
Asus, Eero, TP-Link, Synology… De nombreux constructeurs de routeurs Wi-Fi voient leurs produits interdits d’entrée sur le marché américain. La FCC, le régulateur américain des télécoms, a dénoncé lundi 23 mars 2026 « le risque grave en matière de cybersécurité qui pourrait être exploité pour perturber immédiatement et sévèrement les infrastructures critiques des États-Unis » rapporte l’agence Reuters.
Un bannissement qui ne manque pas de rappeler l’embargo des États-Unis imposé à Huawei en 2019. À l’époque, les services de renseignements américains soupçonnaient les infrastructures de télécommunications du géant chinois de servir de « grandes oreilles » au pouvoir chinois.


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Une décision qui touche aussi des marques américaines
Cette décision de la FCC est évidemment une attaque frontale contre la Chine et marque une nouvelle étape dans la guerre commerciale que se livrent les deux superpuissances. Le régulateur américain accuse les routeurs Wi-Fi en question d’avoir servi dans plusieurs cyberattaques dont l’une a touché des opérateurs télécoms. En tout, 60 % des routeurs commercialisés aux États-Unis seraient concernés par ce bannissement.
L’interdiction ne sera cependant pas immédiate, notamment pour donner le temps aux constructeurs américains de revoir les chaînes de production. Elle ne touchera pas non plus les foyers qui utilisent déjà un routeur Wi-Fi étranger, pour le moment.
Ce ne sont pas seulement les routeurs étrangers qui sont impactés, mais aussi les routeurs américains conçus avec des composants étrangers. Par exemple, Netgear qui est une entreprise américaine avec des chaînes d’assemblage au Vietnam, en Thaïlande, en Indonésie et à Taïwan pourrait voir ses routeurs Orbi interdits à la vente dans son propre pays. Même les gammes Eero d’Amazon et Nest de Google sont concernées.
Parmi les constructeurs immédiatement concernés, on compte Asus (Taïwan), D-Link (Taïwan), Linksys (filiale d’une multinationale taïwanaise), Razer (Singapour), Synology (Taïwan). Il y a également le chinois TP-Link accusé par l’État du Texas de siphonner les données d’utilisateurs américains nous rappelle Reuters. Quoi qu’il en soit, il y a un grand gagnant dans cette histoire : Starlink. La filiale de SpaceX n’est pas touchée par l’interdiction, ses chaînes de montage se situant au Texas. En revanche, la plupart des composants utilisés viennent tout droit du Vietnam.
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