Introduction

Trois capteurs photo et une encoche ; c’est à peu près comme cela que le public résumait le Huawei P20 Pro avant qu’il ne soit officialisé. Depuis l’annonce, le discours a changé : il semble être l’appareil photo pour les dominer tous sur le marché. Est-ce vraiment le cas ? Nous allons voir cela ensemble.

Fiche technique

Modèle Huawei P20 Pro
Version de l'OS Android 8.1
Interface Emotion UI
Taille d'écran 6,1 pouces
Définition 2240 x 1080 pixels
Densité de pixels 408 ppp
SoC Kirin 970 à 2,36GHz
Processeur (CPU) ARMv8
Puce Graphique (GPU) Mali-G72 MP12
Mémoire vive (RAM) 6 Go
Mémoire interne (flash) 128 Go
MicroSD Non
Appareil photo (dorsal) Capteur 1:20 Mégapixels, Capteur 2: 8 Mégapixels
Appareil photo (frontal) 24 Mégapixels
Enregistrement vidéo 4K
Wi-Fi Oui
Bluetooth 4.2 + A2DP + LE
Réseaux LTE, HSPA, GSM
Bandes supportées 2100 MHz (B1), 800 MHz (B20), 1800 MHz (B3), 2600 MHz (B7)
SIM 2x nano SIM
NFC Oui
Ports (entrées/sorties) USB Type-C
Géolocalisation Oui
Batterie 4000 mAh
Dimensions 155 x 73,9 x 7,8 mm
Poids 180 grammes
Couleurs Bleu, Noir, Violet
Prix 747€
Fiche produit

Ce test a été réalisé à partir d’un smartphone fourni par la marque.

Notre test en vidéo

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Design

Concernant le design du téléphone, impossible de le cacher : le Huawei P20 Pro ressemble à s’y méprendre à un iPhone X, en légèrement plus grand. Sans forcément s’en cacher, la marque ne le reconnaît pas non plus directement.

Ceci étant, il ne s’agit pas d’un mauvais design, loin de là. Les utilisateurs qui n’ont pas une réaction allergique aux formes du dernier né d’Apple seront heureux de constater la qualité de fabrication de ce Huawei P20 Pro.

Il dispose de formes très arrondies et surtout symétriques lui offrant une préhension très agréable en main, puisqu’il n’intègre véritablement aucune tranche un tant soit peu coupante. Toutefois, le grand point négatif de ce design agréable à l’oeil est qu’il est très glissant : mieux vaudra avoir la poigne solide.

Ce problème est d’autant plus prononcé que le Huawei P20 Pro fait tout de même son poids. Si sa répartition est agréablement équilibrée, il n’empêche qu’on finit par le ressentir lorsque l’on fait reposer le téléphone sur son petit doigt. Le tranchant du port USB-C tend à rendre le tout désagréable passé un certain temps.

Un détail auquel on s’habituera en revoyant rapidement ses habitudes pour les points forts qu’avance le téléphone. À l’avant, l’écran couvre effectivement la majorité de la face avant et n’est véritablement coupé que par deux éléments. Le premier d’entre eux, et le plus remarqué bien sûr, est l’encoche en haut accueillant le haut-parleur d’écoute ainsi que le capteur photo, qui ne prend pas tant d’espace que cela.

Si les encoches ne sont pas forcément à mon goût, je dois bien reconnaître que j’oublie très souvent l’existence même de celle-ci, ce qui est d’ailleurs supporté par la partie logicielle que nous verrons plus tard.

Le deuxième élément est probablement celui qui plaira au plus grand nombre : en bas, une bordure inférieure relativement fine accueille un scanner d’empreinte en façade. Comme quoi, la volonté d’être borderless n’empêche pas ce placement populaire du capteur.

Au dos, on retrouve uniquement le triple capteur photo situé en haut à gauche du téléphone. Là encore, l’orientation est similaire à l’iPhone X, mais est nécessaire puisque la place au centre est tout bêtement occupée par les capteurs avant. Esthétiquement, l’appareil photo est assez sobre et le placement des inscriptions de la marque et de Leica en orientation paysage est une bonne idée pour accompagner l’esthétique de l’ensemble.

Le dos en verre est surligné d’un coloris à effet de reflet qui est charmant. Le coloris bleu dont nous disposons reste assez sobre et agréable à l’œil, bien que les plus discrets lui préféreront toujours le coloris noir bien sûr.

Sur la tranche droite du téléphone, nous retrouvons les boutons de volume et de verrouillage. Ce dernier est traversé d’un trait rouge afin d’aider l’utilisateur à le retrouver aisément. Sur la tranche gauche, seule la trappe dual SIM est présente. En haut, l’habituel micro de réduction de bruit.

Le bas du téléphone est là encore plus qu’inspiré de l’iPhone X, avec son port USB type-C entouré de deux grilles haut-parleurs.

Alors oui : ce design n’a pas grand-chose d’original à proposer et sera très vite banalisé par la sortie de nombreuses autres appareils le reprenant. Ceci étant, on ne peut nier la qualité de fabrication de celui-ci : le Huawei P20 Pro est un téléphone très bien fini.

Reste qu’il partage le défaut des téléphones de ce type : bien qu’assez fin (7,8mm), son module photo est très protubérant et rend le téléphone instable posé à plat sur une surface plane. Ceux qui justement voulaient conserver le scanner d’empreinte à l’avant pour ce type d’occasion devront donc se préparer à taper doucement sur leur smartphone pour ne pas en entendre les coins frapper leur table.

Personnellement, et pour prendre en exemple l’un des derniers tests que j’ai réalisé tout autant que le téléphone avec lequel le Huawei P20 Pro est automatiquement comparé, je préfère le design du Galaxy S9 (ou S8 ? Oh, qu’importe) pour ce qu’il apporte en originalité sur le marché. Et ce bien que je n’apprécie pas plus que ça son écran courbé sur les deux côtés.

Malgré tout, le fait que le P20 Pro soit si proche de l’iPhone X ne m’a pas dérangé le moins du monde. Au contraire : j’apprécie particulièrement le coloris bleu fourni ici et ses reflets, quand l’encoche ne fait même plus partie de mes considérations esthétiques. Selon moi, il est assez bien construit pour être très agréable en main, mais trop banal pour captiver mon regard. Qu’importe, puisque c’est le contenu affiché à l’écran qui m’intéresse.

Écran

Pour ce contenu, mieux vaut pouvoir donc compter sur un très bon écran. Le Huawei P20 Pro dispose d’une dalle OLED de 6,1 pouces de diagonales supportant une définition maximale de 2240×1080 pixels au ratio 18,7:9. Tout ceci comprend bien évidemment l’encoche, et donc l’espace mort qu’elle provoque.

Ceci étant, le Huawei P20 Pro est le seul de sa lignée à disposer d’un écran OLED, et c’est un plaisir. À l’œil, l’écran paraît très lumineux et très contrasté, même si naturellement les couleurs semblent être réglées plus vives qu’on ne le voudrait par défaut.

Comme il est coutume sur les smartphones haut de gamme, l’affichage est de base réglé en « couleurs vives ». Un second mode « couleurs normales » est disponible, en prime d’une roue chromatique pour régler la température de couleurs à votre convenance avec deux réglages rapides en tons chauds ou froids.

Notons que le Huawei P20 Pro dispose d’un mode « tonalité naturelle » qui va adapter la température des couleurs de l’écran en fonction de la lumière ambiante. Le tout est en tout cas charmant à l’œil nu, mais qu’en est-il pour notre sonde ?

Le résultat est excellent. La dalle OLED du Huawei P20 Pro dépasse largement l’espace de couleurs sRGB, mais a tout de même une température de couleurs moyenne à 7500 K justifiée par ce fameux mode « couleurs vives » très populaire qui tire un peu trop sur le bleu au détriment du rouge. On recommandera plutôt le mode « couleurs normales » pour se rapprocher de couleurs plus naturelles.

Comme d’habitude, l’OLED propose des contrastes exceptionnels. Mais cela ne nuit pas pour autant à la luminosité de la dalle qui atteint les 443,36 cd/m², un bon score pour cette technologie de dalle qui lui promet d’être parfaitement lisible même en plein soleil.

Ses angles de vision sont assez bons, mais on remarquera tout de même l’apparition d’un rainbow effect se faisant toujours plus prononcé à mesure que l’on penche la dalle. À l’utilisation, cela ne se remarque fort heureusement pas.

Logiciel

Sur la partie logicielle, le Huawei P20 Pro est livré dès la sortie de sa boîte avec Android 8.1 Oreo et le correctif de sécurité de mars. Le système d’exploitation bénéficie bien évidemment de l’interface EMUI 8.1 d’entrée de jeu.

En utilisation tout à fait classique, banale même, cette version 8.1 de l’interface que l’on connaît bien n’apporte pas grand-chose de neuf. Il est toujours possible de personnaliser au maximum le système avec un magasin de thèmes, la possibilité d’intégrer ou non un tiroir d’applications et toujours plus de raccourcis systèmes très profonds aussi bien par le biais d’une touche virtuelle en surbrillance sur l’interface que par le biais des nombreux raccourcis en toquant l’écran.

Les deux fonctionnalités particulièrement remarquées sur ce Huawei P20 Pro sont la possibilité d’utiliser le scanner d’empreintes pour naviguer dans le système (un appui bref pour retour, un long pour accueil et un glissement pour les applications) et la fonctionnalité permettant de masquer l’encoche.

Cette dernière est toute bête : les côtés de l’encoche deviennent alors totalement noirs, mais continuent d’intégrer les icônes systèmes. Les applications sont quant à elles bloquées au simple ratio 18:9 et ne débordent pas. Le système gère l’illusion grâce non seulement à l’écran OLED, qui rend le tout viable, mais aussi un petit arrondi logiciel sur le haut de l’image pour suivre l’arrondi physique de l’écran sur le bas. Le tout devient alors parfaitement symétrique sur la face avant.

Une bonne idée qui est bien réalisée sur ce smartphone et permettra à ceux qui ne supportent vraiment pas l’encoche de l’oublier facilement. Notons d’ailleurs que la lecture de contenu multimédia se comporte de la sorte par défaut : fonctionnalité de masquage activée ou non, l’encoche ne vient jamais couper une vidéo ou une photo, et ce, qu’importe l’application utilisée.

Cela s’explique par le fameux ratio 18,7:9 qui peut donc accueillir une vidéo au format 18:9 sans pour autant déborder sur les 0,7 restants dédiés à l’encoche elle-même. L’astuce logicielle de Huawei est ici (contrairement au P20 Lite) bien réalisée et fait oublier l’un des gros points noirs des encoches : bravo.

Malgré tout… tout n’est pas parfait. Au même titre que l’interface Samsung Experience, EMUI se fait plus que vieillissant. Malgré le passage à la version 8.1, le fait est qu’elle n’a pas énormément bougé et qu’Android sous sa forme la plus pure est aujourd’hui mieux organisé que ce qu’a développé en interne le constructeur. On notera particulièrement le volet de notifications qui prend beaucoup de place et dont le design est assez passéiste.

Tout fonctionne bien sûr et il est tout à fait possible de retrouver un minimum l’expérience Android classique pour ceux qui la préfèrent. En dehors de cela, un autre point négatif est à noter : des applications publicitaires (Booking et Quik) sont installées par défaut tandis que la suite logicielle Huawei fait souvent doublon avec les fonctionnalités de base d’Android.

Notons également que le Huawei P20 Pro dispose tout autant d’un scanner d’empreinte que d’une fonctionnalité de reconnaissance faciale. Cette dernière n’est basée que sur le capteur photo avant, et n’est donc pas très sécurisée dans l’absolu. Malgré tout, elle fonctionne très bien et aura su me reconnaître avec les cheveux attachés, détachés, un casque sur la tête, et de jour comme de nuit. Un partenaire très efficace au quotidien, même si on recommandera tout de même le capteur d’empreinte qui est au demeurant très rapide.

Performances

En termes de performances, le calendrier de Huawei est assez particulier. En effet, le constructeur a tendance à renouveler ses propres SoC, les Kirin, sur la fin de l’année et non le début comme il est commun sur Android. À ce titre, il est donc beaucoup plus proche d’un Apple que d’un Samsung.

Ce Huawei P20 Pro dispose donc du Kirin 970 qui a été présenté en même temps que le Huawei Mate 10 Pro. De fait, il a donc quelques mois de décalage avec la génération actuelle, à savoir l’Exynos 9810 et le Snapdragon 845. Notons cependant qu’il intègre un NPU, ou Neural Processing Unit, un cœur dédié à la gestion des opérations d’intelligence artificielle.

Le Kirin 970 est un SoC octo-cœurs gravé en 10 nm LPE. Il dispose de 4 cœurs Cortex-A73 cadencés à 2,4 GHz couplés à 4 cœurs Cortex A-53 à 1,8 GHz. Sur la partie graphique, on peut compter sur le GPU Mali G72MP12. Ce SoC est couplé à 6 go de RAM LPDDR4 sur le P20 Pro.

 Huawei P20 ProSamsung Galaxy S9+ (FHD+)Xperia XZ2Huawei Mate 10 Pro
SoCKirin 970Exynos 9810S845Kirin 970
AnTuTu 7.x209894249034264401207132
PCMark 2.07 2335 37981517 028
3DMark Slingshot Extreme2 8743 31246732 818
3DMark Slingshot Extreme Graphics2 8653 64651222 874
3DMark Slingshot Extreme Physics2 9052 50935762 638
GFXBench Car Chase (onscreen / offscreen)23 / 23 FPS26 / 28 FPS33 / 35 FPS20 / 21 FPS
GFXBench Manhattan 3.0 (onscreen / offscreen)55 / 62 FPS57 / 77 FPS59 / 81 FPS51 / 54 FPS
Lecture / écriture séquentielle826 / 196 Mo/s814 / 207 Mo/s680 / 200 Mo/s800 / 230 Mo/s
Lecture / écriture aléatoire38k / 40k IOPS33,2k / 5,8k IOPS38,4k / 4,3k IOPS45,6k / 44,1k IOPS

Sur PUBG Mobile, ce couple se comporte parfaitement bien. La partie est parfaitement fluide et le téléphone garde des performances stables même sur les parties longues que propose naturellement le titre. À noter que le jeu a été testé avec les graphismes poussés au maximum, sur la dernière version.

Sur Lineage 2 Revolution poussé au maximum de ses capacités, les performances restent les mêmes que ce que nous avons déjà pu observer sur le Kirin 970, à savoir un framerate assez constant avec quelques chutes lors de batailles chargées ou des changements de zone. Dans l’absolu, le titre reste très beau et propre à jouer, mais n’est pas aussi fluide qu’il ne peut l’être sur le Snapdragon 845 désormais.

AnTuTu
  • Huawei P20 Pro : 209894
  • Galaxy S9+ : 249034
  • Xperia XZ2 : 264401
  • Mate 10 Pro : 207132

Sur les benchmarks, on peut observer que le Huawei P20 Pro est effectivement très proche des performances du Mate 10 Pro de fin d’année 2017. Comparativement au Snapdragon 845, il a donc un certain retard… particulièrement sur la partie graphique. Pour la partie bureautique, il se permet tout de même un excellent score sur PCMark.

PCMark
  • Huawei P20 Pro : 7233
  • Galaxy S9+ : 5379
  • Xperia XZ2 : 8151
  • Mate 10 Pro : 7028

Dans l’absolu, ses performances restent dignes d’un smartphone haut de gamme Android. Malgré tout, il ne sera pas dans le haut du panier de par le cycle de rafraîchissement décalé du constructeur chinois.

À l’utilisation, nous n’avons certainement pas eu à nous en plaindre. Notons tout de même que le Huawei P20 Pro chauffe relativement rapidement, mais que la dissipation se fait efficacement sur l’intégralité du corps de l’appareil. Celui-ci refroidit de fait aussi rapidement qu’il ne chauffe et cette chaleur n’est pas dérangeante puisqu’elle n’est pas concentrée sur un point précis vraiment brûlant du téléphone.

Appareil photo

L’argument principal du Huawei P20 Pro est bien évidemment son appareil photo, comme le veut l’histoire de la gamme P du constructeur chinois. Le téléphone se fait directement remarquer pour sa configuration assez unique : à l’arrière, 3 capteurs sont disposés en haut à gauche. Le premier est un capteur de 20 mégapixels monochrome, disposant d’un objectif ouvrant en f/1.6. Le second est un immense capteur de 40 mégapixels RGB, avec un objectif ouvrant en f/1.8. Enfin, un capteur 8 mégapixels téléphoto de 8 mégapixels avec objectif ouvrant en f/2.4 ferme la marche.

Ces trois capteurs ne sont pas destinés à être utilisés les uns après les autres, mais plutôt fusionnés pour donner la meilleure image possible. Pour cela, Huawei fait appel à l’intelligence artificielle et quelques astuces logicielles pour combiner les captures de ces trois capteurs bien différents afin d’en extraire les forces et pallier les faiblesses. Afin d’éviter les superlatifs frelatés, je vous expliquerai plutôt les conditions de capture d’images clefs pour vous transmettre mon expérience sur ce smartphone.

Triple capteur photo

Commençons bien sûr par la star du show : le triple capteur photo arrière. En plein jour, il n’y a pas : les photos qu’il propose sont extraordinaires. Les couleurs sont riches mais justes, leur dynamique bien respectée et les détails même les plus lointains sont très bien conservés. Il est tout simplement très compliqué de trouver le moindre défaut aux clichés que l’on prend de la sorte, mais c’est souvent le cas sur le haut de gamme : à quoi bon payer plus cher si ce n’est pour le meilleur ? On remarquera particulièrement le HDR, qui fait des merveilles sur des plans difficiles.

Je pense que le meilleur exemple de ce dernier point sera parfaitement appuyé par le prochain cliché. Pour vous expliquer les conditions de prises de vue : je pars de chez moi le matin pour aller au travail et me prends un soleil pâle très lumineux dans les yeux. Je suis si aveuglé que je n’arrive même pas à discerner le visage de la personne que je croise dans la rue à ce moment-là. Voici ce qu’a réussi à capturer le Huawei P20 Pro dans ces conditions :

C’est bien simple : je n’ai jamais vu un appareil photo de smartphone être capable de faire une photo non brûlée dans ces conditions. Je suis toujours choqué par le niveau de détail qu’il a su conserver, au point de pouvoir même voir le bâtiment du fond avec précision.

Ne soyons pas pour autant naïfs : la majorité des photos que nous prenons au quotidien ne sont pas dans des conditions aussi optimales, et j’ai surtout montré ici que les photos de vos vacances feront baver vos amis. Dans des conditions lumineuses plus difficiles, en intérieur, éclairé à l’halogène ou dans un bar, voici ce que voit le Huawei P20 Pro :

Le contexte est simple : il s’agit-là du sous-sol d’un bar à peine éclairé, à l’ambiance même plutôt tamisée. Malgré tout, le Huawei P20 Pro est capable de conserver énormément de détails, et ce sans heurter la balance de lumière de l’ensemble. Le bruit reste minime sur la plupart des photos et n’apparaît que dans les pires conditions. La photo au papier peint improbable est en vérité la zone la plus sombre du bar, faisant qu’il est presque impossible de voir tout cela à l’œil nu : le P20 Pro y arrive, au prix d’une image au bruit assez présent, mais léger et ne venant pas ternir le cliché final.

Dans ces mêmes conditions lumineuses difficiles, le mode macro n’éprouve pas pour autant de difficulté. Mieux encore : il n’hésite pas à zoomer automatiquement pour vous aider à capturer le détail que vous souhaitez avoir.

Qu’en est-il de nuit, alors que Huawei promet une sensibilité ISO jusqu’à 51200 ? C’est après tout souvent là que les appareils photo sur mobile cessent d’être de véritables compagnons. Permettez-moi de poser le contexte d’une photo. Ce bar, présenté auparavant, dispose au sous-sol d’un endroit où les fumeurs peuvent aller sans remonter à l’étage et sortir dans la rue. Il s’agit d’une petite case située en dessous d’un escalier, dans laquelle il faut pénétrer en baissant la tête et en faisant attention aux petites marches. À peine visible du bar, elle n’est éclairée que par une lumière lointaine et un néon rouge publicitaire.

Vous l’aurez compris : il y fait noir. Notons qu’à l’œil, le lierre surlignant le néon est à peine visible. Dans ces conditions lumineuses, il m’est venu l’idée de prendre en photo les petites marches situées dans le coin de la pièce, qui ne reçoivent que la lumière du néon puisque la porte bloque naturellement la lumière du plafonnier de la salle voisine. Voici le résultat :

L’ISO est bien à 51200 sur cette photo. Malgré tout, les détails du bois et de l’usure des marches ne sont pas si perdus que cela, et l’image en elle-même reste bien équilibrée. Autant dire que de nuit, l’appareil du Huawei P20 Pro est incroyable, mais cet exemple n’est peut-être pas le plus parlant : qui, à part quelqu’un voulant tester un téléphone, irait prendre en photo des marches ?

Allons donc sur un exemple de la vie quotidienne. Voici un parc que j’ai traversé dans l’après-midi, dont la section arborée m’a particulièrement attiré pour sa symétrie et la même photo prise par la suite au beau milieu de la nuit.

À l’œil, il était bien impossible de voir les autres arbres passée la première rangée. Même à la capture, ceux-ci n’apparaissaient pas. Et pourtant : une fois le traitement terminé, le téléphone m’a offert ce cliché qui est certes un peu bruité, mais pour autant toujours très précis avec des couleurs très dynamiques. Mieux encore : la balance des blancs est respectée, faisant qu’il s’agit bien là de la photo que j’ai voulu prendre, elle est seulement meilleure que prévu.

Outre ses performances de nuit, Huawei met en avant sur ce téléphone un zoom x5 sans perte. Cette fonctionnalité est aidée par le fait que le capteur de 40 mégapixels prend des images par défaut en 10 mégapixels ; en fusionnant cette capture avec celle du capteur téléphoto, elle peut ainsi le proposer avec des performances améliorées. Résultat ?

Voici une même capture en x1, x3 et x5, les trois modes proposées par défaut dans l’interface du Huawei P20 Pro. Le résultat est selon moi impressionnant, et ne m’a pas fait défaut dans d’autres conditions : si la photo x5 n’est pas la plus précise, elle n’oublie pas de conserver les détails et les couleurs qui font l’intérêt du cliché en premier lieu.

Capteur avant

Le Huawei P20 Pro dispose également d’un capteur de 24 mégapixels à l’avant avec un objectif ouvrant en f/2.0. Celui-ci n’est naturellement pas assisté des deux autres capteurs situés à l’arrière, faisant qu’il est censé peiner un peu plus. Mais comme sa tâche principale sera naturellement de prendre des selfies, c’est surtout sur cela qu’on le testera.

Dans des conditions d’éclairage parfaite, le capteur s’en tire à merveille et les couleurs sont parfaitement balancées. En intérieur sous un éclairage halogène, on le voit tout de même peiner un peu plus et rendre l’image plus lisse ce faisant, mais le cliché est loin d’être désagréable.

C’est évidemment le mode portrait, présent à l’avant comme à l’arrière, qui sera le meilleur allié de vos autoportraits. L’algorithme utilisé par Huawei semble s’être amélioré sur cette version, puisque mes longs cheveux lui posent bien moins de problèmes qu’auparavant. De même, les photos de groupe dans des conditions lumineuses difficiles sont très satisfaisantes.

Il n’est toutefois bien sûr pas sans défaut et continue d’avoir quelques soucis pour bien détourer les doigts des sujets et faire la différence entre le premier et l’arrière-plan. Ces difficultés s’expriment toutefois beaucoup moins qu’auparavant, et uniquement sur des conditions vraiment compliquées : les petits cheveux à droite et entre les doigts à gauche.

Interface et intelligence artificielle

Toutes les photos que vous avez pu voir jusque là ont été prises en mode automatique, sans rien toucher à l’interface du Huawei P20 Pro et sans faire plus d’effort que sortir le téléphone de ma poche, pointer ce que je veux photographier, et appuyer sur un bouton. Notons d’ailleurs que la capture est très rapide avec une vitesse d’obturation de 0,3 seconde qui ne m’aura jamais fait défaut, même dans les conditions les plus difficiles citées plus haut : le smartphone fait ses magouilles en arrière-plan et n’empêche jamais de reprendre rapidement une seconde photo.

Cela est dû au NPU intégré au Kirin 970, qui vient analyser dynamiquement la scène pour sélectionner le meilleur réglage. Ainsi, je n’ai jamais eu à activer le mode nuit pour que le téléphone l’utilise automatiquement, ni même le mode portrait pour ce sujet qui avait définitivement envie d’être photographié à ce moment précis.

C’est là un point important puisque l’interface caméra du Huawei P20 Pro est… bordélique, et potentiellement agaçante. Comme beaucoup, le constructeur est tombé dans le piège de la multiplication de modes, faisant que son interface photo est très lourde et difficilement navigable. C’est donc une force que le téléphone le fasse automatiquement pour nous : sans cela, l’expérience serait plus que ternie. Quelques menus détails restent crispants, comme le bouton de zoom qui reste en hauteur en mode paysage ou la multiplication des petits réglages sur chaque écran. Reste qu’il est aussi très bien fourni, avec un mode Pro compétent qui saura ravir les photographes.

Et l’intelligence artificielle en elle-même ? Oui, elle est plus qu’utile au quotidien. Cependant, elle n’est pas sans défaut, dont un majeur que je ne saurais taire : c’est elle qui va définir ce qui rend la photo belle. Le meilleur exemple que je puisse donner en cela est celui-ci :

J’ai pris cette photo en zoom x5 en pointant directement le ciel. Est-ce que je voulais que les poteaux soient assombris ? Oui, c’était exactement ma vision. Est-ce que je voulais parfaitement voir les détails des nuages ? Oui, parfait. Est-ce que je trouve cette photo belle ? Oh que oui.

Est-ce que le ciel était aussi bleu ? Non, absolument pas. Il ne faisait pas si beau, et c’est exactement ce que je voulais capturer : les (cinquante, environ) nuances de gris entre les nuages et le ciel en lui-même. Voyant cela, l’intelligence artificielle a plutôt choisi de faire péter les couleurs du ciel, qui ne m’apparaît alors plus aussi beau. Or, ce traitement façon « je passe ma vie à Ibiza » ne me correspond absolument pas : je voulais mon ciel un peu moche, comme je l’entendais.

C’est une tendance que l’on repère rapidement en utilisant l’appareil photo du Huawei P20 Pro au quotidien : c’est son intelligence artificielle qui définit le « beau », ce qui conduirait pour moi à lisser le monde qui nous entoure. Quel intérêt de faire une belle photo si nous faisons tous la même ? C’est là cependant plus une note de service qu’une véritable critique sur l’appareil, puisqu’il est tout à fait possible de désactiver l’intelligence artificielle tout autant que de passer en mode Pro. N’oubliez donc pas que l’IA est une arme à double tranchant.

Vidéo

Pour ce qui est de la vidéo, l’une des premières nouveautés mises en avant par Huawei sur ce P20 Pro est la possibilité de filmer en ralenti à 960 fps. Là où Samsung tentait d’offrir un carré où l’action est analysée par le téléphone, le smartphone du constructeur chinois capture de lui-même la vidéo… et applique le ralenti comme il l’entend, selon l’action qu’il détecte, avant de revenir à un taux d’images par seconde classique.

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Qu’on se le dise : si la détection fonctionne relativement correctement, bien qu’elle soit perfectible, nous trouvons toujours l’intérêt des ralentis à 960 fps très limité à la rédaction. Sur le P20 Pro, je préfère de loin les ralentis à 240 et 360 fps, qui ne coupent pas le son et sont également modifiables comme on l’entend post-capture.

Pour le reste, le Huawei P20 Pro est capable de filmer en définition 4K à 30 fps. La qualité de la vidéo est plus que décente et on remarque surtout à quel point la bonne balance de couleurs déjà remarquée en photo est ici conservée. Malgré tout, on conseillera bien sûr de rester en 1080p où le 60 fps est de la partie.

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La stabilisation AIS n’est toutefois disponible qu’en 1080p à 30 fps ou en dessous. Celle-ci fait très bien son travail dans nos tests, même si elle écope des mêmes défauts que la plupart des appareils la proposant avec une image dont le mouvement traîne un peu de la patte. C’est là plus une question de préférence de rendu : je préfère personnellement les tressautements à la compensation logicielle.

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Son

Partie son, on notera en premier lieu que le Huawei P20 Pro ne dispose pas de port jack. C’est là une petite déception puisque les P10 la conservait, mais un choix pour autant prévisible puisque le Huawei Mate 10 Pro avait fait l’impasse dessus.

Malgré tout, le Huawei P20 Pro intègre de quoi faire plaisir aux amateurs d’audio. Pour les casques et enceintes Bluetooth, il est compatible avec les normes aptX, aptX HD et LDAC : de quoi avoir la meilleure qualité possible pour n’importe quel casque ; j’en ai en tout cas bien profité avec mon Sony MDR-1000X. Pour l’expérience audio générale, il intègre également la technologie Dolby Atmos qui permet de reproduire un son surround.

Pour offrir une bonne expérience audio à même son téléphone, Huawei propose ici une configuration avec haut-parleurs stéréo. Comme c’est désormais la mode, le haut-parleur d’écoute se transforme en haut-parleur frontal lorsque le téléphone est en mode paysage, quand deux grilles se chargent de diffuser le son en bas du téléphone.

Le son est très clair et l’expérience satisfaisante : de par le fait que deux grilles se chargent d’envoyer le son en bas, il est difficile de véritablement boucher cette sortie lorsque l’on prend le téléphone en main. Pour le reste, le haut-parleur d’écoute est loin de remplacer un vrai haut-parleur dédié, mais son soutien n’est pas désagréable.

Petite déception tout de même : le Huawei P20 Pro n’intègre que le Bluetooth 4.2. Il n’est donc pas possible de connecter deux enceintes et/ou casques en même temps pour diffuser la même source. Le Huawei P20 Pro est l’un des rares haut de gamme à ne pas en disposer, bien que cela soit relativement accessoire.

Réseau et communications

Pour ce qui est des réseaux, sachez que le Huawei P20 Pro et son Kirin 970 est compatible avec toutes les bandes françaises et européennes, à savoir les fréquences 2100 MHz (B1), 800 MHz (B20), 1800 MHz (B3), 2600 MHz (B7)et 700 MHz (B28). Notons que son modem est d’ailleurs compatible avec la LTE Cat. 18 capable de fournir un débit jusqu’à 1,2 Gbps, mais ce trait est difficilement testable en conditions réelles.

Ce qu’on peut en dire, c’est que le Huawei P20 Pro n’a jamais posé aucun souci pour capter un réseau et l’utiliser à fond sur mon trajet habituel où les zones les plus difficiles me sont bien connues. Plus encore, le téléphone accroche le réseau très rapidement, et la qualité en appel est excellente.

À l’utilisation, c’est surtout la rapidité et la précision de son GPS qui m’aura plu. Si tous les smartphones haut de gamme ont aujourd’hui des puces de géolocalisation excellentes, la boussole peut souvent poser souci et demander une petite recalibration. Ici, j’ai toujours pu compter sur le Huawei P20 Pro à la minute où je sortais du métro pour m’indiquer la marche à suivre avec précision ; ce n’est pas constamment le cas, même sur le haut de gamme.

Autonomie

Afin de s’assurer une bonne autonomie, le Huawei P20 Pro s’équipe d’une large batterie de 4000 mAh. Il s’agit-là d’un nombre conséquent, particulièrement dans un monde post-Galaxy Note 7 où les constructeurs sont devenus frileux sur la course au mAh. À titre de comparaison, le Huawei P10 Plus disposait lui d’une batterie de 3750 mAh. Nous sommes donc plutôt sur la même configuration que le Huawei Mate 10 Pro, équipé d’une batterie de même taille.

Notre test automatisé habituel rencontrant des difficultés sur l’interface EMUI, je me contenterai de vous parler de mon ressenti personnel sur la batterie du Huawei P20 Pro. Je l’ai repris, totalement chargé, hier matin à 9 heures. Il a atteint les 15 % d’autonomie restantes à 14h30 le lendemain.

Durant ce temps, j’ai consulté Twitter sur chacun de mes trajets de métro et durant mon après-midi de travail, passé 2 appels de 20 et 10 minutes chacun, parlé toute la journée sur Messenger, utilisé Maps pour trouver mon itinéraire vers un bar qui m’était inconnu, rejoint une amie avec qui j’ai pris quelques selfies et photos de notre soirée (pour le bien du test bien sûr), suis rentré et ai posé mon téléphone sur ma table de chevet sans le brancher, me suis fait réveiller par ce même téléphone, suis parti au boulot en consultant Twitter, ai fait une partie de PUBG Mobile puis une petite partie de Lineage 2 Revolution sur ma pause dej, et ai enfin branché le Huawei P20 Pro qui me le réclamait.

S’il ne s’agit pas là d’une journée type, je ne sais pas ce qu’il vous faut. Malgré tout, le Screen On Time de cette expérience s’élevait à seulement 3 heures 10 minutes d’utilisation, montrant que c’est dans le logiciel plus que la taille de la batterie que le P20 Pro tire son épingle du jeu.

Comme toujours, EMUI intègre de quoi optimiser au maximum la durée de vie son téléphone en donnant la possibilité de réduire les performances de son SoC ou la définition d’affichage. Par contre, le mode automatique de réglage de la luminosité du Huawei P20 Pro n’est pas forcément très performant : mieux vaudra s’en occuper manuellement, puisqu’il tend à laisser l’écran toujours très lumineux, consommant plus de batterie.

Le Huawei P20 Pro est par ailleurs compatible avec la Supercharge du constructeur, qui fournit un chargeur compatible avec le téléphone. Dans nos tests, on a pu constater le téléphone passer de 27 à 72 % de batterie en 30 minutes seulement. Et ce sans vraiment chauffer ! C’est là une belle performance qui se rapproche de l’excellente Dash Charge de OnePlus.

Galerie photo

Prix et date de sortie

Le Huawei P20 Pro sera disponible dès le 5 avril. Il est vendu au prix conseillé de 899 euros et est disponible en France en 3 coloris : noir, bleu et twilight (dégradé bleu/mauve).

Test Huawei P20 Pro Le verdict

design
8
Le Huawei P20 Pro ressemble à s'y méprendre à un iPhone X en légèrement plus grand. À vous de juger s'il s'agit d'une force ou d'une faiblesse, mais on pourra au moins dire qu'il ne s'étouffe pas dans son originalité. Reste qu'il est très bien fini, avec des matériaux de grande qualité, et que les reflets de son dos sont plaisants. C'est un téléphone agréable à regarder tout autant qu'à prendre en main.
écran
9
La dalle du Huawei P20 Pro est très bien équilibrée et sait attirer le regard au quotidien. Sa grande luminosité et la possibilité de la régler très précisément font sa grande force. Quand bien même l'écran est coupé par l'encoche, celle-ci ne vient jamais couper le moindre contenu et se fait vite oublier grâce aux noirs profonds de l'OLED : mission réussie.
logiciel
8
Le Huawei P20 Pro profite d'entrée de jeu d'Android 8.1 Oreo et du dernier patch de sécurité disponible. Un suivi parfait qui est hélas entaché par EMUI 8.1, une interface qui se fait vieillissante et qui mériterait d'être revue pour coller aux attentes modernes des utilisateurs. Reste que celle-ci offre beaucoup de personnalisations et de réglages précis, et se veut facile à utiliser.
performances
9
Le Kirin 970 et ses 6 Go de RAM font toujours le taff en ce début d'année 2018 et proposent toujours une expérience très fluide. On notera particulièrement son NPU intégré qui s'exprime merveilleusement bien sur l'interface photo, permettant à l'appareil d'être dynamique. C'est là sa principale particularité qui fait toujours son charme. Reste que le Snapdragon 845 le dépasse, particulièrement en jeu.
caméra
10
Le Huawei P20 Pro fait des merveilles, tout simplement. Difficile de le prendre à défaut tant il est aussi rapide que facile à utiliser au quotidien, le tout pour un résultat qui se place une tête au dessus de la moindre concurrence en ce début d'année 2018. Il est désormais la base sur laquelle tous les autres devront être comparés, particulièrement grâce à ses performances exceptionnelles en pleine nuit. Chapeau bas.
autonomie
9
Avec sa grande batterie de 4000 mAh, le Huawei P20 Pro arrive sans le moindre problème à tenir une journée et demi avec une utilisation classique et beaucoup de photo. Il faudra bien sûr compter sur une journée en utilisant des jeux en 3D, mais sa recharge rapide très efficace couplée à de nombreux réglages logiciels pour optimiser l'autonomie en font un champion d'autonomie.
Note finale du test 9/10
Le Huawei P20 Pro joue un jeu terrifiant : celui des chiffres. En voyant un triple capteur photo dont un de 40 mégapixels, un ralenti 960 fps, un zoom x5 sans perte, une large batterie de 4000 mAh, un grand écran 6 pouces... le réflexe est naturellement de se dire qu'il cache quelque chose.

Le fait est que pour la première fois, ce jeu des chiffres n'est pas abusé : le Huawei P20 Pro remplit bien les promesses qu'il met en avant. Son triple capteur photo offre des performances encore jamais vues sur smartphone, qui font de lui l'absolu maître en la matière sur le marché désormais. Sa grande batterie lui offre effectivement une autonomie confortable et son grand écran est bien calibré et très agréable à l'oeil.

Au final, le plus grand point faible de ce smartphone est de fortement ressembler à l'iPhone X, un trait polarisant sur l'écosystème Android. Si vous vous en fichez, alors il répondra à vos attentes avec une qualité de finition excellente. Si cela vous agace, prenez en considération les efforts qu'aura fait le constructeur pour cacher l'encoche à l'utilisation et faire en sorte de faire de vous le véritable maître de l'expérience logiciel.

Une chose est sûre : face à ses capteurs, il y aura un avant et un après. S'il s'agit du point le plus important sur mobile pour vous, il n'y a pas photo : c'est le Huawei P20 Pro qu'il vous faut.
  • Points positifs
    • Triple capteur photo exceptionnel
    • Design très bien fini et agréable en main
    • Une encoche qui se cache
    • Excellente dalle OLED
    • Autonomie d'une journée et demi sans forcer
  • Points négatifs
    • Pas franchement original
    • EMUI vieillissant