Plaques roses, hausse du carburant, bonus écologique : tout ce qui change pour les conducteurs en 2026

 
Le passage à l’année 2026 s’accompagne de plusieurs modifications législatives impactant les automobilistes en France. Entre la révision des barèmes du malus écologique, l’évolution de la fiscalité sur les carburants et le renforcement du contrôle technique pour certains véhicules, voici un point complet sur les nouvelles règles en vigueur.
Renault 5 E-Tech // Source : Robin Wycke pour Frandroid

Bonus écologique : une prime ciblée sur le « Made in Europe »

Le gouvernement a confirmé la reconduction du dispositif d’aide à l’achat pour 2026, tout en affinant sa stratégie pour favoriser l’industrie continentale. Selon les précisions apportées par le ministère de l’Économie, l’aide maximale pourrait atteindre 5 700 € pour les ménages les plus précaires (revenu fiscal de référence le plus bas). Ce montant intègre une nouveauté majeure : un « surbonus » compris entre 1 200 et 2 000 €, conditionné à la production de la batterie en Europe.

Pour les autres acquéreurs, le barème s’ajusterait également : 4 700 € pour les ménages modestes et 3 500 € pour les autres tranches, toujours sous réserve d’éligibilité du véhicule.

Cette réorientation vers une production locale vise à soutenir des modèles comme la Renault 5 E-Tech ou la future Twingo, cette dernière pouvant potentiellement s’afficher sous la barre des 15 000 € une fois les aides déduites.

Malus écologique et au poids : les nouveaux seuils

La fiscalité automobile poursuit sa transformation avec un abaissement général des seuils de déclenchement pour les véhicules neufs immatriculés à partir du 1er janvier.

Le malus CO2 se déclenche désormais à partir de 107 g/km (contre 113 g/km en 2025). Le barème reste progressif : il débute à 50 € pour la première tranche, mais augmente rapidement pour atteindre un plafond de 80 000 € pour les véhicules émettant plus de 192 g/km.

Concernant la taxe sur la masse en ordre de marche (malus au poids), le seuil d’application est également revu à la baisse. Le déclenchement se fait désormais dès 1 500 kg (au lieu de 1 600 kg) et la taxation s’applique de manière progressive, de 10 à 30 € par kilogramme supplémentaire selon les tranches définies.

À noter pour les véhicules électriques : Une évolution majeure interviendra au second semestre. À compter du 1er juillet 2026, l’exonération totale du malus au poids pour les véhicules électriques ne sera plus systématique.

Seuls les modèles disposant d’un éco-score validé resteront exemptés. Les autres véhicules électriques bénéficieront d’un abattement de 600 kg avant application de la taxe.

Carburant : impact du dispositif CEE sur les prix

Une hausse des prix à la pompe est attendue dès les premiers jours de janvier, indépendamment des cours du pétrole brut. Cette augmentation résulte du durcissement des obligations liées aux Certificats d’économies d’énergie (CEE).

Ce dispositif impose aux distributeurs de carburant de financer des actions d’efficacité énergétique. Les objectifs pour 2026 ayant été relevés, la répercussion de ce coût sur le prix final augmente : la part CEE passe d’environ 11 centimes à une fourchette estimée entre 15 et 17 centimes par litre.

L’impact estimé est une hausse de 4 à 6 centimes par litre à la pompe. Cela représente un surcoût d’environ 2 à 3 euros pour un plein de 50 litres.

Contrôle technique : vigilance accrue sur les airbags Takata

La sécurité des coussins gonflables (airbags) devient un point de contrôle bloquant. En raison des risques présentés par certains airbags défectueux de la marque Takata, le contrôle technique intègre une nouvelle vérification stricte dès le 1er janvier.

Le contrôleur vérifiera si le véhicule est concerné par une campagne de rappel classée « Stop Drive » (visant notamment certains modèles Citroën C3, DS3 et d’autres véhicules du groupe Stellantis).

Si l’airbag n’a pas été remplacé, le véhicule sera soumis à une contre-visite avec interdiction immédiate de circuler (défaillance critique). Le véhicule ne sera autorisé à rouler que pour se rendre chez un réparateur agréé afin d’effectuer le remplacement.

Cette mesure vise à accélérer la mise en sécurité du parc automobile, alors qu’environ 1,3 million de véhicules sont potentiellement concernés par ces rappels.

Plaques d’immatriculation roses

Afin de faciliter les contrôles par les forces de l’ordre, les plaques d’immatriculation provisoires (WW et W garage) changent de format visuel. Elles adoptent un fond rose avec des caractères noirs, rendant la date de fin de validité plus lisible et limitant l’usage abusif de plaques temporaires expirées.

Voitures sans permis et contrôle technique

Le calendrier du contrôle technique pour les quadricycles à moteur se poursuit. En 2026, l’obligation de passer le premier contrôle technique s’étend aux véhicules immatriculés en 2020 et 2021.


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