
Les temps sont durs pour Stellantis. Le groupe franco-italien fondé en 2021 et issu de la fusion de PSA et FCA a affiché des résultats particulièrement déçevants pour 2025. A tel point qu’il vient d’annoncer un plan de restructuration massif, qui devrait entraîner plus de 22 milliards d’euros de charges exceptionnelles.
Parmi les décisions prises, la revente de sa participation au sein de la co-entreprise NextStar créée en 2022 avec LG Energy Solution. Et on peut dire que le groupe, dirigé par Antonio Filosa depuis le départ de Carlos Tavares n’a pas cherché à sauver les meubles.
Le média The Detroit News indique que Stellantis a revendu ses parts (49 % de participation) à son partenaire coréen pour seulement… 100 dollars. Une somme totalement dérisoire, qui montre à quel point le groupe européen veut tourner la page.

Et ce alors que ce dernier a enregistré des pertes de 26,5 milliards de dollars liées à ses véhicules électriques. Au départ, les deux partenaires avaient pour ambition d’implanter dès 2022 une usine de fabrication de batteries située à Windsor, au Canada. L’objectif : employer pas moins de 2 500 personnes, et atteindre une capacité de production annuelle de 45 GWh. Un projet très ambitieux sur le papier, qui ne verra donc jamais le jour. Et ce même si les lignes d’assemblage ont démarré dès l’automne 2024.
Un projet avorté
En novembre 2025, la fabrication de cellules lithium-ion en grande série avait également commencé. Mais face à la chute de la demande pour les autos électriques, Stellantis a finalement décidé de changer de stratégie.
Et ce même si plus de 3,7 milliars de dollars ont déjà été investis dans cette nouvelle usine. Le groupe évoque dans son communiqué une décision « stratégique » ainsi qu’un « accord mutuel » entre les deux entreprises. Il indique également qu’il « continuera de s’approvisionner en batteries auprès de NextStar Energy ».
Antonio Filosa indique que ce changement va permettre à son ancien partenaire « d’exploiter pleinement la capacité de l’usine de Windsor » et de renforcer « sa viabilité à long terme tout en sécurisant l’approvisionnement en batteries pour nos véhicules électriques ». Cette décision va aussi lui permettre de soutenir son « plan de développement mondial de l’électrification ». La firme ne dit donc pas adieu aux voitures électriques, mais réduit fortement la voilure.

Car désormais, elle mise sur la « liberté de choix », après avoir mis l’accent pendant des années sur cette motorisation. Pour preuve, elle veut aussi se séparer de sa participation dans la co-entreprise fondée dès 2021 avec Samsung SDI. Cette dernière avait donné naissance à une gigafactory de batteries situées à Kokomo, dans l’Indiana. En parallèle, Stellantis fait face à de nombreuses difficultés avec ses accumulateurs produits en France, via sa co-entreprise ACC créée avec TotalEnergies et Mercedes.
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