
Les habitués des concessions automobiles connaissent la chanson : ce moment délicat où l’on vous présente le bon de commande, parfois truffé de lignes mystérieuses qui font gonfler l’addition. Cire haute performance à prix d’or, gilet et triangle de sécurité facturés 100 euros… Autant de classiques du genre. Mais le document déniché par le magazine Auto Plus et relayé par Bertrand Moreau sur son compte X pousse le bouchon particulièrement loin.
Au menu de cette addition salée : un système anti-martres par ultrasons à 85 euros (ces charmants petits mammifères ont la fâcheuse tendance à grignoter les câbles de certaines autos), un pack sécurité fourre-tout à 110 euros regroupant tapis, brise-vitres et extincteur, sans oublier l’incontournable préparation et cire haute performance à 85 euros.

Le summum de la « créativité comptable » ? Deux lignes distinctes pour les frais d’immatriculation, auxquelles s’ajoute la facturation des plaques minéralogiques. Autrement dit, on vous fait payer trois fois ce qui devrait être inclus dans le prix du véhicule. Résultat : 1 324 euros TTC qui s’évaporent avant même d’avoir tourné la clé de contact.
Ce que dit vraiment la loi
Pourtant, le cadre légal est limpide. L’arrêté du 28 juin 2000 stipule noir sur blanc que le prix affiché doit correspondre à la somme totale que le client paiera effectivement, frais de préparation compris. Cette préparation englobe le transport, le nettoyage du véhicule, les vérifications techniques, cinq litres de carburant et… la pose des plaques d’immatriculation d’entrée de gamme. Bref, tout ce qui figure sur ce bon de commande controversé devrait déjà être intégré au tarif annoncé.
Certes, les professionnels peuvent proposer des prestations annexes. Mais, et c’est là que le bât blesse, ces services doivent impérativement être présentés comme facultatifs. Pas de mention discrète en bas de page, pas d’ambiguïté : le client doit pouvoir refuser sans que cela compromette son achat. Qui a par exemple envie de payer 80 euros de plaque minéralogique sur une voiture d’occasion qui en possède déjà, tout en sachant, qui plus est, que les numéros de plaques sont attribués de manière définitive désormais ?
L’acheteur, éternel dindon de la farce ?
Cette affaire soulève une question : pourquoi ces pratiques perdurent-elles ? Parce qu’elles fonctionnent. Face à un vendeur rodé à l’exercice et dans l’euphorie de l’achat, nombreux sont ceux qui signent sans sourciller.
Et les arguments commerciaux ne manquent pas, notamment pour justifier les fameux « frais divers » autour de 150 euros la plupart du temps qui serviraient à « payer la secrétaire » ! La fatigue administrative, la complexité des documents et parfois la simple méconnaissance de ses droits font le reste.
Dans tous les cas, n’hésitez pas à prendre le temps de décortiquer chaque ligne du bon de commande. N’hésitez pas à questionner, barrer les options superflues et exiger la mention « frais facultatifs » sur tout ce qui ne relève pas du véhicule lui-même.
Votre portefeuille vous remerciera, car dans l’exemple cité plus haut, 1 324 euros TTC de frais administratifs, c’est évidemment une vaste blague, tout cela sans compter le prix de carte grise, de l’ordre de 660 euros pour le modèle pris en exemple par le magazine Auto Plus.
Une carte grise moins chère pour les voitures électriques
Seul point positif, si vous choisissez une voiture électrique, le prix est quasiment nul, puisqu’il se compose uniquement des frais administratifs de 13,76 euros, mais, depuis le 1er mai 2025, eut égard à la région d’immatriculation en France (y compris les DOM-TOM).

Autrement dit, certaines régions peuvent désormais choisir si, oui ou non, elles appliquent des frais de carte grise aux voitures électriques. L’Île-de-France, l’Occitanie, la Nouvelle-Aquitaine, et la région Auvergne-Rhône-Alpes ont déjà décidé d’éliminer l’exonération du prix de la carte grise aux voitures électriques, mais leur coût reste assez « marginal » face aux modèles thermiques en raison d’un nombre de chevaux fiscaux réduit.
Par exemple, pour une Renault Mégane E-Tech, le prix d’une carte grise en Île-de-France coûtera 231 euros en raison de 5 CV, et 0 euro dans les Hauts-de-France, là où sont encore gratuites les cartes grises pour les voitures électriques. Cela reste toujours moins cher que le tarif pour une Renault Mégane thermique comme celle prise en exemple plus haut.
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