
Depuis plusieurs mois, Stellantis s’enfonce dans une crise importante et subit les décisions de son ancien PDG, Carlos Tavares.
Son successeur, Antonio Filosa, a décidé de couper dans le vif et a ordonné, il y a quelques jours, un grand « reset » du groupe américano-européen chiffré à 22 milliards d’euros. Les voitures électriques sont dans le collimateur et Bloomberg révèle que Stellantis chercherait à quitter sa coentreprise avec Samsung SDI, spécialisée dans les batteries.
Une coentreprise basée aux États-Unis
Stellantis et Samsung SDI avaient créé cette coentreprise en 2021, avec la création d’une gigafactory de batteries dans l’usine de moteurs et de transmissions de Stellantis située à Kokomo (Indiana).

Une usine déjà fonctionnelle, mais dont Stellantis chercherait à se désengager d’après des sources internes, sans qu’aucune décision n’ait été prise pour le moment. Bloomberg rappelle que cette décision pourrait être longue et coûteuse pour Stellantis.
Le groupe s’est contenté d’un communiqué laconique, précisant que « Nous poursuivons nos discussions avec Samsung concernant l’avenir de notre coentreprise StarPlus Energy. » Parmi les options : la cession de sa participation à un tiers.
Stellantis et les batteries, une période critique
Cette rumeur tombe pile dans une période quasi cauchemardesque pour Stellantis dans le domaine des batteries. Lors de la présentation d’Antonio Filosa, le groupe avait déjà annoncé revendre ses parts dans une coentreprise, cette fois-ci avec LG Energy Solution au Canada.

En Europe, la situation n’est guère plus réjouissante : lancée en grande pompe, l’usine française d’ACC (Automotive Cell Company, coentreprise avec Mercedes-Benz et TotalEnergies) peine à monter en cadence, occasionnant des délais de livraison à rallonge et des problèmes de qualité pour les (rares) modèles déjà équipés.
Ces difficultés ont d’ailleurs conduit ACC à annuler les deux autres projets d’usine en Allemagne et en Italie, et obligent Stellantis à se fournir chez BYD pour une durée encore indéterminée.

De fait, le seul éclair d’optimisme sur le sujet pourrait bien provenir des Chinois : la coentreprise entre Stellantis et CATL, visant à construire une usine en Espagne, semble bien se dérouler. CATL ne prend d’ailleurs aucun risque en envoyant 2 000 travailleurs chinois sur place, quitte à réduire la main d’œuvre espagnole au simple rôle d’exécutant.
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