Ce smartphone ultrafin abordable est-il enfin intéressant ? Mon test du Nubia Air Pro

Smartphones • 2026

Le marché des smartphones ultra-fin attise les convoitises, mais encore faut-il trouver la bonne formule entre style, performances et prix, un défi que tente de relever le Nubia Air Pro...
Nubia Air Pro (6)
 

Après un Nubia Air séduisant par ses lignes et son tarif ultra agressif, mais aux performances insuffisantes pour vraiment convaincre, la marque lifestyle de ZTE lance donc le Nubia Air Pro. Une évolution qui veut apporter, en plus du style, une fiche technique et une polyvalence qui manquaient au premier du nom. Voyons donc si le constructeur a appris de ses erreurs et si, avec ses 5,99 mm, il a plus de chances de trouver son public face à une concurrence plus prestigieuse, mais aussi bien plus coûteuse.

Fiche technique

Modèle ZTE Nubia Air Pro
Dimensions 76,4 mm x 162,6 mm x 5,99 mm
Taille de l’écran 6,77 pouces
Définition 2392 x 1080 pixels
Densité de pixels 387 ppp
Technologie AMOLED
SoC Mediatek Dimensity 7100
Puce graphique Mali-G610 MC2
Stockage interne 256, 512 Go
Appareil photo (dorsal) Capteur 1 : 108
Capteur 2 : 2 Mp
Capteur photo frontal 32 Mp
Définition enregistrement vidéo 2K @ 30 fps
Wi-fi Wi-Fi 5 (ac)
Bluetooth 5.4
5G Oui
NFC Oui
Capteur d’empreintes Sous l’écran
Type de connecteur USB Type-C
Capacité de la batterie 5000 mAh
Poids 172 g
Couleurs Noir, Blanc
Fiche produit

Design

Avec un clin d’œil plus qu’appuyé à l’iPhone Air, Nubia se devait de soigner le look de son Air Pro. Dans les grandes lignes, le travail est fait, avec beaucoup de classicisme, mais il a son charme. Son design est très épuré, avec des droites franches, délicatement adoucies dans les angles par des courbes maîtrisées.

La face avant laisse la part belle à son écran de 6,77 pouces, entouré de bordures très fines. L’affichage occupe 95,4% de la surface totale, et cela sans courbure.

Les tranches sont plates, en métal, ne sont pas coupantes et offrent un contact agréable. Sur celle de droite, nous avons les boutons de volume et de mise en marche, ce dernier étant totalement rouge. Une constante sur les derniers Nubia, comme le Z80 Ultra, et qui apporte une touche esthétique très appréciable. Sur la tranche de gauche, un bouton Touche Facile permet, d’un clic, d’un double clic ou d’un appui prolongé, de passer en mode silencieux, d’allumer la lampe torche, de lancer une capture d’écran ou encore de lancer l’appareil photo.

Le dos est totalement en plastique et plat, avec un rendu mat, ce qui n’empêche pas la surface de se révéler assez glissante, surtout les jours de grande chaleur.

Dans la forme, le bloc photo s’inspire clairement de ce que propose la concurrence plus haut de gamme, comme les Pixel. Avec ici un capteur de 108 Mpx et un second de 2 Mpx encapsulés dans un cartouche oblong. C’est assez discret, élégant et très bien réalisé. Il ne nous manque que le liseré rouge qui accompagne l’objectif du Z80 Ultra pour être totalement sous le charme.

Notez que, posé à plat, ce téléphone est remarquablement stable. Il est possible d’utiliser toutes les fonctions du mobile, tant que vous n’interagissez pas avec la partie haute de l’écran, le premier huitième pour être précis.

Avec 5,99 mm d’épaisseur et des dimensions de 162,2 × 76,4 mm, ce smartphone se révèle compact, agréable à prendre en main, même si les vôtres sont petites. Malgré une épaisseur record, il tient bien entre les doigts et ces derniers se positionnent naturellement sur les trois boutons physiques.

Ajoutez à cela un poids de 172 g, nous avons tout du mobile facile à oublier, presque trop, surtout s’il est rangé dans une poche de pantalon arrière…

Toutefois, même s’il ne faut pas tenter le diable, il faut admettre que Nubia nous présente ici un smartphone très bien fabriqué. La qualité est là, et la triple certification IP68, IP69 et IP69K rassure.

Ainsi, le Nubia Air Pro, et cela malgré son design de dandy, peut résister à une immersion dans l’eau douce, jusqu’à 1,5 mètre pendant 30 minutes, mais aussi aux jets d’eau à haute pression, de 80 à 100 bars, et à haute température, jusqu’à 80 °C. Quant à l’affichage, il est protégé par du Corning Gorilla Glass.

Écran

Le Nubia Air Pro dispose d’une très belle dalle OLED de 6,77 pouces en 1080 × 2392 pixels. Ce qui nous donne une densité de pixels de 441 ppp, donc parler d’un affichage fin est un euphémisme. Quant au taux de rafraîchissement de l’écran, nous avons une dalle capable d’aller de 60 Hz à 144 Hz, avec deux paliers intermédiaires à 90 Hz et 120 Hz.

Passée sous les fourches caudines de notre sonde et du logiciel CalMAN Ultimate de Portrait Displays., cette dalle se révèle assez bien calibrée. Deux profils sont préprogrammés, Naturel et Vif, et c’est ce dernier qui offre le rendu le plus naturel. Ainsi, nous mesurons un Delta E moyen de 3,22 en SDR, contre 3 pour la valeur de référence, et 4,95 en HDR pour 6 de référence. Ce qui donne un affichage assez fidèle, mais nous pouvons noter une légère dérive vers les bleus, surtout perceptible sur certains fonds blancs.

L’espace colorimétrique est soigné, avec 161 % du BT709, 108 % du DCI-P3 et 73 % du BT2020. Des résultats qui sont plutôt une bonne surprise, avec au quotidien une palette de couleurs et de nuances plus fines que la majorité de ses concurrents dans sa gamme de prix.

Enfin, côté luminosité, nous avons mesuré 1274 nits en SDR et 1311 nits en HDR. En journée, le mobile est donc utilisable dans la majorité des environnements lumineux. Seules les belles journées de canicule risquent de lui faire perdre en lisibilité. Quant aux contenus vidéo en HDR, mieux vaut être dans la pénombre pour en profiter pleinement, à la rigueur dans un environnement tamisé.

Performances

Au cœur du Nubia Air Pro, nous avons une fiche technique bien plus cohérente et surtout exploitable que celle du Air premier du nom. Ainsi, ici, nous avons un MediaTek Dimensity 7100, un octocœur avec quatre cœurs Cortex-A78 à 2,8 GHz et quatre autres Cortex-A55 à 2,0 GHz. Il embarque 8 Go de mémoire vive, un généreux 512 Go de stockage UFS 2.2 et un GPU Mali-G610.

Nos mesures le placent dans les derniers de sa catégorie de prix, mais c’est le choix du SoC qui veut ça. Et puisqu’il ne chauffe pas et ne se bride pas – comme on le voit plus bas – il fait sens.

Nous avons un ensemble qui fonctionne correctement. Le smartphone est fluide à l’usage, même si nous notons quelques à-coups ou ralentissements de temps à autre. Si vous n’avez pas un usage intensif du produit, vous ne devriez même pas le remarquer.

Côté jeux vidéo, nous avons des résultats plutôt corrects, sans être exceptionnels. Le Mali-G610 fait le job, avec Fortnite qui affiche un framerate oscillant entre 57 et 60 fps en mode graphique épique. Il faut descendre d’un cran la qualité visuelle pour obtenir un 60 fps plus stable.

En revanche, Genshin Impact fait souffrir le Air Pro, et la situation est bien moins brillante. En plaçant au maximum le curseur de la qualité des graphismes, nous obtenons un pénible 20 à 40 fps très instable. Il faut descendre de deux crans pour enfin passer à 60 fps quasiment stables.

Quant à Call of Duty, rien à signaler, ou presque. Les 60 fps sont une formalité, même avec les paramètres les plus élevés. Nous avons toutefois noté que le mode Ultra pour le framerate n’est pas actif, donc impossible pour l’instant de jouer à 120 fps sur ce titre.

Avec un produit aussi fin, nous avions quelques craintes sur la partie chauffe. Alors oui, il monte rapidement jusqu’à 40 °C, en une petite dizaine de minutes, mais la température reste ensuite plutôt stable.

La chaleur se concentre autour du bloc optique et reste acceptable, à moins d’être vraiment sensible. Côté throttling, Nubia maîtrise très bien le SoC et, même en usage intensif, le bridage ne dépasse jamais 10 %.

Logiciel

Nous avons MyOS 16 et Android 16 aux commandes. Ce duo fonctionne plutôt bien, mais avec un écran d’accueil un peu surchargé, surtout si vous utilisez l’animal de compagnie IA.

Les possibilités de personnalisation sont un peu limitées, mais en dehors de cela, Nubia nous présente un smartphone riche en fonctionnalités pratiques et IA.

Ainsi, il est possible de répondre automatiquement à un appel en portant le mobile à l’oreille, ou encore éviter les interactions accidentelles avec le mobile quand il est dans une poche.

Le volet IA comprend les outils classiques de rédaction, de traduction et de retouche photo. Nubia ajoute à cela un animal de compagnie IA qui est une façon amusante d’intégrer l’IA au quotidien. Il s’agit surtout d’un petit ChatGPT capable de répondre à la majorité de vos questions.

Rien de révolutionnaire, mais c’est ludique, là où les petits amis IA nous interrogent davantage, d’autant qu’aucun filtre par âge n’est proposé pour limiter l’accès, ou même l’interdire. Rien de dangereux dans l’absolu, les réponses sont convenues, mais est-ce à l’IA de jouer le rôle de confident ?

Les derniers outils, comme l’horoscope et l’expert en prénoms, sont très ciblés, et le professeur d’anglais fait le job, mais de façon très scolaire.

En ce qui concerne le suivi logiciel, nous avons droit à cinq ans de patchs de sécurité et de mises à jour Android. Ce n’est pas encore au niveau de Samsung ou de Google, mais il s’en sort pourtant bien.

Photo

Nubia avait surchargé son Air premier du nom de trois capteurs, dont un capteur de profondeur de 2 MP et un capteur auxiliaire de 0,08 MP. La configuration change pour la version Pro, avec maintenant :

  • un capteur principal de 108 Mpx avec une ouverture de f/1,75 ;
  • un capteur macro de 2 Mpx.

En façade, nous avons droit à un capteur de 32 Mpx avec une ouverture de f/2,2.

Grand-angle

En plein jour et dans de bonnes conditions de luminosité, nous avons un capteur principal qui fait le job. Sur un écran de mobile, le rendu est très acceptable, mais dès que l’on observe les clichés avec plus d’attention, nous ne pouvons que constater les faiblesses du traitement de l’image.

La colorimétrie dépend vraiment de la luminosité ambiante. Les bons jours, les couleurs sont vives, assez naturelles, mais dans le cas contraire, elles s’affadissent un peu. Le piqué est acceptable, mais nous remarquons que les zones riches en microdétails ressortent plus confuses, comme certains arbres par exemple. Les détails de plus grande taille, eux, sont beaucoup mieux traités.

Passons au mode nuit, qui, dans un environnement urbain avec un bon renfort lumineux, nous donne des clichés des plus acceptables.

Capteur principal de jour
Capteur principal de nuit

Nous avons des photos qui savent restituer l’ambiance et capturer pas mal de lumière. Toutefois, comme vous pouvez le constater, seules les zones les plus éclairées ressortent vraiment avec naturel.

De plus, quand la luminosité est vraiment basse, le rendu est alors très aléatoire et rarement bon. Le niveau de détail, même dans les meilleures conditions, n’est pas flamboyant, et le traitement numérique accentue cela. Ce n’est pas mauvais dans cette gamme de prix, plutôt moyen, mais Nothing fait mieux.

Portrait

Nous avons ici des portraits qui proposent un détourage plutôt bon. Certains casques ou une chevelure non domptée peuvent toutefois lui poser quelques soucis. Les effets de flou sont bons, élégants, mais manquent de progressivité.

La gestion de la lumière tient la route, les couleurs sont assez naturelles et la carnation plutôt bien restituée. Les jours de forte luminosité, le pastel prend un peu le pas, mais rien d’excessif. Côté détails, c’est encore une fois assez bon, comme au niveau des poils de barbe, mais le traitement numérique a un peu trop tendance à les lisser. Les microdétails, eux, le sont presque totalement.

Zoom

Le Air Pro ne propose qu’un zoom numérique de x2 à x4. Dans le premier cas, nous partons d’un cliché qui souffre déjà d’un peu trop de traitement numérique. En activant le zoom x2, cela s’accentue.

Capteur principal
Zoom x2

Le niveau de détail est en retrait, le premier plan tient la route, mais ensuite le lissage et le bruit numérique s’installent déjà de façon visible.

Zoom x2
Zoom x4

En passant au zoom x4, tous les éléments précédents sont accentués, donnant une image avec beaucoup de bruit et un lissage excessif qui tue tout relief ou espoir de piqué plaisant. Ce qui est dommage, car en parallèle, la luminosité et la colorimétrie tiennent la route.

De nuit, il n’y a que deux possibilités. Soit la scène bénéficie d’un bon renfort lumineux urbain, soit ce n’est pas le cas. Dans cette seconde situation, le capteur ne fait aucun miracle. Les clichés obtenus sont alors beaucoup trop sombres pour être réellement exploitables.

Capteur principal de nuit
Zoom x2 de nuit

Dans les rues éclairées, le rendu devient nettement plus propre, notamment en x2, même si certaines scènes peuvent paraître un peu surexposées. Les photos restent lisibles, mais la colorimétrie se montre parfois capricieuse.

Ce sont surtout les détails qui souffrent. Les éléments les plus imposants restent présents, tandis que les petits détails et les micro-détails sont largement lissés. Cela donne parfois aux surfaces un effet de flou assez étrange.

Zoom x2 de nuit
Zoom x4 de nuit

Le zoom x4 reste exploitable dans de très bonnes conditions de lumière. Toutefois, même dans ces situations favorables, la perte de qualité devient rapidement visible. Le traitement numérique tente de compenser avec un lissage marqué, mais celui-ci finit surtout par accentuer les défauts de l’image.

Selfie

Le capteur avant nous laisse une impression mitigée. Cela commence par le détourage, qui n’est pas impeccable. Sur un écran de smartphone, le résultat passe encore. Mais sur un support plus grand, ou en zoomant dans l’image, les limites deviennent visibles. Le contour manque souvent de subtilité, avec un rendu presque pixélisé au lieu d’un détourage fluide.

Côté micro-détails, le résultat n’est pas glorieux. Nous perdons beaucoup dans le rendu des textiles, mais aussi dans celui de la peau, qui semble parfois manquer de relief. Le rendu des poils de barbe reste pourtant acceptable, tandis que la colorimétrie se montre assez juste. En revanche, quand la luminosité est forte, le capteur a tendance à surexposer certaines zones.

Enfin, l’effet bokeh est bien présent. Presque trop, même. Il manque de progressivité et donne parfois une séparation trop brutale entre le sujet et l’arrière-plan.

Macro

La présence du capteur macro est une constante sur ce segment de gamme, que peu de marques brisent pour le remplacer par un téléobjectif, comme le fait Nothing avec son Phone (4a), par exemple.

Nubia fait donc dans le classique, ce qui est un premier regret. Le second est que ce mode est très aléatoire et supporte, par exemple, très mal les micromouvements. La mise au point est délicate et le flou est souvent présent, quand ce n’est pas un rendu bien trop lissé qui tue presque tous les détails. La luminosité ambiante peut influer, mais même optimale, elle ne permettra pas de miracle.

Vidéo

Le Nubia Air Pro peut filmer jusqu’en 2K à 30 images par seconde, ou en 1080p à 60 images par seconde. À l’avant, le smartphone se limite à la Full HD en 30 images par seconde.

Audio

Le rendu audio des haut-parleurs stéréo fait une impasse presque totale sur les basses. Les bas médiums sont eux aussi en retrait, ce qui laisse beaucoup de place aux hauts médiums et aux aigus.

Pour écouter un podcast, suivre une vidéo courte ou passer un appel en haut-parleur, le résultat reste suffisant. En revanche, pour écouter de la musique ou regarder un film, le rendu manque de corps, de chaleur et d’ampleur. Dans ces usages, l’utilisation d’un casque ou d’écouteurs devient clairement préférable.

Réseau et communication

Le Nubia Air Pro peut accueillir deux cartes nano SIM 5G et prend en charge les principales bandes de fréquences utilisées en France, en 4G comme en 5G. En revanche, il ne propose pas d’eSIM. Il n’est pas non plus possible d’augmenter l’espace de stockage par l’ajout d’une carte microSD.

Côté sans-fil, le smartphone se limite au Wi-Fi 5, mais profite du Bluetooth 5.4. Pour la localisation, il prend en charge le GPS, l’A-GPS, GLONASS, Galileo et BeiDou.

Batterie

ZTE utilise une batterie silicium-carbone d’une capacité de 5000 mAh, ce qui est à saluer avec un mobile d’une épaisseur de seulement 5,99 mm. Alors que le Air premier du nom affichait de grosses lacunes dans le domaine, le Air Pro, lui, est plus convaincant.

Ainsi, lors de nos tests, tous réalisés avec un volume à 50 % et une luminosité de 250 nits, le test d’autonomie PCMark affiche un honorable 12 h 31. Il se situe dans la moyenne basse du segment, mais avec une finesse que n’ont pas ses concurrents directs.

En streaming vidéo, comptez environ 20 points de batterie consommés en regardant Inglourious Basterds (2 h 30). Côté jeu vidéo, une heure de Genshin Impact aura consommé presque 24 points de batterie. Deux valeurs plutôt basses qui peuvent rapidement forcer le passage par la case recharge.

Et à ce sujet, il propose une charge rapide à 45 W et offre même une charge inversée de 10 W. Avec un chargeur Anker Zolo 140 W, nous récupérons 9 % de batterie en cinq minutes, 18 % en 15 minutes, et nous atteignons les 46 % en 45 min. Il faut patienter 105 minutes pour atteindre les 98 %.

Prix et disponibilité

Le Nubia Air Pro est disponible en blanc et en noir au prix de 449 euros. Une seule version est disponibles avec 8 Go de mémoire vive et 512 Go de stockage.

Notre avis sur Le Nubia Air Pro

Design
8
Peu de changements entre l’Air et l’Air Pro, si ce ne sont quelques millimètres d’épaisseur en plus. Pourtant, avec 5,99 mm, difficile de lui reprocher de ne pas être assez fin. Le bloc optique est une jolie réussite, et sa stabilité une fois posé à plat est très appréciable. Dommage que le dos soit en plastique. Enfin, il profite d’une certification complète : IP68, IP69 et IP69K.
Écran / affichage
7
Si l’écran du Nubia Air Pro n’est pas parfaitement calibré, il n’en est pas si loin. La légère dérive vers les bleus n’est visible que sur certains fonds blancs, le reste du temps, elle n’est pas perceptible. La luminosité est dans la bonne moyenne de sa catégorie, et l’absence de bordures envahissantes ne rend son usage que plus plaisant encore.
Performances
7
Le Nubia Air Pro offre assez de puissance pour les usages du quotidien. Sa gestion thermique est impeccable et il délivre toute sa puissance, mais celle-ci reste limitée. L’usage d’applications lourdes ou une mémoire vive trop chargée aura tendance à faire naître des ralentissements.
Logiciel
8
MyOS 16 et Android 16 forment ici un couple aussi efficace que fluide. De nombreuses fonctionnalités sont là, et l’IA est très présente. Toutefois, certaines fonctionnalités dites amicales nous interrogent, mais, excepté cela, nous avons un système plaisant au quotidien, qui offre en plus une politique de suivi logiciel de cinq ans.
Photo
6
Nubia a revu à la hausse la configuration photo de son Air Pro, comparé à l’Air premier du nom. En plein jour, le rendu est très acceptable, avec un piqué certes peu glorieux, mais suffisant sur un écran. Toutefois, le détourage du mode portrait et le mode nuit, au traitement numérique trop agressif, en font un photophone tout juste honnête. Et un ultra grand-angle aurait été plus intéressant que le petit macro jeté à côté du capteur principal.
Autonomie
7
Nous avions de réelles craintes sur l’endurance de cet Air Pro. Ce smartphone se situe dans la moyenne basse, mais c'est déjà mieux que son prédécesseur. Malgré tout, on peut rapidement arriver au terme de sa capacité en moins d'une journée si on l'utilise trop.
Note finale du test
7 /10
Avec le Nubia Air Pro, la marque lifestyle de ZTE nous présente une version peaufinée de son smartphone ultra-fin. Le design reste l’argument massue avec seulement 5,99 mm d’épaisseur, un dos mat élégant (mais en plastique) et des tranches plates en métal. Le terminal flatte la rétine tout en offrant une excellente prise en main. Nubia réussit même à allier cette finesse à une robustesse rassurante, validée par une triple certification IP68, IP69 et IP69K.

L’écran OLED de 6,77 pouces est de bonne tenue, assez lumineux, fluide grâce à son rafraîchissement à 144 Hz, et profite d’un calibrage plutôt correct.

Sous le capot, le couple MediaTek Dimensity 7100 et 8 Go de RAM apporte une navigation sans trop d’accrocs au quotidien, mais on sent ses limites. Le pire est en jeu, là il faut faire des concessions sur les graphismes pour garder un semblant de fluidité. Mais cet Air Pro n'est pas taillé pour le jeu vidéo. Son autonomie fond à vue d'oeil quand on lance un jeu. Malgré tout, elle est meilleure que celle de son prédécesseur, mais pas du tout au niveau des concurrents plus épais.

Le Nubia Air Pro trébuche aussi sur la promesse photographique, malgré un capteur principal de 108 Mpx. Le traitement numérique trop agressif gomme les microdétails, de jour comme de nuit. Le capteur macro de 2 Mpx relève, quant à lui, de l’anecdote.

Dans cette gamme de prix, nous avons un produit ultra-fin plus convaincant que sa première itération. Toutefois, à 449 euros, il est assez facile de trouver plus puissant, plus endurant et meilleur en photographie. Sa finesse est son seul argument valable avec son prix qui pour 512 Go n'est pas inintéressant. Il faut ensuite mettre en parallèle vos besoins techniques pour savoir si vous pouvez craquer.

Points positifs du Nubia Air Pro

  • Design ultra-fin

  • Certifications IP68, IP69, IP69K

  • Écran plutôt bien calibré

  • Bon comportement thermique

  • 5 ans de mises à jour

Points négatifs du Nubia Air Pro

  • Processeur un peu faiblard par rapport à la concurrence

  • Capteur macro anecdotique

  • Photo de nuit et en mode portrait

  • L'autonomie compliquée avec ce format

  • Wi-Fi 5 seulement

  • Pas d'eSIM

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