
Les vélos électriques font l’objet d’une attention accrue dans plusieurs pays, notamment en Europe et plus spécifiquement du côté des Pays-Bas qui ont déjà engagé des actions à tous les niveaux. L’Australie s’inscrit aussi désormais dans cette dynamique, avec une approche nettement plus offensive à l’encontre des modèles jugés non conformes.
Comme expliqué par The Guardian, le ministre australien de la Santé a récemment alerté sur les conséquences liées à la circulation de vélos électriques illégaux. Selon lui, ces engins représentent à la fois un problème croissant sur la voie publique, combiné à des blessures graves de plus en plus fréquentes.


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S’attaquer à la racine du problème
Les chiffres avancés par les autorités de Nouvelle-Galles du Sud illustrent cette évolution. En 2024, 226 blessures impliquant des vélos électriques y ont été recensées. Sur les sept premiers mois de 2025, le bilan faisait déjà état de 233 blessés et de quatre décès. D’après les autorités, des tendances comparables seraient observées dans d’autres régions du pays.
Face à cette situation, le gouvernement souhaite agir. Le ministre a ainsi déclaré : « Nous devons veiller à ce que ces engins n’entrent pas dans le pays et que la police soit habilitée à les saisir, les retirer et les détruire. » Cette orientation vise explicitement les importations, dans un contexte où le parc de vélos électriques a fortement augmenté. À Sydney, les autorités estiment par exemple à environ un million le nombre de vélos électriques en circulation.

Cette expansion rapide s’explique en partie par l’assouplissement des règles d’importation intervenu en 2021. À l’époque, un vélo électrique respectant une puissance maximale comprise entre 200 et 250 watts et une assistance coupée à 25 km/h était généralement classé comme « non-road vehicle » lors de son entrée sur le territoire.
Ce statut dispensait alors les importateurs d’obtenir une « import approval », équivalent local d’un certificat d’importation de véhicule. Ce cadre réglementaire a donné lieu à des abus, avec l’arrivée sur le marché de modèles ne respectant pas réellement les critères en vigueur. Les autorités ont depuis resserré les règles et le ton, plus spécifiquement depuis fin 2025.
Un discours politique ferme
La fermeté du discours gouvernemental s’est encore accentuée ces derniers mois. Certains responsables évoquent même la possibilité d’une interdiction pure et simple des vélos électriques – une réaction bien trop véhémente à nos yeux.
Le ministre a précisé : « Si vous ne respectez pas la réglementation et que votre vélo ne répond pas aux spécifications très précises d’un vélo à assistance électrique, il sera confisqué et détruit. » En janvier, 30 vélos électriques illégaux ont déjà été retirés de la circulation avant d’être détruits.
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