Pour Maxime Lombardini, directeur général de Free, le réseau du quatrième opérateur compte parmi les meilleurs.

Crédit photo : Arnaud Fevrier

Maxime Lombardini a répondu à certaines interrogations de la Commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale concernant la qualité du réseau de Free Mobile. Il a été soulevé que les débits n’étaient pas toujours suffisants pour les abonnés du quatrième opérateur.

Le directeur général de Free s’est cependant défendu en mettant en avant la qualité de son réseau propre. En effet, si Free couvre actuellement 93 % de la population avec ses antennes, certaines zones reposent encore sur l’accord d’itinérance avec Orange. Or, l’Arcep a imposé une réduction progressive des débits sur le réseau en itinérance afin de pousser le trublion des télécoms à développer son propre réseau le plus rapidement possible, et ce malgré ses 15 années de retard.

Free parmi les meilleurs

L’homme d’affaires précise ainsi que sur le réseau de Free, « les mesures sont excellentes » et qu’elles sont « moins bonnes lorsqu’il s’agit d’itinérance puisque là on est dans le cadre d’un contrat qui nous dégage des conditions de qualité différentes de celles que l’on peut avoir quand on le fait nous-mêmes ». Il affirme même que les mesures de son réseau propre le placent « souvent en 1ère ou 2e place, en termes de qualité, notamment en 4G ». Pour rappel, MobiNEX avait classé le réseau d’Iliad parmi les 3 meilleurs au monde en 2016.

Néanmoins, malgré les résultats du réseau 4G de Free, possibles notamment grâce à des installations plus récentes que celles de ses concurrents, la réalité est tout autre. En effet, les utilisateurs, eux, n’ont bien souvent pas le choix de passer en itinérance, ce qui fait que Free a très mauvaise réputation sur ce point.

Des solutions pour l’avenir

Mais cette situation n’est que temporaire et l’itinérance prendra fin un jour ou l’autre, laissant Free seul responsable de la qualité de son réseau. Maxime Lombardini a d’ailleurs expliqué que Free a « installé beaucoup de sites l’année dernière » et promet de « continuer à installer beaucoup de sites ». Selon l’ANFR, plus de 2100 sites 4G et plus de 3700 en 3G ont été mis en service par Free en 2017.

Par ailleurs, d’autres éléments sont à prendre en compte, et notamment le fait que Free « allume les fréquences nouvelles, notamment le 700 MHz, au gré de sa libération ». Ces fréquences utilisées par la TNT ont été acquises en 2015 par les opérateurs et sont « efficaces pour couvrir les zones rurales ». Il faudra cependant attendre juin 2019 pour que ces fréquences soient libérées partout en France.

Regardez plutôt les autres !

Fidèle à son image de trublion, Maxime Lombardini n’a pas hésité à pointer du doigt ses petits camarades d’en face : « je vous rappelle qu’on est le seul opérateur à avoir, depuis son lancement, tenu toutes les obligations de couverture de sa licence. Tous nos concurrents à un moment ou un autre n’ont pas tenu leurs engagements ». Et de conclure « déployer un réseau mobile en France ce n’est pas quelque chose de facile ».

Parti en retard sur les déploiements du réseau actuel, Free Mobile va devoir redoubler d’efforts lors du lancement de la 5G afin de redorer son blason et prouver qu’en partant en même temps que les autres, il est capable de faire au moins aussi bien.

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