Après les voitures, le géant chinois Geely attaque Renault et Stellantis avec ses nouveaux utilitaires électriques en France : voici leurs tarifs attractifs

 
Farizon, marque de véhicules utilitaires du groupe Geely, débarque en France avec deux vans électriques : le SV et le V7E. Une entrée discrète mais structurée, sur un marché sous pression réglementaire croissante et, surtout, ultra-dominé par les constructeurs tricolores que sont Renault, Peugeot et Citroën.
Farizon V7E // Source : Farizon

Il ne se passe pas une semaine sans que l’on parle du groupe chinois Geely en ce moment. L’entreprise, qui possède dans son giron Volvo, Polestar ou encore Lotus, et qui travaille notamment avec Renault sur des motorisations hybrides ou encore avec Mercedes autour de Smart, est tentaculaire.

Preuve en est, après le lancement de la marque Geely en France suivant celui de Zeekr, le groupe lance une nouvelle marque de fourgon électrique. Cette marque, c’est Farizon.

Pourtant, le marché européen des utilitaires électriques ne manque pas de nouveaux entrants ces dernières années. Alors quand Farizon annonce son arrivée en France avec deux véhicules, à savoir le SV et le V7E, la première réaction est forcément un brin de prudence.

L’histoire récente a montré que s’implanter durablement dans la logistique française demande bien plus qu’une fiche technique alléchante et un stand au salon. Le constructeur Maxus peut en être témoin et doit diversifier son offre, et même proposer des modèles diesels pour espérer exister autant que faire se peut en France.

Le discours de Jack Zhu, vice-président France, évite d’ailleurs soigneusement les superlatifs : il parle d’infrastructure, de durée, de confiance à construire. Sur un marché où les gestionnaires de flotte ont souvent été échaudés par des promesses de SAV non tenues ou des pièces introuvables, effectivement, il vaut mieux faire preuve de prudence.

Une offre conçue pour la France

La France est l’un des principaux marchés de véhicules utilitaires en Europe. Elle a donc droit à ses petites spécificités. Les deux modèles visent des besoins bien distincts.

Le Farizon V7E est conçu en priorité pour la ville. Plus compact, il fait 4,99 mètres de longueur pour un volume de chargement de 7 m³. Son PTAC de 3 150 kg lui permet d’embarquer près de 1 250 kg de charge utile. Côté autonomie, il revendique 475 km en cycle urbain WLTP, avec une consommation contenue à 15,5 kWh/100 km, grâce à une batterie de 67 kWh (51 kWh utilisables).

Son plancher de chargement bas à 510 mm et son rayon de braquage réduit à 6 mètres confirment sa vocation urbaine. La puissance maximale est de 110 kW (150 ch), associée à un couple de 230 Nm. Le V7E est accessible à partir de 35 900 euros HT.

Plus grand et plus polyvalent, le Farizon SV arrive en France dans deux déclinaisons : L2H3 (11,2 m³) et L3H3 (13 m³), toutes deux dotées d’une batterie de 83 kWh offrant respectivement 319 et 328 km d’autonomie WLTP. La version L3H3 est également disponible avec une batterie de 106 kWh, portant l’autonomie à 398 km. La recharge s’effectue en 11/127 kW (AC/DC) sur la version 83 kWh, et en 11/107 kW (AC/DC) sur la 106 kWh. Le SV développe jusqu’à 170 kW (231 ch) et un couple de 336 Nm.

Farizon valorise également le niveau d’équipement en matière de sécurité active, le SV ayant décroché la meilleure note aux tests Euro NCAP avec 85 points. La gamme débute à 39 000 euros HT en L1H1, tandis que les versions L3H2 et L3H3 sont tarifées respectivement à 49 000 et 49 800 euros HT avec la batterie de 83 kWh. La version L3H3 en 106 kWh grimpe à 53 700 euros HT.

Des tarifs assez serrés, notamment permis par une subtilité technocratique : à l’inverse des voitures électriques, les utilitaires électriques produits en Chine ne subissent pas de surtaxe douanière à leur arrivée en Europe.

Prudence est mère de sureté

Farizon annonce que les deux premières années sont consacrées à construire le réseau et à valider les véhicules dans des conditions réelles, puis une montée en puissance entre la troisième et la cinquième année.

Une stratégie progressive qui reconnaît implicitement qu’on ne s’impose pas sur ce marché en quelques trimestres. Surtout en France, avec sa fiscalité particulière et ses quelques spécificités, comme les ZFE ou encore les clients des logisticiens intègrent de plus en plus des clauses environnementales dans leurs contrats.

Bref, rien n’est gagné face aux mastodontes du segment que sont les Renault Master E-Tech, Peugeot e-Boxer et autres Citroën ë-Jumpy, des modèles eux aussi disponibles en électrique et avec des offres intéressantes en ce moment, notamment chez Stellantis où les électriques sont au même loyer que les diesels.


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