Immatriculation, permis, taxe à 50 dollars : le rêve du VAE est-il en train de dérailler aux États-Unis ?

 
Aux États-Unis, plusieurs États revoient en profondeur leur réglementation sur les vélos électriques. Entre obligations d’immatriculation, assurances et nouvelles taxes, ces projets de loi interrogent directement les conditions d’accès et d’usage du vélo électrique.
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Source : Frank McKenna via Unsplash

Aux États-Unis, le cadre réglementaire entourant les vélos électriques fait l’objet de débats de plus en plus vifs. Plusieurs États ont déjà engagé, ou envisagent, un durcissement significatif des règles applicables aux vélos à assistance électrique (VAE), avec des conséquences directes sur leurs conditions d’utilisation.

Le New Jersey en première ligne

La première alerte est intervenue en janvier 2026 dans le New Jersey. L’État a adopté une législation qui modifie en profondeur le statut des vélos électriques. Désormais, leurs utilisateurs doivent immatriculer leur VAE, disposer d’une assurance et être titulaires d’un permis de conduire.

L’usage des vélos électriques est par ailleurs interdit aux moins de 14 ans, sous peine d’amende. Une exception est toutefois prévue pour les adolescents ne possédant pas de permis, qui peuvent solliciter une licence spécifique. Dans les faits, cette réforme place l’ensemble des deux-roues motorisés sous un cadre réglementaire identique, sans distinction liée à la puissance ou à l’usage.

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Source : Yaroslav Muzychenko via Unsplash

Quelques jours plus tard, et comme le relaie Electrek, un nouvel État pourrait rejoindre la danse. Un autre projet de loi est en effet à l’étude dans le New Hampshire. Les parlementaires examinent un texte qui imposerait aux propriétaires de vélos, électriques ou non, d’enregistrer leur véhicule chaque année et de s’acquitter d’une redevance de 50 dollars pour pouvoir circuler sur les routes, chemins et sentiers publics.

Ce projet a été déposé par le député Thomas Walsh, républicain représentant la circonscription de Hooksett. Il est à ce stade examiné en commission. Son champ d’application dépasse les seuls vélos électriques : il concernerait l’ensemble des vélos empruntant des infrastructures financées par l’État ou par les municipalités. En cas de non-enregistrement, une amende de 100 dollars pourrait être infligée pour chaque infraction constatée.

Taxe annuelle

La mesure prévoit une taxe annuelle de 50 dollars par vélo, présentée par ses promoteurs comme une contribution au financement des infrastructures de transport. Selon ses défenseurs, ce mécanisme permettrait de dégager des ressources supplémentaires pour l’entretien des réseaux routiers et des voies partagées.

Toutefois, des réserves ont naturellement été exprimées. Certaines autorités municipales ainsi que des associations de cyclistes ont mis en avant des difficultés d’ordre pratique. Dans des villes universitaires comme Hanover par exemple, les forces de l’ordre soulignent que les vélos changent fréquemment de propriétaire, qu’ils soient revendus, échangés ou donnés, ce qui rendrait le suivi administratif complexe.


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