
Si la taille du réservoir d’un véhicule thermique n’est pas toujours une information importante, la capacité de la batterie d’une voiture électrique l’est bien plus. En effet, que ce soit pour tailler la route pendant des vacances ou pour être tranquille lors des trajets quotidiens, la capacité réelle de votre voiture branchée doit être connue pour ne pas craindre la panne sèche.
Certains constructeurs cachent cette information, quand d’autres affichent une valeur qui ne semble pas refléter la réalité du terrain. Nous allons revenir ensemble sur cette notion de capacité de batterie, et son lien avec l’autonomie des véhicules électriques dans un premier temps. Ensuite, nous exposerons quelques méthodes pour connaître la capacité réelle de sa batterie, et évaluer la dégradation subie. De cette manière, vous saurez comment non seulement estimer la dégradation de la batterie, mais également à quoi vous attendre après quelques années à rouler avec votre véhicule branché.
Qu’est-ce que la capacité d’une batterie de voiture électrique et pourquoi est-ce si important ?
Une voiture électrique est aujourd’hui dotée d’une batterie lithium-ion dont la chimie varie d’un modèle à l’autre, mais avec une constante : la capacité se mesure en kilowattheures (kWh). Cela représente la quantité d’énergie emmagasinée dans la batterie, et c’est souvent un bon indicateur de l’autonomie du véhicule en question.
Cette règle peut être mise à défaut comme nous allons le voir juste après, mais de manière générale, plus la batterie est grosse (i.e plus la quantité de kWh est grande), et plus l’autonomie sera grande. En particulier, c’est le cas lorsque l’on compare deux versions d’un même véhicule, comme une Tesla Model 3 Propulsion et une Tesla Model 3 Grande Autonomie, ou une MG4 contre une MG4 Autonomie Étendue.
Cependant, si l’on compare deux véhicules différents, comme une Tesla Model Y Grande Autonomie et une Audi Q4 e-tron, la capacité de la batterie ne reflète pas exactement l’autonomie de la voiture. La Tesla Model Y Grande Autonomie affiche une autonomie WLTP de 565 kilomètres avec une batterie de 80 kWh, quand une Audi Q4 50 e-tron quattro a une autonomie de 496 kilomètres au maximum avec la même taille de batterie.

La différence entre les deux se fait au niveau de la consommation, qui est moins élevée en cycle WLTP pour la Tesla Model Y. Globalement, plus une batterie sera grosse, plus elle sera lourde, et plus la consommation du véhicule va augmenter. C’est pourquoi il peut parfois être plus intéressant d’opter pour une voiture électrique ayant une plus petite batterie, mais une consommation plus raisonnable.
À titre d’exemple, si l’on considère d’une côté une Tesla Model 3 Propulsion, et de l’autre une Tesla Model 3 Grande Autonomie, la première a un ratio de 8,5 km par kWh de batterie, contre seulement 7,8 km par kWh de batterie pour la Grande Autonomie. En d’autre termes, avec autant d’énergie, on ira plus loin en Tesla Model 3 Propulsion qu’en Tesla Model 3 Grande Autonomie. C’est dû à la consommation qui est inférieure. Cependant, si les deux véhicules sont à 100 %, on ira plus loin en Tesla Model 3 Grande Autonomie, qui a une batterie 33 % plus importante.


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Capacité brute vs. capacité nette
En consultant certaines brochures de constructeurs, vous pouvez tomber sur deux notions différentes en ce qui concerne la capacité de la batterie d’une voiture électrique. Il s’agit de la capacité brute et de la capacité nette.

Comme vous pouvez le voir sur l’extrait de la brochure Audi ci-dessus, les deux chiffres diffèrent de 5 kWh, soit environ 6 % de la capacité totale de la batterie. Ce n’est donc pas négligeable, en ce sens où 6 % d’autonomie en plus représentent environ 30 kilomètres en cycle WLTP.
En pratique, la capacité brute représente la capacité totale théorique de la batterie, et la capacité nette représente celle qui est utilisable par le client final. Le système de gestion de la batterie (ou BMS pour Battery Management System) ne permet pas d’utiliser toute la capacité brute, sans quoi la batterie serait irrémédiablement endommagée.
Ainsi, des réserves d’énergies (que l’on appelle aussi buffers) sont disposées parfois au-delà de 100 % de batterie affichée, parfois en-dessous de 0 %, et souvent de part et d’autre pour protéger les cellules formant le pack de batterie.

Chez Tesla par exemple, nous retrouvons 4,5 % de la capacité réelle de la batterie sous 0 %, ce qui signifie en pratique que lorsque l’écran principal vous indique qu’il reste 0 % de batterie, vous avez encore de la réserve.
Comment mesurer la capacité de sa batterie ?
Pour confronter les chiffres théorique à la réalité, vous disposez de plusieurs méthodes plus ou moins précises. La première consiste à charger votre voiture électrique de 0 à 100 % en une seule fois, et de constater la consommation d’énergie à la prise. Cette méthode est la plus simple, mais elle est également la plus imprécise.
En effet, lorsque vous chargez une voiture électrique par n’importe quelle méthode, des pertes durant la charge ont lieues à cause de l’échauffement de certains composants. Cette perte par effet Joule est difficilement mesurable, puisqu’elle peut atteindre 10 % sur certaines installations. Ainsi, si lorsque vous faites une charge complète, votre compteur électrique affiche 65 kWh consommés alors que votre batterie ne devrait faire que 60 kWh, n’imaginez pas pour autant que vous disposez d’une batterie plus grosse.

La seconde méthode est plus précise, mais elle est aussi bien plus difficile à mettre en œuvre. Il s’agit de partir avec votre véhicule à 100 %, complètement chargé, et de le décharger intégralement (en allant jusqu’à la panne sèche) en un seul trajet. Autant vous dire que pour la plupart des véhicules du marché, cela correspond à un périple sans aucun arrêt de 6 à 10 heures de route.
Qui plus est, nous vous déconseillons fortement de tenter cet exercice, qui peut vous mener dans de beaux draps si vous avec mal anticipé l’endroit où vous arriverez à court de batterie. Les quelques personnes qui se lancent dans cet exercice savent qu’ils vont arriver en fin de batterie au niveau d’une borne de recharge, et qu’ils n’auront que quelques mètres à parcourir dans le pire de cas pour brancher leur voiture.
Quoi qu’il en soit, avec cette méthode, nous obtenons des résultats plus précis sur la capacité réelle d’une voiture électrique, simplement en constatant via l’ordinateur de bord la quantité d’énergie qui a été consommée. Qui plus est, c’est une bonne manière d’établir un protocole de test qu’il vous sera facile de reproduire avec votre véhicule, sans pour autant aller jusqu’à la panne sèche.
En effet, en partant à 100 %, vous pouvez choisir de vous arrêter à 10 % de batterie restante (ou à 0 % si vous êtes plus joueur) pour estimer votre capacité totale disponible entre 100 % et 0 %. Si vous avez consommé 90 kWh en partant à 100 % et qu’il vous reste 10 % de batterie, vous saurez que vous disposez de 100 kWh entre 100 % et 0 %.
Enfin, notez que certaines applications s’interfacent avec un dongle à brancher sur le port OBD de votre voiture (comme Scan My Tesla ou Leaf Spy Pro), et affichent la capacité de votre pack de batterie. Cette mesure est parfois légèrement erronée, puisqu’elle correspond à ce que le système de gestion de la batterie lit à un instant précis. Si vous en avez la possibilité, c’est toutefois la manière la plus simple d’avoir une mesure assez précise, et que l’on peut répéter aussi fréquemment que l’on souhaite.
Il faut penser à la dégradation de la batterie après quelques années
Lors de l’achat d’une voiture électrique, il est important d’avoir à l’esprit que la dégradation de la batterie est un phénomène contre lequel on ne peut pas lutter. Cela va apparaître au fur et à mesure du temps, dans des proportions qui peuvent dépasser les 10 % de perte en quelques années.
Ainsi, si vous imaginez que l’autonomie d’une voiture électrique neuve est tout juste suffisante pour vos besoins, dans le cas où vous souhaitez garder le véhicule assez longtemps, gardez en tête que cette autonomie pourrait diminuer.

Bien entendu, il existe certaines bonnes pratiques pour tenter de conserver un maximum d’autonomie, mais rien qui ne permette d’empêcher l’inévitable. Rassurez-vous : les données des voitures électriques en circulation prouvent qu’une batterie tient très bien dans le temps, comme l’a déjà prouvé Tesla ou Ford.

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