Les batteries des vélos électriques chinois vont être encore plus sûres grâce à ce nouveau code de traçabilité

 
La Chine renforce son cadre réglementaire sur les vélos électriques en imposant, en plus d’un marquage CCC, un QR code de traçabilité, afin d’améliorer le suivi des produits certifiés et de sécuriser davantage la chaîne de conformité.
Source : Chloé Pertuis

Début 2024, la Chine a instauré une nouvelle réglementation baptisée « GB 17761-2024 », visant à encadrer plus strictement les vélos électriques. Ce texte impose que chaque modèle commercialisé obtienne le certificat local CCC (China Compulsory Certificate), une homologation obligatoire dans de nombreux secteurs industriels. Depuis décembre 2025, cette exigence s’applique à l’ensemble des vélos électriques vendus dans le pays.

La norme « GB 17761-2024 » a un objectif clair : limiter les risques d’incendie et renforcer la sûreté des systèmes électriques embarqués. Concrètement, les principaux composants – batteries, chargeurs et contrôleurs – doivent désormais être certifiés individuellement.

Une évolution récente : la traçabilité par code QR

Dans un communiqué publié le 26 mars 2026, le Centre chinois de certification automobile (CCAP) annonce une réforme de la norme CCC. La principale nouveauté porte sur l’introduction d’une obligation de traçabilité pour certains composants liés aux vélos électriques.

Le projet pilote concerne les vélos électriques eux-mêmes, mais aussi les batteries lithium-ion destinées à ces modèles, les chargeurs ainsi que les casques pour les utilisateurs.

batterie vélo électrique
Source : Electrek

Le communiqué précise : « En vertu des nouvelles exigences, la marque CCC doit être affichée avec un QR code de traçabilité, soit sous la forme d’une marque standard délivrée par le CCAP, soit sous une version imprimée ou moulée produite par des organisations certifiées conformément à des règles spécifiques de conception, de dimension et de gestion. »

Une identification plus précise des produits certifiés

Grâce à ce QR code, les autorités de contrôle peuvent directement accéder aux informations liées à la certification du produit. Cela inclut notamment la documentation correspondante, l’identité du fabricant et, le cas échéant, le lot de production.

Cette mesure vise à faciliter l’application de la réglementation, à limiter la circulation de marques CCC falsifiées et à accroître la transparence d’un secteur régulièrement surveillé, en particulier sur les questions liées aux batteries lithium-ion.

Dans ce cadre, les produits ne respectant pas les exigences deviennent plus aisément identifiables. Les opérations de rappel peuvent être ciblées avec davantage de précision, et l’usage d’étiquettes de certification contrefaites s’en trouve complexifié.

Un calendrier d’application progressif

Le communiqué détaille également les échéances prévues pour la mise en œuvre de cette nouvelle obligation. « Les produits nouvellement certifiés doivent se conformer aux exigences de marquage de traçabilité à compter du 1er mars 2026, tandis que tous les produits certifiés antérieurement relevant du champ d’application du projet pilote devront intégrer le marquage par code QR d’ici le 1er mars 2027 », est-il indiqué.

Par ailleurs, les organismes concernés devront mettre en place un suivi rigoureux de ces nouveaux marquages. « Les organisations certifiées sont tenues de garantir une correspondance stricte (un pour un) entre les certificats et les codes QR, d’établir un système de gestion de l’utilisation de la marque et de tenir des registres appropriés afin de garantir la traçabilité et la conformité réglementaire dans le cadre du système CCC », précise le texte.


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