend à un rail ou une platine fournie, comme un gros radiateur. Le point critique, c’est la fixation : 40 à 45 kg en statique, plus les vibrations du compresseur pendant des années. Sur du parpaing plein ou du béton, des chevilles à expansion métalliques adaptées au poids suffisent. Sur du parpaing creux ou de la brique alvéolaire, passez aux chevilles chimiques (scellement à la résine), seules capables de tenir la charge dans le temps. Respectez la hauteur minimale du fabricant, en particulier sur les modèles au R290, comme vu plus haut. Vérifiez le niveau au millimètre : un appareil penché draine mal ses condensats.
Étape 4 : les finitions qui font la différence
Il reste trois chantiers courts. Les conduits d’abord : on glisse les manchons dans les carottages, on cale, et on soigne l’étanchéité à la mousse expansive ou au mortier, sous peine de créer un pont thermique et une entrée d’air permanente. Côté façade, on visse les grilles de protection fournies, avec un joint silicone sur le pourtour. Les condensats ensuite : en mode froid, l’appareil produit de l’eau, évacuée selon les modèles par un troisième petit perçage, par les conduits existants ou par un réservoir à vider. Lisez la notice sur ce point avant de percer, pour tout faire en une seule session de carottage. L’électricité enfin : ces appareils tirent 800 à 1 200 W, et la norme NF C 15-100 réclame une ligne dédiée avec son disjoncteur (16 A sur du 2,5 mm² couvre tous les cas), pas une multiprise derrière le canapé. Si le tableau est loin, c’est le moment de faire passer un électricien pour ce seul poste, une intervention courte et peu coûteuse.
Un bon bricoleur équipé boucle l’installation en une journée, perçage compris. Quelqu’un qui n’a jamais percé qu’une cheville pour une étagère devrait sérieusement envisager de sous-traiter le carottage, et garder le reste (fixation, conduits, mise en route) pour lui. Même en payant un maçon pour les trous, l’addition reste très en dessous d’une pose de split par un frigoriste.
Locataire, copropriété : qui doit dire oui ?
Pas de frigoriste obligatoire ne veut pas dire pas d’autorisation. Deux trous de 20 cm dans un mur extérieur et deux grilles en façade, ça ne se décide pas seul dans tous les cas de figure.
En copropriété, les percements traversent un mur porteur ou de façade, presque toujours une partie commune, et les grilles modifient l’aspect extérieur de l’immeuble. L’autorisation de l’assemblée générale est donc requise, au même titre qu’une unité extérieure de split, comme le détaille notre article sur ce que dit la loi avant d’installer une climatisation en copropriété. L’argument à faire valoir en AG : deux grilles discrètes, pas de bloc qui vibre, pas de nuisance sonore pour les voisins, c’est un dossier bien plus facile à défendre qu’un groupe extérieur. Et si l’assemblée refuse, tout n’est pas perdu : des recours existent après un refus, jusqu’au tribunal judiciaire, à condition de présenter un dossier technique sérieux. Ce qu’il ne faut surtout pas faire : poser en douce, la dépose sous astreinte coûte bien plus cher que la patience.
En location, percer deux trous de 20 cm dépasse très largement le simple aménagement autorisé par la loi de 1989 : il faut l’accord écrit du bailleur avant tout, puis celui de la copropriété si l’immeuble en relève. Un propriétaire de maison individuelle, lui, ne demande l’avis de personne, hors secteur protégé par les Bâtiments de France où une déclaration peut s’imposer pour la façade.
Si ces autorisations bloquent et que l’urgence commande, le repli reste le climatiseur mobile monobloc, qui ne modifie rien à l’immeuble et ne demande aucun accord : notre comparatif des meilleurs climatiseurs mobiles et connectés recense les modèles qui valent le coup, quand ils sont en stock.
Notre sélection : les modèles en stock
Trois modèles se détachent dans cette catégorie, disponibles immédiatement au moment où nous écrivons ces lignes. Trois gabarits de puissance, trois budgets, la même logique de pose.
Voltman 8 000 BTU : la porte d’entrée
La PAC réversible Voltman vise les petites pièces, avec une surface conseillée de 15 à 23 m² : une chambre, un bureau, un petit salon. Elle rafraîchit l’été, assure un chauffage d’appoint à la mi-saison, et son niveau sonore reste contenu pour la catégorie, entre 39 et 47 dB selon le mode (certaines fiches marchandes affichent toutefois jusqu’à 58 dB à pleine puissance : vérifiez la valeur du modèle exact commandé). Le pilotage passe par l’appareil, la télécommande ou l’application Voltman Connect.

Son gabarit reste imposant pour un monobloc mural (58,5 x 20,5 x 100 cm, 44,5 kg), à anticiper au moment de la fixation. À 999 euros, c’est le ticket d’entrée de la catégorie.
| Puissance | Surface | Niveau sonore | Prix |
|---|---|---|---|
| 8 000 BTU | 15 à 23 m² | 39 à 47 dB | 999 € |
Optimea 9 000 BTU : le format le plus fin
La PAC réversible Optimea joue la carte de la discrétion avec ses 16 cm de profondeur seulement (100 x 55 x 16 cm), le format le plus fin de cette sélection, qui se fait presque oublier sur un mur. Pensée pour les pièces jusqu’à 25 m², elle embarque la technologie Inverter, 9 000 BTU en froid, un appoint électrique en chauffage et le Wi-Fi intégré pour le pilotage à distance.

Le niveau sonore grimpe jusqu’à 48 dB à pleine puissance, correct pour une pièce de vie, un peu juste pour une chambre de dormeur léger. Comptez 1 490 euros.
| Puissance | Surface | Niveau sonore | Prix |
|---|---|---|---|
| 9 000 BTU | Jusqu’à 25 m² | Jusqu’à 48 dB | 1 490 € |
Airton 12 000 BTU : le plus puissant
La PAC réversible du français Airton couvre l’essentiel : froid, chaud, ventilation et déshumidification, avec un pilotage Wi-Fi via l’application SmartLife.

Ses 12 000 BTU en font le plus costaud de cette sélection, taillé pour une pièce de 25 à 40 m² selon l’isolation, et son niveau sonore reste maîtrisé, jusqu’à 40 dB. La façade sobre s’intègre bien, mais la pose reste sérieuse, avec les deux carottages de rigueur. À 1 199 euros, son rapport puissance-prix est le meilleur du lot.
Un mot sur le support logiciel et la garantie, souvent absents de ces fiches produit : la plupart de ces monoblocs sont garantis deux ans (trois chez certains fabricants comme Airton), et le pilotage passe par des applications tierces (Tuya Smart, SmartLife) dont la pérennité dépend de l’éditeur, pas de la marque. À vérifier avant d’acheter, surtout si le Wi-Fi fait partie des arguments de vente.
| Puissance | Surface | Niveau sonore | Prix |
|---|---|---|---|
| 12 000 BTU | 25 à 40 m² | Jusqu’à 40 dB | 1 199 € |
Nos conseils avant de vous lancer
- Dimensionnez juste. 100 W de froid par m² sous 2,5 m de plafond, à majorer plein sud ou sous les toits. Un appareil trop petit tourne à fond en permanence, un trop gros multiplie les cycles courts. Notre guide de lecture des fiches techniques détaille les pièges (BTU, SEER, dB annoncés à la vitesse minimale).
- Regardez le SEER, pas seulement le prix. Sur un appareil qui servira aussi de chauffage, quelques points d’efficacité se traduisent en dizaines d’euros par an. Pour vous faire une idée des ordres de grandeur réels, on a mesuré ce que coûte vraiment un climatiseur à l’usage.
- Réglez 25 ou 26 °C, pas 21. Chaque degré de consigne en moins ajoute 7 à 10 % de consommation, quelle que soit la technologie.
- Vérifiez le fluide et la hauteur de pose. Le R290 est le meilleur choix climatique, mais il impose de respecter la hauteur minimale d’installation, comme l’a rappelé le cas Qlima.
- Sécurisez les autorisations avant d’acheter. Accord du bailleur en location, vote d’AG en copropriété. Le matériel se revend mal, un trou dans un mur ne se rend pas.
- Réservez la carotteuse en avance. En pleine canicule, les loueurs sont dévalisés comme les rayons clim. Comptez 80 à 150 euros la journée avec la couronne.
- Nettoyez les filtres chaque mois en saison. Un filtre encrassé force le compresseur et gonfle la facture, sur ce format comme sur tous les autres.
FAQ : tout savoir sur les PAC murales sans unité extérieure
Quelle différence entre une PAC monobloc murale et un climatiseur mobile ?
Les deux logent tout le circuit frigorifique dans un seul bloc, mais le mobile se pose au sol avec une gaine par la fenêtre, tandis que la PAC murale se fixe définitivement au mur avec deux conduits traversants. Ce circuit d’air équilibré supprime la dépression qui plombe le rendement des mobiles à simple tuyau, le compresseur Inverter réduit la consommation, et l’appareil chauffe aussi l’hiver. En contrepartie, l’installation demande deux carottages et les autorisations qui vont avec, quand un mobile se branche en cinq minutes. Pour comparer avec les mobiles disponibles, consultez notre guide des meilleurs climatiseurs mobiles.
Faut-il un frigoriste pour installer une PAC monobloc murale ?
Non dans la plupart des cas, et c’est tout l’intérêt de la catégorie. Le circuit frigorifique arrive scellé et pré-chargé d’usine, avec moins de 2 kg de fluide, sans aucun raccordement à effectuer : vous restez hors du périmètre qui impose une attestation de capacité, contrairement à un split classique dont la mise en service est réservée à un professionnel certifié. Exception : certains modèles réclament un formulaire CERFA à l’achat, signe qu’un pro reste requis. Vérifiez ce point sur la fiche produit avant de commander.
Quel outillage faut-il pour percer le mur ?
Deux trous de 16 à 21 cm de diamètre exigent une carotteuse diamantée, un matériel de pro qui se loue 80 à 150 euros la journée, couronne comprise. Sur un mur tendre (parpaing creux, brique), un gros perforateur avec scie trépan peut dépanner, plus lentement. Sur du béton armé, la carotteuse est incontournable. Ajoutez un détecteur de matériaux pour éviter câbles et canalisations, percez avec une légère pente vers l’extérieur, et si vous n’avez jamais manié ce type de machine, sous-traitez les deux carottages à un maçon (150 à 300 euros) et gardez le reste de la pose pour vous.
Peut-on installer une PAC murale en copropriété ou en location ?
Pas sans accord. En copropriété, les percements touchent la façade (partie commune) et les grilles modifient l’aspect extérieur : il faut un vote de l’assemblée générale, comme le prévoit la loi, même si le dossier est plus facile à défendre qu’un groupe extérieur. En cas de refus, des recours existent devant le tribunal judiciaire. En location, l’accord écrit du bailleur est indispensable avant celui de la copropriété. Poser sans autorisation expose à une dépose sous astreinte, à vos frais.
Une PAC murale consomme-t-elle beaucoup d’électricité ?
Moins qu’un climatiseur mobile, à confort égal. Le compresseur Inverter module sa puissance au lieu de fonctionner en tout ou rien, et le circuit d’air équilibré évite la dépression qui fait surconsommer les monoblocs mobiles. Nos mesures à la prise connectée montrent qu’un mobile classique coûte jusqu’à 2,4 fois plus cher à l’usage qu’un système sans dépression. En chauffage, le rendement de pompe à chaleur (3 à 4 kWh restitués par kWh consommé) enfonce le radiateur électrique. Prévoyez tout de même une ligne électrique dédiée avec son disjoncteur, imposée par la norme NF C 15-100.
Le R290 (propane) est-il dangereux ?
Bien installé, non. Le R290 équipe la majorité des appareils récents, avec un impact climatique quasi nul (GWP de 3) et de bonnes performances. Sa contrainte, c’est son inflammabilité : plus lourd que l’air, il s’accumule au sol en cas de fuite. D’où une règle stricte de hauteur minimale d’installation, dont le non-respect a valu un rappel à des climatiseurs Qlima installés trop bas. Respectez la notice au centimètre, et évitez les pièces avec sources d’ignition au ras du sol. Le circuit scellé, lui, ne demande aucun entretien du gaz : seuls les filtres se nettoient.
Que faire si je ne peux ni percer ni trouver de clim mobile en stock ?
Surveillez les réassorts du Midea PortaSplit et de ses nouveaux rivaux (Qlima QsplitFlex, Rexair, Remko), qui offrent le silence d’un split sans percement, en passant le flexible par la fenêtre entrouverte. Notre guide des climatiseurs mobiles est mis à jour au fil des disponibilités. Et en attendant, si vous avez déjà un monobloc mobile, assurez-vous au moins qu’il travaille dans de bonnes conditions en limitant la dépression qui plombe ses performances : calfeutrage de la fenêtre et gaine courte récupèrent une bonne partie du rendement perdu.
Certains liens de cet article sont affiliés. On vous explique tout ici.

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