Alors que l’entrée en bourse de Xiaomi semble se concrétiser, l’entreprise est évaluée à 100 milliards de dollars. Cela prouve que la marque a su se créer un nom dans le marché des smartphones sans même avoir besoin de précipiter son expansion en Occident.

Xiaomi serait en train de préparer son introduction en bourse. Cela, on le savait déjà. Ce que l’on ignorait toutefois, c’est que la valorisation de l’entreprise chinoise pourrait s’élever à 100 milliards de dollars. Un montant record alors qu’en septembre, on évoquait une valeur de 69 milliards de dollars.

D’après une source proche du dossier citée par Bloomberg, Xiaomi aurait déjà décidé quelles banques l’accompagneraient dans son introduction en bourse : Goldman Sachs, Morgan Stanley, Crédit Suisse et Deutsche Bank. Cette opération devrait permettre au trublion chinois de renforcer sa présence à travers le monde entier, notamment en Occident, après une belle année 2017 où les ventes atteignaient déjà les 15 milliards de dollars à la fin du mois d’octobre.

Pas besoin de l’Occident

Mais justement, ce que l’on retient principalement, c’est que Xiaomi n’a pas eu besoin des gros marchés européens ou américains pour devenir un acteur important du marché des smartphones. Certes, on est encore loin des géants Samsung, Apple ou Huawei, mais en capitalisant essentiellement sur la Chine, l’Inde et la Russie, Xiaomi a réussi à se forger une forte notoriété, même dans les pays où la marque n’est pas officiellement présente.

Cela s’explique par sa capacité à créer des smartphones plus que corrects à des tarifs très abordables, comme le récent Mi A1, mais c’est aussi grâce à ses flagships qui savent marquer les esprits tels que le Mi Mix 2 et son design borderless, ou le futur Mi 7 qui aura droit à un Snapdragon 845.

Lentement, mais sûrement

Ce n’est que très récemment que Xiaomi est allé s’installer en Espagne et que la marque semble envisager une arrivée prochaine en France. Et si on peut reprocher à la marque d’avoir pris énormément de temps avant de s’expatrier sur de nouvelles terres, on peut être presque sûr qu’elle ne reproduira pas le même schéma désastreux que LeEco qui a voulu grandir beaucoup trop vite.

Autrement dit, Xiaomi semble prendre un maximum de précaution pour croître lentement, certes, mais sûrement. Et maintenant qu’elle maîtrise bien ses premiers marchés, la firme peut sereinement aller de l’avant.