
Dans l’univers du vélo électrique, nous avons entendu tous les sons de cloches sur les moteurs. Certains acteurs vantent le fait que leur système peut parcourir des dizaines de milliers de kilomètres sans aucun problème, quand d’autres accusent des marques de pannes régulières. Mais il est difficile d’avoir un aperçu de la fiabilité globale et de ce qui cause ces soucis. Bonne nouvelle : une étude récente nous permet de tirer de nombreux enseignements.
Le média Cycling Electric a rencontré des chercheurs de l’Université de Delft (Pays-Bas), qui ont mené une analyse sur 500 propriétaires de vélos à assistance électrique et de speedbikes. Ils ont relevé dans les études existantes qu’un quart des utilisateurs avait rencontré un problème de moteur, après avoir roulé entre 16 000 et 20 000 km. Mais quelles en sont les causes ?
Chocs, pression, eau : ce qui peut endommager un moteur de vélo électrique
Sonya van Dam a décelé des facteurs récurrents de pannes de moteur. « Par exemple, des casses de roulements lorsque le vélo électrique heurte un trottoir, et plus souvent lorsque le couple est trop élevé sur une vitesse trop haute, ce qui ajoute des pressions sur certaines pièces », explique-t-elle, « et aussi dans certains cas, les engrenages en nylon s’usent trop rapidement. »

La chercheuse pointe un autre facteur, celui de l’infiltration d’eau dans le moteur. En effet, la contraction et la dilatation des composants internes peuvent créer un effet de vide. Sur le long terme, cela peut compromettre l’intégrité du boîtier et permettre l’introduction d’humidité. Parfois, l’angle du vélo stationné sur sa béquille met même en défaut l’étanchéité théorique.
Deux solutions abordables pour limiter la casse
Ses étudiants ont trouvé une solution simple et abordable pour répondre à ce problème : des billes de silicone absorbant l’humidité. Mais cela n’aura que peu d’effet lors de l’utilisation d’un jet d’eau à haute pression sur un moteur de vélo électrique.
Bien qu’en respectant les précautions requises, les défaillances matérielles ne sont pas impossibles. La chercheuse propose aux fabricants une idée pour les détecter rapidement, celle d’installer un capteur piézoélectrique.
Peu cher selon Sonya van Dam et facile à intégrer, il pourrait ainsi alerter le cycliste – avec un voyant ou un code sur l’écran – avant la casse ou la panne. Il est question ici de durabilité, puisque selon elle, « 43 % des cyclistes se débarrasseraient de leur vélo électrique en cas de panne de moteur. ».
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