
D’un côté, Michael O’Leary, l’homme qui a un jour envisagé de faire payer les toilettes dans ses avions. De l’autre, Elon Musk, qui pense pouvoir coloniser Mars avant la fin de la décennie. Le point de désaccord ? L’installation du Wi-Fi Starlink sur la flotte de Ryanair.
Le patron de la compagnie irlandaise n’y est pas allé de main morte dans une interview à Newstalk. Pour lui, Elon Musk est « un idiot — très riche, certes, mais un idiot ». La raison de cette amabilité ? O’Leary soutient que l’installation des terminaux Starlink augmenterait la traînée (la résistance de l’air) et donc la consommation de carburant, rendant l’opération financièrement impossible. Musk, piqué au vif sur X, a rétorqué qu’O’Leary ne comprenait rien à l’aérodynamisme et méritait d’être licencié.
Pour aller plus loin
Après Air France, le plus grand groupe aérien européen choisit également Starlink
La bataille de la traînée : 2 % ou 0,3 % ?
L’argument central de Ryanair repose sur un chiffre précis. Selon O’Leary, greffer une antenne sur le fuselage d’un avion augmenterait la consommation de carburant de 2 % à cause de la résistance de l’air. Sur une flotte de plus de 500 avions qui enchaînent les rotations, c’est colossal. Il chiffre le coût total (installation + surconsommation) entre 200 et 250 millions de dollars par an.
Le problème ? Ce chiffre de 2 % semble sortir d’une autre époque. Il correspond aux anciens dômes satellites géants (les « radômes » classiques) qu’on voyait sur les avions il y a dix ans.

La réalité technique est différente. Les terminaux Starlink Aviation sont des antennes à réseau phasé électronique (ESA). Concrètement, c’est plat, fin et conçu pour coller au fuselage. Les ingénieurs de SpaceX, et Elon Musk lui-même, avancent un chiffre de 0,3 % de traînée supplémentaire. C’est quasiment négligeable. Sur ce point purement technique, Elon Musk a raison : O’Leary utilise des données périmées pour justifier son refus.
Le vrai problème n’est pas l’antenne, c’est le modèle
Même si l’antenne avait une traînée de zéro, Ryanair n’en voudrait probablement pas. Et le patron de Ryanair le dit : « Nous ne pensons pas que nos passagers soient prêts à payer pour le Wi-Fi sur un vol d’une heure en moyenne. »
Et là, difficile de lui donner tort.
Le modèle de Ryanair est une horlogerie de précision basée sur des marges ultra-fines. Le coût estimé revient à environ 1 dollar par passager. Ça paraît ridicule ? Pour une compagnie qui vend des billets à 19,99 €, c’est énorme. Contrairement à Lufthansa ou Air France, qui intègrent Starlink sur des longs courriers où la connectivité est un argument de vente vital, Ryanair ne fait pas ça.
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