Qualcomm continue de signer des contrats de licence pour se mettre en accord avec la réglementation chinoise. C’est désormais au tour de Haier, Tianyu et QiKu – trois constructeurs chinois – de conclure un partenariat avec Qualcomm pour l’utilisation des nombreux brevets de l’entreprise américaine.

Qualcomm Patent Wall

En début d’année, Qualcomm écopait d’une amende d’un peu moins d’un milliard de dollars en Chine pour des pratiques jugées anticoncurrentielles. Par conséquent, Qualcomm a été obligé de renégocier tous les contrats passés avec les constructeurs chinois pour les autoriser à utiliser ses brevets relatifs à l’industrie mobile. Au début du mois, Qualcomm annonçait avoir passé un nouveau contrat de licence avec Xiaomi. Le géant de San Diego annonce cette semaine la signature de trois nouveaux contrats, avec Haier, Tianyu et QiKu.

Si Haier est plutôt connu en France avec une large gamme qu’on avait pu apercevoir lors de l’IFA à Berlin en septembre dernier, ce n’est pas le cas de Tianyu et QiKu. On attend d’ailleurs l’annonce d’un contrat avec Tinno, le fabricant chinois derrière les smartphones Wiko. Il manque aussi à l’appel un contrat avec Lenovo puisque le Wall Street Journal pensait savoir que Qualcomm n’avait pas réussi à signer un contrat avec le géant chinois, ce qui pèse sur ses résultats financiers, n’arrivant pas à récupérer ses royalties.

 

Un contrat de licence portant sur 100 000 brevets

Pour rappel, comme nous l’avait expliqué Qualcomm à la mi-décembre, tous les constructeurs de téléphones mobiles sont obligés de payer à Qualcomm une licence globale même s’ils n’utilisent pas des puces de la marque. En effet, Qualcomm dispose d’environ 100 000 brevets relatifs à l’industrie mobile, comme le verrouillage du clavier ou encore le mode avion. Le géant de San Diego tente donc de rassurer les investisseurs dans une période difficile, en annonçant les nouveaux contrats de licence lui permettant de récupérer les royalties.

 

Des enquêtes en Corée et en Europe

Il est possible qu’une situation identique se présente en Corée du Sud puisque le pays a ouvert une enquête pour tenter de savoir si les contrats de licence portant entre Qualcomm et les constructeurs (comme Samsung ou LG) n’étaient pas anticoncurrentiels. Avec l’enquête européenne qui accuse à demi-mot Qualcomm de payer Apple pour favoriser l’intégration des puces de la marque, le père des Snapdragon n’est pas dans une situation juridique très confortable.