Pénurie d’essence et de gazole : 5 applications pour trouver du carburant

 
Depuis le 28 février 2026 et le déclenchement des frappes israélo-américaines contre l’Iran, le marché pétrolier mondial a basculé. Le quasi-blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, a déréglé toute la chaîne d’approvisionnement, et la France, qui importe 51 % de son gazole (dont 29 % du Proche-Orient), encaisse de plein fouet. Résultat à la pompe : un gazole qui a dépassé 2,20 €/L fin mars, du jamais-vu depuis 1985, et près d’une station sur cinq en rupture début avril.
Pétrole // Source : Zbynek Burival sur Unsplash

Sur Frandroid, on s’intéresse largement aux voitures électriques. Force est de constater que ce type de motorisation reste minoritaire pour le moment, et l’essence et le gazole sont plus chers que jamais. Et tout semble indiquer que cette hausse va continuer.

Le prix de l’essence et du gazole augmente. Si on regarde le rapport hebdomadaire publié par la Commission européenne, on constate que ce sont les prix les plus élevés jamais enregistrés dans notre pays.

Pourquoi les prix des carburants augmentent-ils ?

La cause directe, c’est la guerre au Moyen-Orient. Depuis fin février 2026, l’Iran a annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz, verrou par lequel transitent environ 20 millions de barils par jour, soit un cinquième du pétrole mondial. Une première historique : pendant la guerre Iran-Irak, le trafic commercial avait été maintenu malgré les hostilités. Aujourd’hui, les grands armateurs comme Maersk et MSC ont suspendu leurs opérations dans la zone, et les primes d’assurance maritime se sont envolées.

Le baril de Brent, qui évoluait autour de 70 dollars avant le conflit, a franchi les 110 dollars dans les jours qui ont suivi les frappes. UBS évoque un risque haussier vers 90-100 dollars si la crise dure. Le diesel est le carburant le plus exposé, parce que l’Europe en importe massivement (contrairement à l’essence, dont elle couvre largement ses besoins via ses raffineries) et parce que le Moyen-Orient est devenu son premier fournisseur de diesel raffiné depuis les sanctions contre la Russie.

Le 21 avril 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé une aide ciblée pour environ 3 millions de « travailleurs modestes grands rouleurs » : un forfait d’environ 50 euros, équivalent à 20 centimes par litre sur trois mois (avril, mai, juin), versé en juin.

L’aide est conditionnée aux revenus (sous la médiane du revenu imposable, soit environ 1 417 €/mois pour une personne seule) et au kilométrage (plus de 8 000 km/an pour raisons professionnelles, ou 30 km/jour domicile-travail).

La demande se fait sur le site des impôts via une application dédiée disponible fin avril. Le gouvernement a explicitement écarté toute baisse générale des taxes ou « chèque à l’aveugle ».

D’où viennent les pénuries actuelles ?

La pénurie actuelle n’est pas une grève : elle est le produit mécanique d’un effet de panique combiné à un plafonnement tarifaire. TotalEnergies a plafonné le gazole à 2,09 €/L pour ses clients énergie jusqu’au 7 avril, ce qui a vidé les cuves des stations concernées en quelques heures. Selon les experts du secteur, il n’y a pas de manque physique de carburant en France, les flux d’importation restent globalement suffisants pour couvrir la demande. La crise est avant tout logistique et comportementale : dès la moindre rumeur, les automobilistes se précipitent, et les stations les moins chères deviennent inaccessibles

Quelques économies grâce à des applications

Notre conseil est évidemment de favoriser les déplacements en transport en commun, en vélo… mais évidemment, cela dépend de la situation de chacun. Il existe des applications qui vous permettront de faire quelques économies et d’optimiser vos déplacements.

Premièrement, nous vous conseillons de vérifier les options qui sont disponibles pour vos déplacements. Pour cela, il y a l’application Transit et Citymapper qui fonctionnent très bien en ville. Sinon, il y a évidemment Google Maps.

Le réflexe le plus simple : prix-carburants.gouv.fr

Avant même de télécharger une app, le site officiel prix-carburants.gouv.fr reste la source la plus fiable : tous les comparateurs cités ici s’appuient en réalité sur ses données OpenData.

Les prix sont déclarés directement par les distributeurs sous le contrôle de la DGCCRF, et le site permet de filtrer par carburant, par rayon et par disponibilité.

Les comparateurs de prix des carburants

Essence / Gasoil Now est un comparateur qui utilise les données publiques publiées, l’application fonctionne en France, en Espagne ou encore en Italie. Son utilisation est très simple : elle vous localise et vous liste les stations les plus proches, vous pouvez comparer les prix des différents carburants (B7, B7+, Gasoil, Gazole, Diesel, Diesel+, E5 – Sans plomb 95 (SP95), Sans plomb 98 (SP98), SP95-E10 (E10), GPLc (GPL), Ethanol, Bioéthanol, Superéthanol E85).

Vous pouvez ainsi vérifier la disponibilité des carburants recherchés.

Il y a aussi Essence&CO qui est une alternative à Essence / Gasoil Now, avec une forte communauté qui permet de récupérer de précieuses informations sur le terrain.

Enfin, Waze permet aussi de localiser les stations essence, mais également de connaître leurs prix régulièrement mis à jour par la grande communauté d’utilisateurs. Cette application peut par ailleurs vous aider à optimiser vos déplacements en voiture.

L’effet week-end à connaître

Les ruptures sont systématiquement plus nombreuses le lundi : le week-end (et surtout le samedi) draine l’affluence à la pompe, tandis que la majorité des stations ne sont pas livrées le dimanche. En période de tension, faire le plein le mardi ou le mercredi soir réduit nettement le risque de tomber sur une cuve vide.


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