
C’est une décision qui risque de relancer le débat sur l’utilité de l’IA dans le monde de la musique. Lors de l’annonce de ses résultats trimestriels, Spotify a annoncé l’arrivée prochaine d’une nouvelle fonctionnalité qui va permettre à tout un chacun de créer des reprises de chansons avec l’aide d’un outil d’intelligence artificielle générative.
En partenariat avec Universal Music, la plateforme va donc autoriser et encourager ses utilisateurs et utilisatrices à s’emparer des titres présents sur sa plateforme pour « faire évoluer l’écosystème de la musique ».
Seulement pour les artistes consentants
Concrètement, le système annoncé par Spotify ne sera accessible qu’à celles et ceux qui accepteront de payer un supplément d’abonnement et ne sera utilisable que sur les titres d’artistes qui auront expressément donné leur consentement pour un tel usage. « Cette initiative est fermement pensée autour des artistes et ancrée autour d’un usage responsable de l’IA », tente de rassurer un porte-parole du label détenu par Vincent Bolloré.
Si Universal Music détient le catalogue de stars internationales, comme Taylor Swift, Rihanna, Gainsbourg ou Johnny Hallyday, le label n’a pas encore donné de détails sur la liste des artistes qui collaboreront concrètement avec cette nouvelle initiative. Si Spotify explique que cela générera des « revenus supplémentaires » à celles et ceux qui accepteront de se prêter au jeu, encore faut-il réussir à convaincre des musiciens et musiciennes déjà critiques du modèle économique de Spotify et encore plus volontiers critiques du pillage de leurs contenus par l’IA. Pas une tâche facile en somme.
La Bourse, par contre, a déjà montré son intérêt pour le projet avec un bond de 16 % de l’action Spotify après l’annonce.
La fièvre de l’IA
C’est loin d’être la première fois que Spotify injecte de l’IA dans son modèle économique. Contrairement à Deezer, la plateforme a longtemps laissé les titres générés par des robots fleurir sur sa plateforme avant d’annoncer tout récemment l’arrivée d’un « badge de vérification » censé distinguer les artistes de chair et d’os face aux machines de silicium.
Pour aller plus loin
Une musique générée par IA est quasi impossible à distinguer d’une vraie selon Deezer
La plateforme a aussi publié des outils permettant de créer des playlists de podcasts ou de musique via une simple requête et a largement délégué le développement web de ses outils à des IA. La culture de l’automatisation est donc bien ancrée chez le géant suédois du streaming et ce n’était qu’une question de temps avant que cette dernière commence à s’attaquer au contenu qui la fait vivre.
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