L’antitrust américain cherche à interdire à Apple et Google de préinstaller leurs applications sur les smartphones

Les GAFA sont visés

 

Voici une législation qui pourrait changer radicalement le paysage numérique actuel : on parle ici de l’interdiction de la préinstallation d’applications sur les smartphones. Apple Music, Google Maps, FaceTime, Gmail… cette législation antitrust va faire couler beaucoup d’encre.

Lina Khan, la nouvelle présidente de la Federal Trade Commission, est une figure de proue des opposants aux « monopoles » de Google, Apple, Facebook et Amazon. Une approche partagée par le président des États-Unis, Joe Biden, qui a également adopté une posture offensive vis-à-vis du pouvoir des GAFA. Dernière annonce en date, les législateurs américains de la Chambre ont annoncé une législation antitrust radicale qui pourrait entraîner des changements majeurs dans l’industrie de la technologie, ce qui pourrait affecter des groupes comme Apple, Amazon, Facebook et Google.

Interdire les apps préinstallées sur les smartphones

Un des représentants à la tête de cette législation, David Cicilline, a confirmé que la législation avait pour objectif d’interdire la préinstallation d’apps sur les smartphones. Cela signifie qu’en lieu et place des applications préinstallées, Apple et Google devraient proposer aux consommateurs d’autres options d’applications à télécharger. C’est ce que l’on peut déjà observer en Europe lors de la première configuration du navigateur web.

À l’heure actuelle, les iPhone sont livrés avec une large collection d’applications gratuites conçues par Apple, de Messages, Apple Music, Plans et FaceTime en passant par Calendrier et Notes. Sur Android, Google préinstalle de nombreuses applications dont Chrome, Google Maps, Google Agenda ou encore Gmail.

L’objectif pour l’équipe à la tête de cette législation est de faciliter l’installation d’applications alternatives afin que les géants de la tech n’utilisent pas leur position dominante sur le marché pour favoriser leurs propres produits et services. On imagine difficilement les conséquences si on empêchait Apple de vendre des iPhone avec ses propres applications installées. La configuration de l’iPhone serait totalement différente de ce qu’elle est aujourd’hui.

Cette législation pourrait même s’appliquer à Amazon Prime, car la capacité d’Amazon de vendre ses propres produits par rapport à des produits tiers désavantage certains vendeurs. Ces projets de loi s’appliqueraient aux entreprises ayant une capitalisation boursière de 600 milliards de dollars et au moins 50 millions d’utilisateurs actifs par mois aux États-Unis.

Des projets de loi largement soutenus

Ces projets de loi sont soutenus à la fois par des démocrates et des républicains, on parle ici de nouvelles règles d’encadrement des GAFA : interdiction pour une plate-forme de favoriser ses services, voire de posséder des filiales opérant sur son réseau, restrictions sur les rachats d’entreprises… un tremblement de terre en perspective pour les géants de la tech.

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