Qualcomm a développé une solution C-V2X visant à améliorer la sécurité des véhicules, principalement ceux qui seront autonomes demain.

V2X : derrière ces deux lettres et ce chiffre se cache le sigle vehicule-to-everything. En somme ce qui lie un véhicule à son environnement. Le everything sous-entend que tout est pris en compte, des infrastructures aux piétons en passant par les appareils connectés. De son côté, le C-V2X est une technologie de communication cellulaire dont le but in fine est bien évidemment d’améliorer la sécurité, principalement celle des voitures autonomes, qui font toujours débat. Sur ce marché émergent et d’avenir, Qualcomm, qui équipe peut-être votre smartphone, entend devenir un pionnier en aidant les constructeurs.

Les géants Audi, Ford et PSA (Peugeot et Citroën) ou encore des organisations comme le SAIC (Shanghai Automotive Industry Corporation) se sont déjà rangés derrière la solution proposée par Qualcomm, prenant la forme d’un chipset intégré dans une plateforme répondant aux besoins des constructeurs. Le leitmotiv de l’équipementier est le suivant : avec le C16 C-V2X, il « renouvelle son engagement constant au service du transport automobile sûr et connecté ».

En plus des dispositifs de sécurité déjà intégrés dans les véhicules d’aujourd’hui (capteurs, radars et détecteurs), le C16 C-V2X vise à améliorer davantage la communication avec une fiabilité et une portée accrues. Ce n’est donc pas un substitut mais bel et bien un gros plus, avec des données transitant via les réseaux 4G et 5G sans abonnement ni carte SIM.

« Le chipset 9150 C-V2X attendu de Qualcomm Technologies constitue une étape importante pour préparer le terrain pour la 5G et pour une conduite autonome plus sûre. Comme C-V2X agit comme un ingrédient essentiel dans la sécurité améliorée des véhicules de nouvelle génération, le chipset 9150 C-V2X de Qualcomm va certainement aider à accélérer l’adoption et le déploiement des technologies C-V2X » a déclaré le Dr Thomas Müller, responsable Electrics/Electronics chez Audi.

Pensés pour la conduite autonome, les premiers chipsets pourront néanmoins prendre place dans les voitures du deuxième semestre de l’année 2018.