Soulagement pour le prix des voitures électriques : le gouvernement fait volte-face sur le malus au poids

 
Prévu pour le 1er juillet 2026, le malus au poids pour les voitures électriques ne sera finalement pas appliqué. Mais il n’est pas exclu qu’il fasse son arrivée en 2027.
BMW iX3 // Source : BMW

Tous les ans, c’est la même chanson. L’heure est à la mise en place de nouvelles mesures, souvent financières. Et en règle générale, ce sont les automobilistes qui sont les premiers concernés. Ainsi, chaque année, le malus écologique est revu à la hausse pour les voitures thermiques. Et ce alors que le gouvernement veut inciter les conducteurs à passer à l’électrique.

C’est dans ce contexte qu’a aussi été mis en place le bonus écologique, qui est devenu un peu plus généreux en 2026. En parallèle, l’État avait aussi créé le malus au poids, conçu pour sanctionner les voitures essence ou diesel trop lourdes. Sans surprise, les voitures électriques ont toujours été exemptées de cette taxe. Enfin, jusqu’à présent. Car le gouvernement avait prévu de changer la donne dès le 1er juillet 2026. À cette date, les autos zéro-émission (à l’échappement) devaient aussi être concernées par ce tour de vis fiscal.

Crédit : Xpeng

C’est d’ailleurs ce que nous avions annoncé dans un précédent article publié en 2025. Mais où en est-on en ce début d’année 2026 ? Eh bien, contre toute attente, le gouvernement a décidé de faire un petit cadeau aux conducteurs. Ce vendredi 30 janvier, le Premier ministre Sébastien Lecornu a permis à la Loi de Finances 2026 de franchir une nouvelle étape, votée grâce à l’usage de l’article 49-3.

Désormais, la dernière étape aura lieu ce lundi 2 février 2026, la date à laquelle le budget doit être définitivement adopté. Surprise : le malus au poids pour les voitures électriques ne figure finalement pas dans les textes. La raison n’a pas été expliquée publiquement, mais on sait que de nombreux élus s’étaient opposés à cette mesure. Le site Automobile Propre rappelle que ces derniers estiment qu’elle envoie un mauvais signal. Car on sait que la voiture électrique est encore en plein développement.

Une taxe très sévère

Surtout que les ventes ont fortement augmenté en France en 2025, et il serait dommage de tuer cet élan naissant pour cette motorisation. Surtout que le malus au poids est tout de même particulièrement sévère. Concrètement, tous les modèles de plus de 1,5 tonne auraient dû être taxés. Cependant, les VE devaient bénéficier d’un abattement de 600 kilos. Ce qui signifie qu’un véhicule pesant 2 tonnes ne sera taxé que comme s’il pesait 1,4 tonne.

Ce qui permettrait à certains modèles de passer entre les mailles du filet, comme la Tesla Model Y ou le Renault Scénic. Au contraire du Peugeot e-3008, qui aurait dû s’acquitter de ce malus. Et on peut dire que les montants sont très salés. Dès 1,5 tonne, la taxe oscille entre 10 et 30 euros par kilo supplémentaire. Comme l’explique le site du gouvernement, un véhicule thermique pesant 1 950 kilos (donc 2 450 kg pour une voiture électrique) doit payer 6 775 euros de malus au poids.

Peugeot e-3008 Dual Motor // Source : Marie Lizak pour Frandroid

Et même si l’abattement peut permettre à certains modèles d’être épargnés, ce n’est pas suffisant. Car on se rappelle que les voitures électriques restent plus lourdes que les autos essence ou diesel, et cela en raison du poids de la batterie. Par ailleurs, il n’est pas exclu que cette mesure fasse son grand retour en 2027, même si rien n’a encore été confirmé pour le moment. À noter que les hybrides sont déjà concernés par cette taxe, même s’ils bénéficient d’un abattement de 100 kilos, qui va jusqu’à 200 kilos pour les hybrides rechargeables.


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