
112 800 yuans, soit environ 14 500 euros. C’est l’équivalent du prix de base de ce modèle en Chine et commercialisé depuis environ deux ans sous le nom de Galaxy E5. Pour son lancement en France, cette voiture, qui a plusieurs identités puisqu’elle est aussi produite en Malaisie par Proton sous l’appellation eMas 7, s’appellera simplement Geely E5 et ne coûtera pas évidemment 14 500 euros en prix de base.
C’est avec ce SUV 100 % électrique que le constructeur chinois, qui possède notamment Volvo, Polestar ou encore Lotus et Zeekr, débarque dans l’Hexagone, épaulé par un autre SUV, le Starray EM-i Super Hybride, une version qui, comme son nom l’indique, est hybride via une motorisation PHEV et une autonomie électrique annoncée à environ 135 km.

Pour le moment, la gamme est encore assez restreinte, mais elle devrait s’étoffer prochainement avec, sans doute, notamment avec la petite EX2, version « occidentalisée » de la Geely Xingyuan (n°1 des ventes de voitures électriques en Chine avec 500 000 exemplaires vendus en un an). Quatre modèles arrivent cette année, et dix d’ici les deux prochaines.
Bref, pour le moment le fer de lance de la marque en France sera le Geely E5, un modèle qui arrive dans un segment déjà ultra-saturé avec, entre autres, les Skoda Elroq, Tesla Model Y, Renault Scénic E-Tech, Peugeot e-3008 et autres Citroën ë-C5 Aircross, tous globalement dans le même ordre de prix. Et quand ils sont plus chers, ils sont globalement mieux pourvus que l’E5.


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Le Geely E5 en quelques mots et quelques chiffres
Ce Geely E5 n’a rien de vraiment original. Avec ses 4,62 mètres de long, 1,90 mètre de large et 1,67 mètre de haut, il se situe dans le même gabarit qu’un Peugeot e-3008, ce qui le place directement en concurrence avec la Tesla Model Y et le BYD Seal U. Comme énoncé plus haut, le terrain est donc très balisé, et la concurrence, redoutable.

Stylistiquement, l’E5 ne cherche pas à révolutionner les codes. La face avant adopte une calandre pleine entourée de fines bandes LED, les poignées de portes disparaissent dans la carrosserie pour améliorer l’aérodynamique et l’arrière joue la carte d’une signature lumineuse en bandeau, un choix très courant dans le segment.

L’habitacle, lui, assume clairement ses influences. Un grand écran tactile d’environ 15 pouces trône au centre de la planche de bord avec tout de même une concession à l’usage traditionnel : un combiné numérique subsiste derrière le volant, contrairement à ce que propose le Model Y. L’empattement de 2,75 mètres laisse présager un espace intérieur correct pour les passagers arrière, ce qui est une bonne nouvelle dans cette catégorie.
Une batterie ambitieuse, des autonomies à relativiser
C’est sur la technique que Geely veut marquer les esprits. L’E5 est le premier modèle à embarquer la batterie maison baptisée Aegis Short Blade Battery, une technologie LFP qui affiche une densité énergétique de 192 Wh/kg et une durée de vie annoncée autour du million de kilomètres, soit 50 ans de roulage à un rythme de 20 000 km par an.

Deux niveaux de capacité sont proposés en France : 60,2 kWh ou 68,4 kWh. Les autonomies annoncées sont respectivement de 430 km pour la version d’entrée de gamme Pro et 475 km pour la version Pro+ avec la batterie légèrement plus grande. Le haut de gamme Max reçoit le plus gros accumulateur, mais l’autonomie chute à 450 km WLTP en raison de jantes plus grandes et d’un petit surplus d’équipements. Côté motorisation, une seule option : 160 kW, soit environ 217 ch, pour un couple de 230 Nm.
Le prix de départ en Chine, autour de 14 500 euros, fait évidemment son effet. En France, avec les homologations, les frais de douane et tutti quanti, la douloureuse démarre à 37 990 euros en finition Pro, 39 990 euros en Pro+ et 41 990 euros en Max.
On ne peut pas vraiment dire que ce soit bon marché par rapport à la concurrence. Un Tesla Model Y Propulsion commence à 40 990 euros et propose 534 km d’autonomie, tandis qu’un Skoda Elroq de base en finition City 60 débute à 35 590 euros avec une autonomie comprise entre 447 et 452 km WLTP en fonction des équipements.
Autrement dit, sans l’argument du prix, et avec un réseau qui se forme à peine, on a du mal à voir comment le constructeur compte écouler 6 000 modèles en France en 2026 d’après les objectifs communiqués lors de la conférence de presse de la marque pour son lancement en France. À la fin de l’année, Geely vise 70 points de ventes dans l’Hexagone, 120 en 2027 et 170 en 2028, tout en espérant atteindre 2 % de part de marché à cette date. Ambitieux, peut-être même un peu trop à nos yeux.
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