Geekom, devenu un incontournable du secteur, revient avec le A7 Max. C’est toujours le même objectif affiché : offrir la puissance d’une tour de travail dans un boîtier qui tient littéralement dans la main. Avec la flambée des prix des composants, à cause de la pénurie de mémoire vive, le défi est de taille : proposer du haut de gamme sans trop exploser la facture.
Fiche technique
| Caractéristiques | Geekom A7 Max |
| Processeur | AMD Ryzen 9 7940HS (8 cœurs, 16 threads, Zen 4) |
| GPU | AMD Radeon 780M (GPU intégré) |
| RAM | 16 Go DDR5-5600 (1×16 Go – single channel) |
| Stockage | 1 To SSD M.2 PCIe Gen 4 |
| Connectivité | Wi-Fi 6E, Bluetooth 5.4, Double Ethernet 2.5 Gbps |
| Ports | 4x USB (10 Gbps), 2x USB 4 (40 Gbps), 2x HDMI 2.0, Lecteur SD |
| Dimensions | 135 x 132 x 45.9 mm |
| Prix | Env. 799€ |
Design, connectiques et ergonomie
Geekom a fait d’énormes progrès : fini le plastique, place à un châssis monocoque en aluminium anodisé gris argent. C’est beau, c’est froid au toucher, et ça donne une impression de densité très rassurante. Comme le Mac mini, dont Geekom s’inspire évidemment, mais ce ne sont pas les seuls.

Posé sur un bureau, à côté d’un écran 4K, il a fière allure et ne jure pas face à un produit Apple.

C’est le format classique, presque carré, l’empreinte au sol est minuscule. Vous pouvez le cacher derrière un écran ou le laisser trôner fièrement sous votre moniteur.

J’apprécie particulièrement la présence du lecteur de carte SD sur le côté gauche. Le bouton d’alimentation offre un clic satisfaisant, et la connectique est intelligemment répartie.

Sur la façade avant, vous y trouvez quatre ports USB-A (très rapides, en 10 Gbps) et une prise jack 3.5 mm. C’est bien, mais où est l’USB-C ? On aurait bien aimé avoir un port USB-C en façade pour charger son smartphone ou brancher un SSD externe à la volée est une erreur ergonomique agaçante.

À l’arrière, on a du choix : deux ports USB 4 type-C, deux HDMI, du double Ethernet 2,5G… Vous pouvez brancher quatre écrans si ça vous chante et en faire un serveur NAS. Par contre, si l’envie vous prend d’ouvrir la bête pour ajouter de la RAM, cela aurait pu être plus simple.
Geekom a caché les vis sous les patins en caoutchouc (qu’il faut décoller) et le capot est clipsé fermement. Attention aussi aux câbles Wi-Fi très courts à l’ouverture. Ce n’est pas infaisable, mais on aurait aimé un accès plus simple comme sur les anciennes générations. Une fois ouvert, il suffit juste de clipser une seconde barrette de mémoire vive.

Logiciel
Geekom livre une copie très propre avec un Windows 11 Pro dénué de « bloatwares ». Pas de version d’essai d’antivirus douteux, pas de pop-up publicitaire. On allume, on configure son compte Microsoft, et on est prêt à travailler en 5 minutes.
Pour les amateurs de Linux, c’est un quasi sans-faute. J’ai installé un Fedora et tout a été reconnu immédiatement : le Wi-Fi 6E, le Bluetooth 5.4 et l’accélération graphique. C’est une machine qui peut répondre aux besoins des développeurs ou pour monter un petit serveur domestique robuste (Home Assistant, Plex, etc.).
Le BIOS est rudimentaire, mais il fait le job. Il permet surtout de régler le mode de performance du processeur. On aurait aimé un petit logiciel sous Windows pour gérer les profils de ventilation sans redémarrer, mais on chipote un peu.
Performances
Ce qui nous intéresse, c’est l’APU dans ce mini PC. L’AMD Ryzen 9 7940HS n’est pas un processeur de PC de bureau classique (comme ceux qu’on trouve dans les grosses tours). C’est une puce « mobile » haut de gamme, conçue à l’origine pour les PC portables gaming très puissants. La différence ? La consommation électrique.
Là où une tour avale 150 W, cette puce est optimisée pour tourner entre 35 et 54W. C’est une puissance colossale concentrée dans une efficacité énergétique maximale (gravure en 4 nm).
Passons aux chiffres avec Geekbench 6, qui mesure la performance en rafale (tâches courtes). Le A7 Max s’en sort avec les honneurs : 2 587 points en Single-Core et environ 10 565 points en Multi-Core. C’est très correct.
Sur Cinebench 2024, qui teste le rendu 3D sur la durée (plus réaliste pour les créateurs), le Ryzen 9 montre ses muscles mais commence à sentir la limite thermique. Il stabilise un score autour de 934 points en multi-cœurs et 104 points en mono-cœur. C’est solide, mais on voit que le processeur baisse légèrement sa fréquence après 5 minutes pour ne pas surchauffer. Cela reste une machine très capable pour du montage vidéo ou de la 3D légère.
J’ai ensuite lancé le tout nouveau Cinebench 2026, le standard actuel impitoyable qui intègre désormais des charges lourdes de calculs NPU (IA) et de Ray Tracing CPU. Ici, le score de 2 869 points en multi-cœurs et 168 points en mono-cœur est honorable, mais révèle le throttling. Le boîtier chauffe, et le processeur ne peut pas maintenir ses 5.2 GHz constants. Il se cale sur un rythme de croisière efficace mais pas maximal.
En puissance de calcul brute, il fait jeu égal avec des références desktop comme le Ryzen 7 5700X ou un Core i5-13400F.
Face à un PC portable, il se situe tout en haut de la chaîne alimentaire. Là où un ultrabook (type MacBook Air ou Dell XPS 13) privilégie l’autonomie avec des processeurs basse consommation (série U), ce Ryzen série « HS » privilégie la performance soutenue. Comme il est ici dans un boîtier mieux ventilé qu’un laptop ultra-fin, il tient ses fréquences plus longtemps sans s’effondrer. C’est le meilleur des deux mondes.
Cependant, il y a un « mais » technique qu’il faut aborder : la mémoire vive. Geekom a fait le choix étrange de livrer ce modèle avec une seule barrette de 16 Go (Single Channel). Certainement pour des questions d’économie.
Pour le CPU, ça ne change pas grand-chose, il file vite. Mais pour la partie graphique (l’iGPU Radeon 780M), qui utilise cette même mémoire, c’est un goulot d’étranglement en fonction de ce que vous faites.

Résultat en jeu ? La puce graphique Radeon 780M est théoriquement capable de rivaliser avec une petite carte graphique dédiée (type GTX 1650). Mais à cause de cette mémoire unique, elle est bridée d’environ 30 %. Cyberpunk 2077 ou Forza Horizon 5 tourneront, mais vous devrez baisser la définition ou les détails plus que nécessaire.

C’est jouable, mais frustrant quand on sait que la puce peut faire mieux. La solution est simple et toute trouvée : ajouter une deuxième barrette de RAM libère la bête et transforme l’expérience.
Mais il est important de préciser que ce Geekom A7 Max peut fonctionner en Dual Channel, mais la configuration d’origine est en général Single Channel (1 x 16 Go), et il faut ajouter une deuxième barrette pour profiter réellement du Dual Channel.
Heureusement, la carte mère dispose de 2 slots SO‑DIMM DDR5 et supporte jusqu’à 64 Go (2 x 32 Go). En pratique, il suffit d’ajouter une deuxième barrette identique (par ex. un autre 16 Go DDR5‑5600).
Côté chauffe, le boîtier en métal dissipe bien la chaleur. En usage normal, il est parfaitement silencieux. En charge lourde (jeu ou rendu 3D), le ventilateur s’active. On l’entend, c’est un souffle présent, mais rien de catastrophique pour un format aussi compact. Le SSD est bien refroidi et garde ses débits constants.
Prix et disponibilité
Proposé autour de 799 €, le Geekom A7 Max se place dans le haut du panier des mini PC.
Vous aurez également 8 % de remise immédiate avec le code FRDA7MAX.
L’A7 Max est aussi disponible sur le site de Geekom avec la remise de 8 %, code FRDA7MAX.
Alternatives
Chez Geekom, A7, A8 / A8 Max, A6… il y a beaucoup d’alternatives. Et si vous voulez de la puissance, il y a l’A9 Max.
Si l’environnement Windows n’est pas obligatoire, le Mac mini M4 reste le roi du silence et de l’efficacité énergétique. Mais attention, chez Apple, impossible de rajouter de la RAM ou du stockage plus tard. Le Geekom garde l’avantage de l’évolutivité.
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