Test de l’Asus Zenbook Duo 14 (UX482EA) : un concept de dual-screen qui gagne en maturité

PC portables • 2021

Annoncé en janvier 2021, l'Asus ZenBook Duo (UX482) est un PC portable équipé d'un processeur Intel de 11ème génération et d'un GPU NVIDIA GeForce MX 450, couplé à 32 Go de RAM (pour la version la plus poussée) et 1 To de SSD NVMe. Ce modèle possède également un second écran le ScreenPad Plus (touchpad en écran tactile), de 12.6 pouces.

 

Introduction

Alors que l’édition "All Digital" du CES 2021 bat son plein, Asus nous a fait parvenir en avance son nouvel ultraportable dédié aux créatifs, le Zenbook Duo UX482EA. Véritable OVNI sur ce marché, ce laptop se distingue par sa compacité et son écran secondaire, le ScreenPad Plus, qui profite ici de nettes améliorations. Pour autant, cette itération est-elle taillée pour répondre aux besoins des créatifs ? C’est ce que nous avons voulu savoir au travers de ce test.

Annoncé officiellement lors du CES 2021, le Zenbook Duo reprend le concept de son prédécesseur lancé en 2019. Il arrive sous trois configurations aux fiches techniques similaires avec, au choix, un processeur Intel Core i5-1135G7, i7-1165G7, mais aussi une carte graphique dédiée Nvidia GeForce MX450 pour le modèle UX482EG.

Le Zenbook Duo nous a été fourni avec une belle pochette de rangement imitation cuir et le stylet Asus Pen SA201H.

Fiche technique de l’Asus Zenbook Duo 14 (UX482EA)

Modèle Asus ZenBook Duo 14 (UX482UA)
Taille de l'écran 14 pouces
Définition 1920 x 1080 pixels
Technologie d'affichage LCD
Écran tactile Oui
Processeur (CPU) Core i5-1135G7
Puce Graphique (GPU) NVIDIA GeForce MX450
Mémoire vive (RAM) 32 Go
Mémoire interne 1 To
Norme Wi-Fi Wi-Fi 6 (ax)
Version du Bluetooth 5.0
Système d'exploitation (OS) Microsoft Windows 10
Dimensions 222 x 16.9 x 324mm
Poids 1600 grammes
Prix 1 799 €
Fiche produit

Le PC a été prêté par Asus pour ce test.

Notre modèle de test embarque le i7-1165G7, associé à 32 Go de mémoire vive (LPDDR4X – 4 266 MHz) et un SSD NVMe de 1 To. Les deux écrans offrent quant à eux un fonctionnement tactile ; il s’agit de deux dalles IPS (NanoEdge), la principale arbore une diagonale de 14 pouces (FHD), la seconde 12,6 pouces avec une définition de 1920 x 515 pixels.

Un design guidé (et contraint) par un concept original

Le Zenbook Duo est une machine particulière, ce que l’on observe au premier coup d’œil. Son design reprend celui de son prédécesseur en intégrant cependant de pertinentes améliorations.

Au rang des nouveautés, on retrouve ainsi la charnière ErgoLift AAS Plus (Active Aerodynamic System). Introduite en 2020 avec le ROG Zephyrus Duo 15, elle gomme les principaux défauts de ce concept de double écran avec beaucoup d’ingéniosité pour un résultat probant. Concrètement, ce module de charnière permet de surélever l’écran secondaire sur un angle proportionnel à l’ouverture du capot. L’ergonomie y est naturellement bien meilleure, car ce système permet de réduire l’écart entre les deux affichages, mais fait surtout en sorte que le second ne soit plus sujet aux reflets et s’oriente davantage vers l’utilisateur. Enfin, la dissipation thermique s’en trouve également améliorée avec un airflow 49 % plus élevé selon Asus ; nous y reviendrons un peu plus tard.

Les qualités de cette charnière ne s’arrêtent pas là. Ce module innovant a aussi permis à Asus de réduire l’épaisseur du châssis, notamment en jouant sur l’espace interne occupé par la carte-mère. Le fabricant taiwanais a effectivement divisé cette carte en deux parties, en positionnant une carte fille sous la charnière. Asus évoque ainsi un gain d’espace de 18 %, ce qui l’a autorisé à réduire l’épaisseur du châssis de 3 mm, tombant désormais à 16,9 mm.

Pour terminer, et comme c’est le cas avec les autres laptops Asus, à l’instar du ZenBook 14 2020, l’ouverture du capot permet également de surélever le clavier. L’intérêt ici est davantage d’ordre ergonomique puisque l’inclinaison du clavier facilite son utilisation, quoique ce dernier est particulièrement à l’étroit sur ce Zenbook Duo. Bien sûr, vu qu’il ne repose pas à plat sur notre bureau, ce système aide à limiter la chauffe, malgré l’absence de prise d’air sous la machine.

Pour le reste, le Zenbook Duo fait preuve d’exemplarité avec un design toujours aussi sobre et élégant et des finitions dignes d’un produit haut de gamme. On pense aux fines bordures de l’écran, à l’intégration du second affichage, ou encore à son excellent maintien malgré le fait que la machine ne repose à l’arrière non pas sur la base de l’écran, mais seulement deux minuscules renflements antidérapants.

Jusqu’ici tout va bien et le Zenbook Duo fait bonnes impressions, mais l’heure est maintenant venue de parler du clavier et du touchpad !

Clavier et touchpad

C’est ici que nous observons les principales contraintes de ce concept de Dual Screen. Si le clavier occupe toute la largeur, il faut bien souligner qu’il l’occupe avec le touchpad. Le résultat est mitigé, les touches du clavier demandent un certain temps d’adaptation en raison de leurs tailles plus minces que ce à quoi nous avons l’habitude.

Le touchpad est lui aussi étriqué, à droite du clavier (dommage pour les gauchers) en position verticale, avec une surface franchement trop petite pour apporter un minimum de confort. On gagne largement en productivité en ayant recours à une souris ! Ajoutez à cela une course de touche de 1,4 mm (la plus longue pour un clavier d’ultraportable) et l’absence totale de repose-poignet pour une frappe qui perd finalement en précision et en réactivité et un clavier qu’il faudra apprendre à « dompter » au fur et à mesure.

Enfin, les deux clics du touchpad manquent de précision, en raison de la longueur à l’appui et du manque de retour tactile. C’est dommage, car Asus nous a habitués à des touchpads de grande qualité sur ses autres gammes de PC portables.

Connectique

Le Zenbook Duo profite d’une connectique relativement bien fournie. On y retrouve notamment 2 ports USB-C Thunderbolt 4 tous deux positionnés à gauche. Nous avons également le droit à une sortie HDMI 1.4, un port USB-A 3.2 Gen 1, un connecteur mini-jack 3.5 mm et un lecteur de cartes microSD. Du côté de la connectivité, Wi-Fi 6 et Bluetooth 5.0 sont au menu.

 

Les entrailles de la bête ne sont pas des plus accessibles, la faute à une visserie cachée sous les patins antidérapants. Le SSD et la batterie peuvent être remplacés sans trop de souci, mais ce n’est pas le cas de la mémoire vive qui est soudée.

Une section audio toujours aussi convaincante

Comme sur le reste de sa gamme, Asus propose ici une section audio signée Harman Kardon. Le son est très agréable, même à haut volume, et offre un résultat assez étonnant pour un ultraportable. Le son profite aussi de la solution DTS Audio Processing qui permet de réaliser plusieurs ajustements selon nos préférences.

Écrans : fidélité et praticité

L’atout majeur du Zenbook Duo réside dans son concept de dual screen ; gardant ce fait en tête, la qualité de ces deux écrans nous parait dès lors primordiale.

L’affichage principal du Zenbook Duo est sans conteste le point fort de ce laptop. Pour une dalle IPS, il s’en sort plutôt bien, avec un contraste est certes limité (environ 1500 :1), mais des angles de vision ouverts et un étalonnage d’usine des plus fidèles.

Muni de notre sonde X-rite i1 Display Pro Plus et du logiciel Calman Ultimate, nous avons soumis ces deux affichages à nos séries de mesures habituelles. Le premier point à soulever est la différence de couverture des espaces colorimétriques entre les deux écrans. La dalle principale affiche ainsi une couverture de 99,7 % de l’espace sRGB, contre seulement 67,2 % pour la dalle secondaire. On regrettera peut-être ceci, mais le fait est que les deux écrans ne sortent pas des mêmes chaines de production : AU Optronics pour le premier, BOE pour le second. Continuons à propos de la couverture colorimétrique ; l’écran principal couvre un champ limité des espaces WCG (Wide Color Gamut), à savoir 55,6 % pour le Rec. 2020, 76,2 % pour Adobe RGB et enfin 77,6 % du DCI-P3 ; des valeurs qui ne sont pas particulièrement mauvaises cependant !

Là où l’affichage principal épate, c’est sans conteste sur sa fidélité out of the box. Il affiche ainsi un Delta E moyen de seulement 1,04, pour un Delta E max de 2,75. En résumé, son étalonnage d’usine est très précis, aucune dérive chromatique n’est perceptible. Les niveaux de gris, la courbe gamma et la température des couleurs sont également excellents, très proches des valeurs de référence. Nous mesurons ainsi une température de 6 478 K et une courbe gamma qui ne montre que de légers décrochages avec une valeur moyenne de 2,196.

À côté de cela, l’écran secondaire est à la ramasse avec un Delta E moyen de 4,11 et de larges dérives sur certaines nuances comme le rouge et le bleu et un Delta E max de 10,27. Ces mesures ne sont pas surprenantes : Asus trouve à cet écran secondaire un côté pratique, porté par l’usage tactile et ses fonctionnalités, il n’est donc pas étonnant que ses qualités colorimétriques ne soient pas au rendez-vous.

Concernant la luminosité, l’écran secondaire assure les propos d’Asus, qui promet un pic à 400 nits. Dans les faits, cet écran monte à 408 cd/m², là où l’écran principal n’atteint que 370 cd/m². Nous sommes néanmoins assez proches de la valeur annoncée et les deux écrans sont agréables à l’usage dans des environnements lumineux ou non, avec un pic minimum de 7 cd/m².

Une surcouche logicielle incontournable

Passons rapidement sur la présence de l’indésirable McAfee et ses publicités qui apparaissent à tout bout de champ. Le Zenbook Duo arrive avec une version de Windows 10 Famille, certains utilisateurs regretteront peut-être qu’il ne s’agisse pas d’une version Pro.

Toutefois, la vraie évolution de ce laptop réside en majeur parti dans sa surcouche logicielle, qu’Asus a bien améliorée pour l’occasion. On y retrouve bien sûr le centre de contrôle MyAsus que nous avons déjà évoqué à plusieurs reprises dans nos tests. Celui-ci est bien pratique et permet d’avoir la main et un accès rapide sur de nombreux réglages : batterie, écran, mise à jour de pilotes, activation de la réduction de bruit pour le microphone et ainsi de suite. On y trouve aussi « Link to MyAsus, une solution simple et efficace pour synchroniser smartphone et PC.

Mais c’est la surcouche Screen Xpert qui nous intéresse ici. On la retrouve sur l’écran secondaire sous forme d’une barre d’outils modulable à souhait. Par défaut, elle offre des raccourcis pour ajuster la luminosité de l’écran, gérer les bureaux Windows et Link to MyAsus, désactiver le clavier ou encore afficher le bureau de l’écran secondaire. On y retrouve des fonctions déjà accessibles avec le simple ScreenPad des autres laptops Asus (Quick Key, Handwriting, Number Key) et également un autre logiciel préinstallé en version d’essai : Corel MultiCam.

La véritable évolution concerne toutefois le panneau de contrôle destinés aux créateurs. Entièrement configurable, il est pour le moment seulement compatible avec la suite Adobe Creative Cloud et ses nombreux logiciels : Photoshop, Lightroom, After Effects, ou encore Premiere Pro pour ne citer qu’eux. Il embarque moult fonctions tactiles permettant d’agir sur vos créations au sein de ces différents logiciels, il n’aura jamais été aussi simple et intuitif de créer des contenus ou retoucher des images. Si cet écran peut avoir d’autres usages pertinents que via ce panneau de contrôle, on ose espérer que le fabricant permettra dans les mois qui viennent d’utiliser cette fonctionnalité avec des suites logicielles d’autres éditeurs.

Pour l’heure, nous avons toutefois constaté quelques petits bugs avec un panneau de contrôle qui refuse parfois de se lancer et des commandes qui ne répondent pas, spécialement sur Photoshop ; gageons que l’expérience devrait s’améliorer avec le temps.

Pour terminer, notons que le stylet fourni avec ce PC est bien pratique et ravira sans doute graphistes, photographes et autres créateurs. Efficace avec Photoshop, il l’est également avec bien d’autres applications, pour le dessin ou la prise de notes, avec Microsoft Whiteboard ou SketchBook pour ne citer qu’eux.

Webcam et biométrie

Pour ne pas changer, la webcam de ce Zenbook est très ordinaire et tout juste correcte pour assurer une bonne expérience en visio. La reconnaissance faciale avec Windows Hello est quant à elle d’une efficacité sans faille, l’authentification est rapide en toutes circonstances, même dans la pénombre.

Performances

Concilier performances et autonomie pour un ultraportable dont la vocation est de s’adresser aux créatifs n’est pas chose aisée. Pour ce faire, Asus a recours à un i7-1165G7 qui profite d’un TDP de 28 W et s’appuie sur 4 Cores / 8 Threads avec une fréquence d’horloge comprise entre 1,2 et 4,7 GHz. Le Zenbook Duo profite des évolutions portées par Tiger Lake, notamment avec la plateforme Evo et l’architecture graphique Iris Xe et ses 96 unités de calculs.

Le tout s’accompagne d’un lot génereux de mémoire vive avec 32 Go de RAM LPPDR4X cadencé à 4 266 MHz et un SSD NVMe PCI-E 3.0 signé Samsung.

Nos résultats

Premier constat avec Cinebench R23, notre machine de test et son i7-1165G7 obtiennent un score de 1 471 points en single core et 4 854 points en multi-core. Comparé aux derniers exemplaires équipés du même processeur que nous avons eu entre les mains, le Zenbook Duo s’en sort plutôt bien avec des performances dans la moyenne, un cran en dessous du Razer Book 13 et de l’Asus Zenbook 14 2020 toutefois. Quoiqu’il en soit, les performances synthétiques restent au-dessus de la concurrence, on pense bien sûr à AMD qui conserve cependant l’avantage sur le nombre de threads et les performances multi-core de ses puces pour ultraportables.

Avant de passer à la suite, nous avons vérifié les débits du SSD de Samsung. Celui-ci tient ses promesses en atteignant 3.5 Go/s en lecture séquentielle, 3 Go/s en écriture séquentielle, et 469 Mo/s en écriture aléatoire, comme nous pouvons le constater sur la capture ci-dessous. Pour résumer, nous avons affaire à Un SSD véloce à l’espace de stockage généreux.

Du côté d’Iris Xe, force est de constater que la nouvelle architecture graphique d’Intel augure une montée en puissance assez intéressante pour un usage multimédia ou pour épauler le i7-1165G7 dans les tâches créatives. Sous le benchmark Night Raid de 3DMark, notre machine obtient un score global de 16 456 points, une nouvelle fois sensiblement au-dessus de la moyenne.

Histoire de pousser les choses un peu plus loin et enrichir notre base de données comparative, nous avons lancé un test assez rude pour cette machine avec Time Spy Extreme. Elle y récolte un score global de 816 points – 743 pour sa partie graphique, 1 872 pour le CPU. On y constate notamment un throttling qui intervient rapidement alors que la température avoisine les 90 °C et une fréquence qui redescend à aux alentours de 2,3 GHz. C’est également le cas lors du benchmark Night Raid, mais notre machine atteint une température déjà moins élevée (83 °C).

Enfin, le benchmark de PCMark 10 nous permet de vérifier plus en avant les performances de ce laptop pour les tâches dans lesquels il ambitionne de concourir. Divisé en trois catégories (Essentials, Productivity et Digital Content Creation), notre exemplaire y récolte un score global de 5 045 points, suffisant pour faire de lui un laptop parfaitement à l’aise en bureautique et capable de tirer son épingle du jeu avec certaines tâches créatives. Il est toutefois bien mieux indiqué pour l’édition de photographies et (dans une moindre mesure) de vidéo, que dans les tâches qui impliquent des rendus 3D.

Par ailleurs, difficile d’atteindre les 60 fps sur le moindre jeu 3D. Notre essai avec Fortnite montre une expérience sans trop de chutes de framerate, entre 30 et 40 fps. En abaissant l’échelle de résolution à 50 %, nous pouvons jouer convenablement à 60 fps, sans trop rogner sur le niveau de détails des graphismes.

Refroidissement

Le refroidissement de la machine est efficace jusqu’à une certaine mesure, il n’est en effet pas rare que la température dépasse les 80 °C avec comme résultat une baisse de performances significative. Sans surprise, c’est le cas lors de l’exécution de tâches créatives gourmandes, particulièrement le montage lourd. Le Zenbook Duo se montre toutefois à l’aise pour de la retouche photo ou du montage vidéo sur des projets plus légers, mais montre clairement ses limites pour un usage averti ou professionnel.

Enfin, la ventilation émet quelques nuisances sonores lors du refroidissement, rien de bien méchant, mais le souffle se fait bien entendre. Malgré tout, l’efficacité est au rendez-vous et la ventilation ne se met que très rarement en route lors de tâches quotidiennes classiques, bureautique et multimédia. On réitère cependant notre critique vis-à-vis de son orientation, formulée lors du test du Zenbook 14 : l’air chaud vient se répandre en bas de l’écran, lequel monte en température. Espérons que cela ne lui cause pas de préjudice dans le temps.

Une autonomie légère

L’écran secondaire plombe l’autonomie de ce Zenbook Duo. Si celui-ci est équipé d’une batterie conséquente d’une capacité de 70 Wh, il ne nous permet pas d’aller beaucoup plus loin que 8 heures d’autonomie lors d’un usage mixte. Durant ce test, nous avons pu utiliser Photoshop et Premiere Pro, naviguer sur le web, passer des appels visio, ou encore regarder des vidéos et écouter de la musique durant 8 heures jusqu’à atteindre 10 % de batterie et devoir brancher l’alimentation au secteur.

La durée de vie la batterie peut cependant se voir allongé, de bien 3 ou 4 heures en sélectionnant le mode économie d’énergie et en désactivant l’écran secondaire. Une simple touche permet d’ailleurs, au choix, d’assombrir ou de désactiver l’écran. Toutefois, notre note finale juge l’autonomie sans prendre en compte ces gains d’énergie, pour la simple et bonne raison qu’un pc en dual screen est fait pour être utilisé comme tel !

La charge n’est quant à elle pas de plus rapide, mais satisfaisante tout de même avec le chargeur de 65 W. Comptez 90 minutes pour engranger 80 % de batterie.

Prix et disponibilité de l’Asus Zenbook Duo 14

Le ZenBook Duo 14 sera commercialisé en France à partir du mois de mars 2021 pour un tarif débutant à 1799 euros.

Le verdict du Asus Zenbook Duo 14 (UX482EA)

design
8
Le Zenbook Duo est une belle machine, orientée par un concept de dual-screen très intéressant. Pas de grande surprise au niveau du design, on reconnait aisément le sérieux d’Asus, mais une mention spéciale pour l’ingénieux module de la charnière. Toutefois, ce concept est pris entre deux feux, celui de séduire les créateurs tout en restant sur le segment de l’ultraportable, un grand écart difficile à tenir en particulier sur le confort de frappe réellement malmené ici. On espère qu’Asus poussera plus loin ce concept en trouvant des solutions innovantes.
écran
8
L’écran principal a (presque) tout pour plaire : une colorimétrie qui fait plaisir à voir, de larges angles de vue, une luminosité suffisante dans la plupart des cas, et des contrastes corrects pour une dalle IPS. Pour couronner le tout, l’affichage secondaire l’épaule efficacement en donnant du sens aux fonctions tactiles là où l’on trouve cela peu utile sur des laptops non convertibles. On regrette cependant que ce petit écran n’arbore pas la même qualité que l’écran principal, il brille finalement par sa praticité plus qu’autre chose.
caméra
6
La webcam est trop ordinaire, presque insipide en ces temps où le mot télétravail est sur toutes les lèvres. On apprécie néanmoins la qualité du système audio, haut-parleurs comme microphone et l’efficacité de la reconnaissance faciale.
performances
7
Compte tenu de son public cible, le Zenbook Duo offre des performances que l’on aurait aimées un peu plus hautes. Il peinera à convaincre les créateurs professionnels, mais dispose de la montée en puissance du processeur Intel de 11e génération, suffisante pour lui accorder des performances crédibles pour des créateurs qui laissent parler leur art disons plus ponctuellement. Néanmoins, les créateurs en quête de performances n’hésiteront pas à se tourner vers le Zenbook Duo Pro, qui sera bien mieux équipé, mais aussi à un tarif bien plus salé.
logiciel
8
La surcouche logicielle d’Asus fait de beaux progrès avec ce Zenbook Duo. On y retrouve les éléments habituels, mais surtout un panneau de contrôle très agréable à utiliser avec la suite Adobe, pour un écran secondaire qui ne peut plus être qualifié de gadget. Pari réussi donc pour Asus, ne reste plus qu’à espérer qu’il s’élargisse à d’autres suites destinées aux créateurs.
autonomie
6
L’autonomie est correcte mais amoindrie lorsque les deux écrans sont allumés, d’autant plus si leur luminosité est poussée au maximum, ce qui n’est pas rare en considérant que nous ne travaillons pas dans la pénombre ! L’autonomie est donc moyenne si l'on considère que les créateurs auront un usage plus poussé et énergivore. Elle peut cependant se voir allongée en désactivant le second écran lorsqu’il n’est pas utilisé. Un geste que nous n’avons pas forcément envie de répéter à maintes reprises au cours de la journée.
Note finale du test
7 /10
Que dire en conclusion si ce n’est que ce concept original a bien gagné en maturité, mais a encore un peu de chemin à parcourir. À peine plus lourd et encombrant qu’un ultraportable classique, le Zenbook Duo brille par son dual-screen, sa charnière ingénieuse et son design sobre à qui ne manque plus que d’être pleinement fonctionnel. Avec un touchpad vertical peu utile (à condition d’utiliser le ScreenPad Plus comme un touchpad) et un clavier trop à l’étroit, le Zenbook Duo nous fait perdre le (ré)confort que nous trouvons dans une disposition clavier/touchpad optimisée. Forcément, le ScreenPad Plus mange beaucoup d’espace, et d’énergie à en croire l’autonomie assez moyenne du laptop.

Malgré tout, la praticité de cet affichage secondaire n’est plus à prouver et c’est un réel plaisir de l’utiliser avec la suite Adobe. Il est toutefois dommage de ne pas avoir utilisé l’exact même dalle pour les deux écrans, car l’écran principal profite d’une dalle de grande qualité, là où le secondaire renvoie une image assez terne.

Du côté des performances, le processeur de 11e génération aide allégrement ce laptop à toucher son public, à savoir des créateurs occasionnels qui n’ont pas besoin au quotidien d’une puissance de calcul monstrueuse. Si le tarif du ce modèle se confirme, cette configuration devrait logiquement intéresser ceux qui s’amusent, s’essaient et même ceux qui travaillent sérieusement avec la suite Adobe.
Points positifs
  • Un concept de double écran qui gagne en maturité
  • Une belle dalle IPS, parfaitement calibrée
  • Une surcouche logicielle parfaite avec la suite Adobe
  • Des performances suffisantes pour de l'édition photo ou vidéo
  • Design et finitions impeccables
  • Section audio Harman Kardon très plaisante
  • Une connectique riche pour un ultraportable
Points négatifs
  • Des performances vites bridées lors de tâches gourmandes (montage vidéo)
  • Clavier et touchpad à l'étroit
  • Autonomie légère
  • Airflow dirigé vers l'écran (Chauffe de l'écran)
  • Second écran à l'image terne
  • Un ultraportable compact, mais un peu lourd

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