Geely débarque en France : le géant derrière Volvo lance son offensive avec de très fortes ambitions et deux SUV

 
Après une arrivée dans plusieurs pays européens, le chinois Geely pose ses valises en France. Deux SUV font le déplacement, un électrique et un hybride, avec des objectifs de déploiement assez élevés.
Geely E5 // Source : Geely

Après plusieurs années sans grande actualité, 2026 semble être le point de bascule de l’arrivée des marques chinoises en France. Après Omoda Jaecoo, Zeekr et plus récemment Denza, c’est au tour de Geely d’arriver sur le territoire.

Geely, c’est certes le nom du groupe chinois possédant Volvo, Smart ou Lotus, mais c’est aussi une marque à part entière – c’est elle qui nous intéresse aujourd’hui. Comme le reste des pays européens dans lesquels elle a déjà posé ses valises, la gamme de lancement se repose sur deux SUV : un électrique et un hybride.

Deux SUV au lancement

Le SUV électrique s’appelle le Geely E5. Mesurant 4,61 m de long pour 1,90 m de large et 1,67 m de haut, il se place pile face aux Skoda Elroq, Renault Scénic E-Tech et autres BYD Atto 3 Evo – de sacrés concurrents, donc.

Deux tailles de batteries : 60,2 kWh de base, proposant 430 km d’autonomie WLTP, et 68,4 kWh en finition Pro+, passant ainsi à 475 km d’autonomie WLTP.

Geely E5 // Source : Geely

Notons en parallèle un équipement assez riche (écran 15,4 pouces compatible Apple CarPlay mais manifestement pas Android Auto, navigation, caméra panoramique, etc.), le tout facturé à partir de 37 990 euros. Pas de bonus écologique, puisque importée de Chine, mais un placement pas si éloigné de la concurrence bonus déduit.

Le SUV hybride rechargeable s’appelle le Starray EM-i. Un peu plus grand (4,74 m), il associe un moteur essence de 73 kW (99 ch) à un moteur électrique de 160 kW (217 ch), le tout produisant 193 kW (262 ch) en cumulé.

Geely Starray EM-i // Source : Geely

Deux batteries sont proposées. La petite embarque une capacité de 18,4 kWh, de quoi parcourir 82 km en tout électrique, tandis que la plus grande, de 29,8 kWh, promet 135 km en électrique avant que le moteur essence ne se mette en marche, de quoi annoncer 1 055 km d’autonomie WLTP cumulée.

Proposé à partir de 34 990 euros, son rapport qualité/prix est assez remarquable – rappelons ici que les surtaxes douanières européennes s’appliquent aux voitures électriques chinoises, mais pas aux thermiques.

70 concessions en 8 mois

Pour accompagner ces deux voitures, Geely annonce d’ores et déjà un plan assez offensif d’implantation locale : 70 points de vente dès 2026, et 170 concessions d’ici 2028. Objectif : 5 % de parts du marché français en 2030, soit l’équivalent… du groupe BMW (incluant Mini) en 2025.

Un objectif assez ambitieux, donc, mais le plan produit devrait suivre. On s’attend ainsi à l’arrivée de la petite EX2, une citadine électrique qui ira jouer dans les plates-bandes des Renault 5 et Citroën ë-C3, dans les prochains mois, sans oublier sa récente réorganisation des pôles de recherche et développement européen pour gagner en vitesse.

Geely EX2 // Source : Geely

Reste l’épineuse question de la production sur le sol européen, condition sine qua non pour éviter les surtaxes douanières. Si Geely n’annonce rien d’officiel, des rumeurs d’utilisation d’usines Volvo (Torslanda en Suède, ou Gand en Belgique) sont bien présentes.

S’il faudra plusieurs années et beaucoup d’efforts pour implanter la marque en France, Geely semble arriver avec des arguments de poids (voitures au rapport qualité/prix intéressant, maillage rapide du territoire, implantations européennes) pour faire partie, à terme, des marques chinoises sur lesquelles il faudra compter. Reste à savoir si l’essai sera transformé.


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