Bonne nouvelle pour le prix des voitures électriques en France avec la hausse du bonus écologique en 2026

 
Bonne nouvelle si vous voulez acheter une voiture électrique en 2026 : votre facture devrait être inférieure, grâce au bonus écologique, dont le montant a augmenté pour tous les foyers. On fait le point, avec les fameux coup de pouce CEE.
Renault Twingo E-Tech // Source : Robin Wycke – Frandroid

Suivre les aides à l’achat d’une voiture électrique ces derniers mois, c’était un peu comme suivre un feuilleton dont les épisodes changent de chaîne en cours de saison.

Entre la fin du bonus écologique classique, l’arrivée du coup de pouce CEE et les annonces politiques parfois plus rapides que les textes, beaucoup d’acheteurs se sont retrouvés à faire des devis… sans savoir quel montant serait encore valable au moment de payer.

Cette fois, on a un point d’ancrage. Un arrêté publié au Journal officiel le 26 décembre 2025, applicable au 1er janvier 2026, confirme les promesses du gouvernement sur les futures aides pour les voitures électriques.

Le “coup de pouce CEE” : les nouveaux montants 2026 selon vos revenus

Depuis le 1er juillet 2025, le bonus écologique a été remplacé par le coup de pouce CEE (certificats d’économies d’énergie). Le nom change, mais l’idée reste similaire : aider l’achat d’un véhicule électrique neuf, à condition de cocher certaines cases, notamment des critères de performance environnementale.

Point important : l’éligibilité dépend notamment du fait que le modèle atteigne un éco-score minimum. Pour éviter de se fier à une brochure commerciale, l’État renvoie vers la liste officielle des modèles éligibles sur le site de l’Ademe.

Côté montants 2026, le texte confirme une hausse, avec un barème lié au revenu fiscal de référence (RFR) par part. D’après les montants indiqués (présentés comme indicatifs, car liés à la valeur des CEE et aux accords entre fournisseurs d’énergie et constructeurs), on obtient :

  • 5 700 € si votre RFR par part est inférieur à 16 301 € (contre 4 200 € en 2025, soit + 1 500 €)
  • 4 700 € si votre RFR par part est entre 16 301 € et 26 300 € (contre 4 200 €, soit + 500 €)
  • 3 500 € si votre RFR par part est supérieur à 26 300 € (contre 3 100 €, soit + 400 €)

Le point à retenir, c’est que le montant peut varier selon les deals signés entre fournisseurs d’énergie et constructeurs, avec des écarts sensibles entre marques.

À noter aussi un détail très concret : l’arrêté enlève l’effet couperet du 31 décembre. Tant que le dispositif est actif et financé, il reste mobilisable, au lieu de dépendre d’une fin d’année calendaire. Pour un acheteur, ça réduit le risque de voir son dossier basculer d’un régime à un autre juste parce que la livraison glisse de quelques semaines.

1 000 € de plus si la batterie est fabriquée en Europe

L’arrêté maintient aussi la surprime liée à la fabrication de la batterie en Europe : 1 000 euros supplémentaires si le véhicule est équipé d’une batterie produite localement, en Europe. Sur le papier, c’est simple.

Dans les faits, c’est une aide qui reste encore limitée par l’offre : les modèles compatibles seraient encore rares, même si le montant pourrait évoluer à l’avenir, puisqu’on nous annonce 2 000 euros.

La “prime CEE” : l’alternative pour certains modèles et pour les pros

À côté du coup de pouce CEE, la prime CEE “standard” est maintenue en 2026. Elle vise notamment :

  • Des modèles électriques qui ne remplissent pas toutes les conditions du coup de pouce CEE (exemple donné : Dacia Spring)
  • Les professionnels, qui ne peuvent plus bénéficier du coup de pouce CEE (source : arrêté et synthèse Numerama)

Différence clé : ici, pas de montant unique “garanti” dans le même esprit. C’est plus souple, car dépendant des offres des fournisseurs d’énergie, dans un cadre réglementé. Pour les particuliers, une prime d’environ 300 euros est prévue, montant qui peut varier à la hausse pour les professionnels. Mais cette prime n’est pas cumulable avec le coup de pouce CEE.

Leasing social : pause officielle, retour incertain

Le leasing social 2025 s’arrêtait au 31 décembre, et le dispositif est mis en pause jusqu’à une nouvelle édition. Le contraste est frappant avec 2024 : l’opération avait été victime de son succès, avec plus de 50 000 dossiers déposés et une fermeture au bout de 6 semaines.

Pour 2026, aucune certitude à ce stade. Le gouvernement relancera-t-il le même format malgré une édition 2025 moins pleine ? Difficile à affirmer sans nouveau texte, mais l’arrêté de fin 2025 acte au moins une chose : pour l’achat classique (hors leasing social), 2026 part sur une base plus lisible.

Ce que vous pouvez faire, concrètement, avant d’acheter

Si vous préparez un achat en 2026, trois réflexes évitent les mauvaises surprises :

  • Vérifier votre RFR et votre tranche ;
  • Confirmer que le modèle visé apparaît bien dans la liste Ademe des véhicules éligibles à l’éco-score ;
  • Demander au vendeur le montant réellement appliqué par sa marque (puisqu’il peut varier selon les accords CEE), et vérifier si une surprime batterie Europe de 1 000 euros peut s’ajouter.

La bonne nouvelle, c’est que l’État semble chercher une forme de stabilisation, au moins sur la mécanique : barème par revenus, éco-score, et dispositifs qui ne s’éteignent plus automatiquement au 31 décembre.

Reste un point d’attention pour 2026 : tant que les montants “dépendent” aussi d’accords privés autour des CEE, deux acheteurs au même revenu pourront encore constater des différences selon les marques.


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