
La climatisation a longtemps été vue comme un luxe, avant que les épisodes caniculaires, de plus en plus intenses et répétés, ne changent la donne. Une climatisation réversible fixe demande un investissement lourd : le climatiseur mobile en est l’alternative la plus accessible, avec ses qualités et ses limites. Nous avons testé plusieurs modèles, dont les tarifs s’échelonnent de 300 à 1 000 euros.
Pour aller plus loin, consultez aussi notre comparatif des meilleurs ventilateurs connectés, notre guide des purificateurs d’air et notre sélection de capteurs de qualité de l’air. Et avant l’installation, lisez notre tutoriel sur les 5 erreurs qui plombent un climatiseur mobile.
Notre sélection en bref
Attention, en cette période de fortes demandes, faites attention aux délais de livraison. Il se peut qu’un produit mettre plusieurs semaines à arriver chez vous.
- Notre coup de cœur : EcoFlow Wave 3 à 899 € — le plus abouti et le plus polyvalent, nomade et 2-en-1 (8/10).
- Le meilleur rapport qualité-prix : Dreo 12 000 BTU à 379 € — bon équilibre puissance, bruit et connectivité. Si rupture, le DREO 7500 BTU à 459 euros.
- Le moins cher : Dreame P-Wind10-C 7000 à 399 € — 3-en-1 compact, excellent rapport qualité-prix.
- Pour les grandes pièces : De’Longhi Pinguino PACEX130 à 670 € — jusqu’à 45 m² avec un bruit maîtrisé. (Plus cher que d’habitude)
- La version plus compacte : De’Longhi Pinguino Compact à 419 euros.
- Le plus innovant (split sans tuyau) : Le Midea avec évacuation nouvelle version à 499 euros ou le Midea PortaSplit à 999 € — performances proches d’un split fixe, sans tuyau.
- Le plus puissant à petit prix : TCL P16P6CSW0 à 749 € — 16 000 BTU pour les grandes pièces. (Plus en stock)
Comment choisir son climatiseur mobile : nos conseils
Monobloc ou split mobile : deux approches
La grande majorité des climatiseurs mobiles sont des monoblocs : un seul appareil, avec un tuyau d’évacuation à faire passer par une fenêtre. C’est simple, mobile et abordable, mais ce tuyau crée une entrée d’air chaud à calfeutrer, et le compresseur intégré génère un peu de bruit. Le split mobile, dont le Midea PortaSplit est le représentant, déporte le compresseur à l’extérieur : pas de gros tuyau, pas de dépression, des performances proches d’une climatisation fixe, mais un poids et un prix plus élevés.
La puissance (BTU ou watts) selon la surface
C’est le critère décisif. La puissance frigorifique s’exprime en BTU/h ou en watts (1 W ≈ 3,4 BTU/h). Comptez environ 100 BTU par m² pour une pièce bien isolée, à majorer si la pièce est très ensoleillée, sous les toits ou haute de plafond. Quelques repères :
- Jusqu’à 15 m² : 5 000 à 9 000 BTU (environ 1 500 à 2 600 W).
- 15 à 25 m² : 9 000 à 12 000 BTU (environ 2 600 à 3 500 W).
- 25 à 40 m² : 12 000 à 16 000 BTU (environ 3 500 à 4 600 W).
Un appareil sous-dimensionné tournera en continu sans jamais atteindre la consigne, et un modèle surdimensionné consommera pour rien. Mieux vaut viser juste. De manière globale, voici tout ce qu’il faut savoir sur les fiches techniques des climatiseurs.
Le calfeutrage de la fenêtre, l’étape qu’on néglige
Sur un monobloc, le tuyau d’évacuation doit sortir par une ouverture, ce qui laisse entrer de l’air chaud si rien n’est prévu. Un kit de calfeutrage (une toile zippée fixée par scratch sur l’entrebâillement) règle le problème pour quelques euros, sur fenêtre coulissante, battante ou Velux.
Pour aller plus loin
Climatiseur mobile : voici les 5 erreurs qui plombent votre installation
Sans ce calfeutrage, l’appareil lutte contre l’air extérieur et perd une bonne partie de son efficacité. Pour creuser le sujet, voyez nos conseils pour éviter la dépression qui plombe les performances.
Pour aller plus loin
Climatiseur mobile : comment éviter la dépression qui plombe ses performances
N’hésitez pas à consulter notre guide sur les 5 erreurs à ne pas faire avec votre climatiseur mobile.
Le bruit, surtout pour une chambre
Un climatiseur mobile fait du bruit, entre 44 et 69 dB selon les modèles et la vitesse de ventilation. Pour une chambre, visez un appareil capable de descendre sous 55 dB en mode nuit ou éco. Dans notre sélection, l’EcoFlow Wave 3 est le plus discret (44 à 47 dB en mode Eco), tandis que les modèles les plus puissants grimpent près de 69 dB à plein régime.
La consommation, la connectivité et les fonctions bonus
Un climatiseur mobile reste énergivore (900 à 2 500 W en fonctionnement), et l’ADEME rappelle qu’il consomme en moyenne jusqu’à 2,5 fois plus qu’un split fixe à efficacité égale. La connectivité aide à limiter la facture : pilotage par application, commande vocale via Alexa ou Google Home, programmation horaire et déclenchement selon la géolocalisation, pour ne climatiser que lorsque c’est utile. Pensez enfin aux fonctions complémentaires : la plupart des modèles font aussi déshumidificateur, certains chauffent en hiver (réversible), et tous demandent un nettoyage régulier du filtre.
Notre test et sélection des meilleurs climatiseurs mobiles connectés en 2026
Dreo climatiseur 10 000 BTU : le bon équilibre

C’est notre recommandation pour la plupart des foyers. Avec ses 10 000 BTU, ce Dreo refroidit efficacement une pièce de 20 à 25 m². Il se déplace facilement grâce à ses roulettes et sa poignée, et son écran LED affiche les réglages d’un coup d’œil. La télécommande, claire et dotée de son propre écran, complète une connectivité réussie : pilotage via l’application Dreo et compatibilité Google Home et Alexa. Il reste discret, autour de 50 dB en mode Normal. À 499 euros, l’équilibre puissance, bruit, connectivité et prix est le meilleur de ce dossier.
Pour une plus petite surface ou un budget plus serré, le Dreo 7 500 BTU est disponible à 379 euros.
EcoFlow Wave 3 : notre coup de cœur
L’EcoFlow Wave 3 est le climatiseur le plus atypique de cette sélection. Son design séduit d’emblée : robe aluminium et noir, rétroéclairage bleu en façade. Il est aussi très compact (51,8 × 29,7 × 33,6 cm pour 15,3 kg), avec une réserve : il n’a pas de roues, il faut donc le porter.
C’est un appareil pensé pour le nomadisme, capable de climatiser une tente ou un camping-car. Avec sa batterie additionnelle (en option), il offre jusqu’à 8 heures d’autonomie, et se recharge sur secteur, panneau solaire, station électrique EcoFlow ou chargeur d’alternateur. Une plaque de calfeutrage pour fenêtre coulissante est fournie, et l’appareil dispose de deux orifices, l’un pour évacuer l’air chaud, l’autre pour aspirer l’air frais extérieur.
Il n’y a pas de télécommande : tout passe par les boutons physiques et par l’application EcoFlow, l’une des meilleures du genre. Une fois le climatiseur branché, l’app le détecte même hors tension ; après la saisie du code Wi-Fi, l’appairage se termine en trois minutes. L’interface est claire (roue crantée pour la température, réglage de la ventilation, modes Max, Eco et Automatique), avec minuteur et planning. Les scénarios passent par Alexa ou Google Home, et on regrette l’absence de HomeKit.
Avec 6 100 BTU en refroidissement (6 800 BTU en chauffage), il fait nettement mieux que le Wave 2. EcoFlow annonce une baisse de 8 °C en 15 minutes à pleine puissance (1 800 W) ; dans une pièce de 12 m², le refroidissement uniforme arrive en 6 à 7 minutes, et dans notre salle de test de 25 m², il faut 15 à 20 minutes pour un bon résultat, 25 à 30 minutes pour la température voulue. En mode Max, la consommation grimpe à 1 800 W au pic, mais le mode Eco la contient à 200-300 W tout en maintenant une bonne température. Côté bruit, 53 dB ventilation à fond, 47 dB en Eco, 44 dB au minimum : un climatiseur réellement silencieux.
L’EcoFlow Wave 3 est plus cher que des concurrents à 12 000 ou 16 000 BTU alors qu’il n’affiche que 6 100 BTU, mais il se rattrape sur le design, la polyvalence intérieur/extérieur, l’application et son rôle de chauffage d’appoint. C’est un produit coup de cœur, performant et polyvalent, à réserver à qui valorise le nomadisme. Notre avis : 8/10.
Dreame P-Wind10-C 9000 : le meilleur petit prix

Le climatiseur de Dreame est un appareil 3-en-1 : refroidissement (9 000 BTU, pour les pièces jusqu’à 33 m²), ventilation et déshumidification. Il marque des points sur la compacité (30,5 x 28,5 x 70 cm), avec un design plutôt réussi, disponible en blanc ou en noir. Son flux d’air « 3D » et son oscillation automatique répartissent la fraîcheur de façon homogène, et il se contrôle de trois manières : écran LED tactile, télécommande, ou application Dreame à distance.
Vendu d’ordinaire 399 euros (notamment sur Amazon), il tombe en ce moment à 299 euros sur la boutique de la marque. À ce tarif, c’est l’un des meilleurs rapports qualité-prix du marché.
TCL P16P6CSW0 : le plus puissant à petit prix

C’est l’un des plus gros gabarits de la sélection (45 x 74,5 x 39,6 cm). TCL vise la puissance brute pour de grandes surfaces tout en restant sous 800 euros, ce qui se ressent sur la finition : propre, mais moins soignée qu’un De’Longhi, avec quelques assemblages qui jouent un peu et des mécanismes apparents. Le contrôle se fait par une télécommande très complète ou par l’application TCL Home, et l’installation est simple.
L’application reste minimaliste : marche/arrêt depuis l’accueil, et réglages détaillés (température, modes climatiseur, déshumidificateur ou ventilateur, puissance) dans la page dédiée. Nous n’avons pas réussi à créer de planning sur iOS, l’icône étant trop proche de l’indicateur de batterie ; sur Android, aucun souci. La création de scénarios n’est pas possible dans l’app, mais l’intégration à Alexa et Google Home fonctionne sans accroc.
TCL annonce 4 600 W (16 000 BTU/h), de quoi traiter des pièces de 18 à 40 m². Dans notre salle de 25 m², le refroidissement est convenable en 5 à 8 minutes, homogène en une quinzaine de minutes. Classé A, il consomme 1 W en veille et 1,1 à 1,5 kWh en fonctionnement, le plus gourmand du dossier, mais aussi le plus puissant. Le bruit va de 58 dB (ventilation faible) à près de 69 dB à pleine puissance.
C’est un monstre de puissance au rapport qualité-prix très compétitif sous 750 euros. À nuancer par une application un peu légère, une consommation au-dessus de la moyenne et un niveau sonore notable. Notre avis : 7/10.
De’Longhi Pinguino PACEX130 : le meilleur pour les grandes pièces

Un peu plus massif que la moyenne (80,5 x 44,5 x 39 cm), ce De’Longhi reste raisonnable côté encombrement, avec un design soigné décliné en blanc et gris. Il est fourni avec un cache pour fenêtres coulissantes (mais pas de voile pour fenêtres à battant) et une télécommande amovible.
L’installation passe d’abord par le Bluetooth, puis par l’association au Wi-Fi. Attention, le réseau doit impérativement être en 2,4 GHz pour cette étape (le mode hybride bloque l’appairage), même si tout fonctionne ensuite en 5 GHz ou hybride. L’application est visuelle et facile à prendre en main ; seul le temps de latence, qui atteint parfois cinq secondes, agace.
Minuteur, planning et automatisations basées sur la géolocalisation se créent en quelques secondes, dans l’app comme via Alexa ou Google Home. La fonction Eco Real Feel, propre à De’Longhi, analyse en continu la température et l’humidité de la pièce et se règle seule, en vous interrogeant régulièrement sur votre ressenti. Le constructeur annonce 30 % d’économies d’énergie ; nous en avons mesuré 25 % en usage permanent.
Donné pour 3 300 W et jusqu’à 120 m² (un chiffre très optimiste), il traite sans peine une pièce de 30 à 45 m². Dans notre salle de test de 25 m² sous 2,45 m, la température descend en sept à dix minutes et devient homogène en un quart d’heure. Classé A, il consomme 1 W en veille, 1,14 kW en croisière et plus de 2 900 W à pleine puissance. Le bruit va de 50-55 dB au minimum de ventilation à 65-66 dB à plein régime : un peu sonore, mais cohérent pour cette puissance, et moins perceptible dans une grande pièce.
Pour de grandes surfaces avec un bruit maîtrisé, c’est une valeur sûre, à condition d’accepter un tarif autour de 1 000 euros. Notre avis : 7/10.
De’Longhi Pinguino PAC ES72 : la version compacte

Pour un format plus contenu, le De’Longhi Pinguino PAC ES72 reprend la recette en plus compact (29,6 x 36,1 x 68,8 cm), dans une finition blanche discrète, avec un écran LCD pour la température. Sa capacité de 8 300 BTU/h convient à une vingtaine de m², pour 52 dB. Il reste un peu cher, à 529 euros, mais rend de fiers services pendant les pics de chaleur.
Midea PortaSplit : le plus innovant (split sans tuyau)
Parmi les climatiseurs mobiles, celui qui est plébiscité depuis deux ans, c’est le Midea PortaSplit. Classé parmi les meilleures inventions de 2025 par le magazine Time, il se retrouve régulièrement en rupture dès que la température dépasse les 30 degrés.

Sa particularité : c’est une machine à split, sans tuyau d’évacuation. Le compresseur se place à l’extérieur, ce qui évite d’ouvrir la fenêtre, supprime le risque de dépression et écarte les installations bancales. Sur le papier, il offre des performances proches d’une climatisation fixe, sans les frais d’une pose lourde.
Pour aller plus loin
Midea PortaSplit : pourquoi ce climatiseur mobile à split est en rupture partout
Deux réserves avant de craquer. D’abord le poids : 40 kg pour le colis. Ensuite la disponibilité, puisqu’il part vite en rupture ; méfiez-vous des reventes en ligne, où on le trouve parfois 500 euros plus cher. Pour près de 1 000 euros, et si vous avez le budget et la patience, c’est un bon investissement. Nous n’avons pas encore eu l’occasion de le tester.
Il est aussi possible de choisir un climatiseur mobile de chez Midea, mais là il s’agit d’un produit assez classique avec évacuation, mais toujours contrôlable via une application.
Avidsen HomeFresh : l’entrée de gamme
Le moins cher du dossier (autour de 300 euros) est aussi l’un des plus compacts (70,2 x 32,5 x 29,5 cm). Le design minimaliste se fait discret, et le constructeur livre tout de même un voile de calfeutrage pour fenêtres coulissantes, ce qui n’est pas toujours le cas en entrée de gamme.

La fabrication est honorable, même si le plastique fait un peu fragile. La télécommande est basique, mais l’application Avidsen, elle, est complète : l’appairage prend 3 à 4 minutes, et on y règle les modes (ventilateur, climatiseur, déshumidificateur), la température et la ventilation (Faible ou Puissant), avec minuteur, planning et scénarios. L’intégration à Alexa et Google Home se fait sans peine, hormis HomeKit.
Avec 2 640 W, c’est le poids léger du dossier. L’annonce de 32 m² est optimiste : il est calibré pour un studio, un salon ou une chambre jusqu’à 25 m², et plus à l’aise en dessous. Il fait bien le travail, mais lentement : une bonne vingtaine de minutes pour rafraîchir notre pièce de 25 m², 25 à 30 minutes pour une température homogène. Classé A, il consomme 2 W en veille et 526 W en fonctionnement, parmi les plus sobres avec l’EcoFlow, ce qui est logique vu sa puissance. Son défaut, c’est le bruit : 67 à 68 dB à pleine puissance, et 60 à 62 dB même à faible régime.
Pour un climatiseur connecté pas cher qui fait le travail, c’est un excellent choix à 300 euros, seul le bruit ternissant le tableau. Notez qu’il est actuellement difficile à trouver à l’achat. Notre avis : 7/10.
Comparatif climatiseur mobile 2026 : tableau des meilleurs modèles par puissance, prix et surface
| Modèle | Surface conseillée | Puissance | Prix | Voir l’offre |
| EcoFlow Wave 3 (coup de cœur) | 12 à 25 m², tente, camping-car | 6 100 BTU (chauffage 6 800) | 899 € | Voir l’offre |
| Dreo 10 000 BTU (meilleur rapport q/p) | 20 à 25 m² | 10 000 BTU | 499 € | Voir l’offre |
| Dreame P-Wind10-C 9000 (le moins cher) | Jusqu’à 33 m² | 9 000 BTU | 299 € | Voir l’offre |
| TCL P16P6CSW0 | 18 à 40 m² | 4 600 W (16 000 BTU/h) | 749 € | Voir l’offre |
| De’Longhi Pinguino PACEX130 | 30 à 45 m² (120 m² annoncé) | 3 300 W | ≈ 1 000 € | Voir l’offre |
| De’Longhi Pinguino PAC ES72 | ≈ 20 m² | 8 300 BTU/h | 529 € | Voir l’offre |
| Midea PortaSplit (split sans tuyau) | Grande pièce (proche d’un fixe) | Split déporté | 999 € | Voir l’offre |
| Avidsen HomeFresh | Jusqu’à 25 m² (32 m² annoncé) | 2 640 W | ≈ 300 € | Voir l’offre |
Tout comprendre aux climatiseurs mobiles : guide complet pour bien choisir votre clim mobile
Comment fonctionne une climatisation mobile et pourquoi a-t-elle besoin d’une gaine ?
Un climatiseur mobile fonctionne en gros comme un réfrigérateur. Il capte l’air chaud de votre pièce, en extrait les calories (la chaleur) grâce à un fluide frigorigène, puis rejette cet air chaud à l’extérieur via une gaine souple (ce fameux gros tuyau). Sans cette gaine placée à une fenêtre ou une ouverture murale, l’appareil rejetterait la chaleur directement dans la pièce, annulant tout effet de fraîcheur.
Comment installer correctement la gaine sans laisser entrer la chaleur avec l’espace créé ?
C’est le point faible traditionnel de la clim mobile. La gaine doit forcément être placée dans l’entrebâillement de la fenêtre, et un espace ouvert se crée. Pour éviter que l’air extérieur ne gâche les performances, utilisez un kit de calfeutrage universel (un tissu imperméable avec une fermeture éclair). Il se fixe grâce à des bandes scratch sur l’entrebâillement de votre fenêtre (battante, coulissante ou Velux) et enserre hermétiquement le tuyau d’évacuation.
Vous pouvez aussi bricoler votre propre système : certains fabriquent sur mesure un morceau de contreplaqué qui se cale dans l’entrebâillement, idéal pour les fenêtres et baies coulissantes, quand d’autres font au plus simple avec du carton.
Est-ce qu’un climatiseur mobile consomme beaucoup d’électricité ?
Oui, c’est un appareil énergivore (entre 900 et 2 500 W en fonctionnement). L’ADEME rappelle qu’un modèle mobile consomme en moyenne jusqu’à 2,5 fois plus qu’une climatisation fixe split à efficacité égale. Pour limiter l’impact sur vos factures, servez-vous des fonctions connectées afin de ne climatiser que lorsque c’est nécessaire, et profitez de l’option Heures creuses si votre fournisseur la propose.
Un climatiseur mobile peut-il aussi chauffer en hiver ?
Certains modèles dits réversibles font aussi office de chauffage d’appoint, comme l’EcoFlow Wave 3 (jusqu’à 6 800 BTU en mode chauffage). C’est un bon moyen de rentabiliser l’appareil hors été. La plupart des climatiseurs mobiles proposent par ailleurs un mode déshumidificateur, utile en mi-saison contre l’humidité.
Comment éviter le phénomène de dépression ?
Parmi les grandes erreurs qui plombent une installation de climatiseur mobile, il faut compter avec les phénomènes physiques. Le tuyau d’évacuation, mal installé, peut réchauffer l’air de votre domicile, un comble. Voici nos conseils pour éviter ce phénomène de dépression.
Quelle est la meilleure période pour acheter un climatiseur mobile et faire des économies ?
Acheter un climatiseur mobile pendant une canicule, c’est payer le prix fort : les tarifs grimpent de 15 à 25 % entre juin et août, et les ruptures de stock sont fréquentes. Les meilleures fenêtres d’achat sont avril-mai (stocks complets, prix pré-saison) et septembre-octobre (déstockage de fin de saison, mais choix plus limité). L’hiver reste une option valable pour les plus patients. Dans tous les cas, mieux vaut prendre une puissance légèrement supérieure à son besoin estimé : un appareil sous-dimensionné tournera en continu sans jamais atteindre la consigne.
Climatiseur mobile, split fixe ou monobloc mural : lequel choisir, et lequel nécessite obligatoirement un installateur professionnel ?
Le climatiseur mobile (monobloc à tuyau) ne nécessite aucune démarche ni certification : son circuit frigorifique est hermétique et préchargé en usine, il se branche sur prise standard. Pratique, mais bruyant et moins efficace qu’un fixe. Le split fixe (unité intérieure + groupe extérieur) est bien plus performant, mais son installation implique la manipulation de fluides frigorigènes : elle doit être confiée à un professionnel titulaire de l’attestation d’aptitude fluides frigorigènes, sous peine d’illégalité et d’annulation de garantie. En copropriété ou en location, un accord écrit du propriétaire ou du syndic est en plus obligatoire dès qu’un mur est percé. Notez qu’il y a des exceptions, puisqu’il existe aussi des climatiseurs mobiles à double split.
Climatiseur mobile ou climatiseur portable : quelle est la différence ?
Les termes climatiseur mobile et climatiseur portable désignent souvent la même chose : un appareil autonome, sans installation fixe, que l’on peut déplacer d’une pièce à l’autre. En pratique, le climatiseur portable est simplement le terme anglophone (portable air conditioner) repris par certains fabricants. Les deux suivent le même principe : un monobloc avec gaine d’évacuation, ou un split mobile avec compresseur déporté.
La vraie distinction utile reste monobloc vs split mobile : le monobloc (la grande majorité des modèles de ce comparatif) s’installe seul en quelques minutes, tandis que le split mobile comme le Midea PortaSplit déporte son compresseur à l’extérieur pour des performances proches d’une climatisation fixe. Quelle que soit la terminologie, les critères de choix restent les mêmes : puissance en BTU, surface à rafraîchir, niveau sonore et connectivité.
Climatiseur mobile meilleur rapport qualité-prix : lequel choisir ?
Si votre priorité est le meilleur rapport qualité-prix en climatiseur mobile, notre sélection distingue trois niveaux :
- Moins de 300 € : l’Avidsen HomeFresh fait le travail pour un studio ou une chambre jusqu’à 25 m², malgré un niveau sonore élevé (67-68 dB).
- Entre 300 et 500 € : le Dreame P-Wind10-C 9000 (299-399 €) est le meilleur petit prix du comparatif, 9 000 BTU, design compact, application complète. Le Dreo 10 000 BTU (499 €) est le meilleur équilibre global : puissance, bruit, connectivité et prix réunis.
- Entre 500 et 800 € : le TCL P16P6CSW0 (749 €) offre 16 000 BTU, le meilleur climatiseur mobile pour les grandes pièces à ce prix.
Pour la climatisation mobile meilleur rapport qualité-prix toutes catégories, le Dreo 10 000 BTU reste notre recommandation principale en 2026.
Test climatiseur mobile : comment nous avons évalué chaque modèle ?
Notre test climatiseur mobile suit un protocole identique pour chaque appareil : mesure du temps de refroidissement dans une pièce de 25 m² sous 2,45 m de plafond, relevé du niveau sonore (en dB) à toutes les vitesses de ventilation, mesure de consommation électrique réelle (en W et kWh), et évaluation de l’application mobile sur iOS et Android.
Nous testons aussi l’efficacité du calfeutrage fourni, la qualité de la télécommande, et la facilité d’installation. Chaque modèle reçoit une note sur 10. Cette méthodologie nous permet de vous proposer un comparatif climatiseur mobile fiable, au-delà des seules fiches techniques constructeur, souvent optimistes sur la surface couverte ou le niveau sonore.
Certains liens de cet article sont affiliés. On vous explique tout ici.
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